VERTU
Al) ! je lé reconnais sans peine ; Cest le héros qui calme l'univers.
IjJl FOikTIÏlIf.
Loi seul p<$ui: tous pon^jiit vaiBci:^ ma haine : «
Il vous révère , et je le sers.
Je Taime constamment , moi qui suis si légère r Piirtout, suivant ses vijeux^ avec ardeur je cours. Tous paraissez toujours sévère , £t vQus 4tes toujours $çs plus chères amours.
Mes biens brillent ipoins que les vôtres ; Vous trouvez tant d^ cœurs qui n*adorent.que vousî Vous les encliantez presque tous.
LA FORTUKE.
Vous régnez sur vCa cœur qui vaut seul ton» les autres^
I04 PBOLpGUE.
Ah ! s^il m*eût voulu suivre , il eût tout snrmonté ;, Tout trembiait , tout cédait à l'ardeur qui l'anime :
Cest vous , Vertu trop magnanime ,
C'est vous qui l'avez arrêté.
LA VKETU.
Son grand cœur s'est mieux fait connaître ; Il a fait sur lui-même un effort généreux.
Il vent rendre le monde heureux ; Il préfère , au bonheur d'en devenir le mattre , Là gloire de montrer qu'il mérite de l'être.
(Ensemble. )
Sans cesse combattons à qui servira mieux Ce héros glorieux.
Dans le prologue de Phaëion , c'est le retour de rage d*or.