‹ Elémens de littérature (volume 2)Chapitre 16 sur 37 · LA SAGESSE · texte numérisé non relu

LA SAGESSE

Tout doit céder dans l'univers A l'auguste héros que j'aime.' ^

A est maître absolu deiceut peuples divers ^ Et plus maître en cor de lui-même.

(Là même et sa suite. ) Chantons la douceur de ses lois.

LA GiuOtKTL et sa Suite.

Chantons ses glorieux exploits.

(Ensemble.)

D'une égale tendresse Nous afanons le même vainqueur.

io6 FBOLOCtrr..

LA 9AGESSC-

Fière Çàq^re ,, c'ef t ypus.. . . ^

LA GLOI&E.

Cest vous f douce Sagesse^ ( Ensemble. )

Cest TOUS qui partagez avec inoi son grand ç'œur.

Qu*un vain désir de préférence

H'akère point Tîntelligence Que ce héros entre nous veut former ; Disputons seulement à qui sait mieux Faimer.

Dans le prologue ifJmaêis , ^e plii$ ingénieux de tous, l'éloge de Louis %vf $eq^blait plus difficile à amener ; et le poète l'y a foît entrer d'une façon plus adroite encore et plus naturelle que dans tous les autres. C'est le ré- Teil d'Urgande et dfe sa suite après un long enchantement :

UIIGAI7DE.

IiOrsqu*Amadft périt , nne douleur profonde

lïous fit retirer d&us ces lieux :

Un charme assoupissant devait fermer nos yeux , Jusqu'aux temps fortunés que le destin du mond^ *' Dépendrait d*du héros encoip plus glorieuiL.

. Ce.héros triompliaot tdut ^lio-tcwt soit traiM|aiUè. ; £n vain &iU& enyieux ^'anneat ^e toutes fkaçb : ^ D'un mot, d'un seul 4e se^ regards ,

Il saiC rendre à sou gré leur fureur inutile. '

(Ensemble.) ■■ -,

Cest à lui d'enseigner Aux maîtres' de la terre Le granot art de la guerre ; C'est à lui d'enàéîgner iè grand art de régner.

J'ai recu^Ui ces traits parce (]u1Is'sont mis «n oubli , que ce$ prologues u'ont phis lieu , et que personne ne s'avise guère de les lire , persuadé , comme oh Test, qu'ils rie sont pleins que de fades louanges et de petits airs doucereux. On y peut \oir que de tous les flatteurs de Louis xiv, Quinault a été le moins coupable, puisqu'en le louant à l'excès du côté delà gloire '^s arnres , il n'a ceisé dé' mettre aùrdesstis de tette gloire même la maghaAiïhité , là dé*tiïene^ , la jttsiice et Vàiûàxjté de la paix, et que , les lui attribuer conteé ses vertus favorites ; c'était du moins les lui recommander.

Depuis qif on a inventé ropéra-baïlet, c'està-dire un sjnectacle composé d'sicfes' détachée

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quant à Faction, mais réunis sous une idée collective^ comme les sens , les élémens y le prologue leur a servi de frontispice commun : c'est ainsi que le débrouillement du chaos fait le prologue du ballet dès élémens ; et le début de ce prologue est digne d'être cité pour mo~ dèle à côté de ceux de Quinàult.

Les temps sont arrivés , cessez , triste chaos. Paraissez /él^ens. Dieux, allez leur prescrire

Le jDouvement et le repos.

Tenez-les enfermés chacun dans son empire.

Coulez , ondes , coulez. Volez , rapides feux. Voile azuré des airs, embrassez la nature.

Terre, enfante des fruits, couvre-toi de verdure.

Ntbsez , mortels , pour obéir aux dieux.

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