LA SAGESSE
Tout doit céder dans l'univers A l'auguste héros que j'aime.' ^
A est maître absolu deiceut peuples divers ^ Et plus maître en cor de lui-même.
(Là même et sa suite. ) Chantons la douceur de ses lois.
LA GiuOtKTL et sa Suite.
Chantons ses glorieux exploits.
(Ensemble.)
D'une égale tendresse Nous afanons le même vainqueur.
io6 FBOLOCtrr..
LA 9AGESSC-
Fière Çàq^re ,, c'ef t ypus.. . . ^
LA GLOI&E.
Cest vous f douce Sagesse^ ( Ensemble. )
Cest TOUS qui partagez avec inoi son grand ç'œur.
Qu*un vain désir de préférence
H'akère point Tîntelligence Que ce héros entre nous veut former ; Disputons seulement à qui sait mieux Faimer.
Dans le prologue ifJmaêis , ^e plii$ ingénieux de tous, l'éloge de Louis %vf $eq^blait plus difficile à amener ; et le poète l'y a foît entrer d'une façon plus adroite encore et plus naturelle que dans tous les autres. C'est le ré- Teil d'Urgande et dfe sa suite après un long enchantement :
UIIGAI7DE.
IiOrsqu*Amadft périt , nne douleur profonde
lïous fit retirer d&us ces lieux :
Un charme assoupissant devait fermer nos yeux , Jusqu'aux temps fortunés que le destin du mond^ *' Dépendrait d*du héros encoip plus glorieuiL.
. Ce.héros triompliaot tdut ^lio-tcwt soit traiM|aiUè. ; £n vain &iU& enyieux ^'anneat ^e toutes fkaçb : ^ D'un mot, d'un seul 4e se^ regards ,
Il saiC rendre à sou gré leur fureur inutile. '
(Ensemble.) ■■ -,
Cest à lui d'enseigner Aux maîtres' de la terre Le granot art de la guerre ; C'est à lui d'enàéîgner iè grand art de régner.
J'ai recu^Ui ces traits parce (]u1Is'sont mis «n oubli , que ce$ prologues u'ont phis lieu , et que personne ne s'avise guère de les lire , persuadé , comme oh Test, qu'ils rie sont pleins que de fades louanges et de petits airs doucereux. On y peut \oir que de tous les flatteurs de Louis xiv, Quinault a été le moins coupable, puisqu'en le louant à l'excès du côté delà gloire '^s arnres , il n'a ceisé dé' mettre aùrdesstis de tette gloire même la maghaAiïhité , là dé*tiïene^ , la jttsiice et Vàiûàxjté de la paix, et que , les lui attribuer conteé ses vertus favorites ; c'était du moins les lui recommander.
Depuis qif on a inventé ropéra-baïlet, c'està-dire un sjnectacle composé d'sicfes' détachée
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quant à Faction, mais réunis sous une idée collective^ comme les sens , les élémens y le prologue leur a servi de frontispice commun : c'est ainsi que le débrouillement du chaos fait le prologue du ballet dès élémens ; et le début de ce prologue est digne d'être cité pour mo~ dèle à côté de ceux de Quinàult.
Les temps sont arrivés , cessez , triste chaos. Paraissez /él^ens. Dieux, allez leur prescrire
Le jDouvement et le repos.
Tenez-les enfermés chacun dans son empire.
Coulez , ondes , coulez. Volez , rapides feux. Voile azuré des airs, embrassez la nature.
Terre, enfante des fruits, couvre-toi de verdure.
Ntbsez , mortels , pour obéir aux dieux.