‹ Elémens de littérature (volume 2)Chapitre 34 sur 37 · SYMBOLE · texte numérisé non relu

SYMBOLE

Si.oif £ OU marque distinctive d'une personne ou d'une chose.

On a vu dans Varticle emblème que cette TOMz vri. a8

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espèce de« métaphore demande une ressemblance entre l'objet sensible et la pensée qnlfe cxpiime. Il n'en est pas de même du symbole:

£eiai-ci ne suppose qn'nne liaison d'idées établie par l'habitude. Ainsi , entre le caractère de Faigle ou du iion , et le caractère d'nile âme élevée ou d'une âme forte et courageuse , il y a réellement de l'analogie et de la ressem- Uance ; c'est un emblème : au Heu qu'entre les signes du Zodiaque et les saisons de l'année , il n'y a qu'un rapport de coexistence et d'affinité ; et ce ne sont que des symboles.

Entre les deux idées dn symbole, c*est-àdiire entre celle du signe et celle de la chose , le rapport est réel , lorsque , dans la réalité , les objets mêmes se correspondent ; le rapport est fictif ou conventionnel , lorsque la liaison des idées est l'ouvrage de l'opinion du de l'imagination : c'est ainsi que le caducée est le symbole de l'éloquence . Comme il est rare qve la liaison des deux idées soit assez étroite et assez exclusive pour ne laisser aucune équivoque sur leur rapport , l'intelligence du symbole a toujours besoin d*un peu d'aide , et sa signification est un mystère auquel il fwit être initié : par exemple , quoique

le prînteiiK|>s commence souple signe dn "bé- 'lier , quoique le soc soit le principal instrument de Tagriculture , rimage du béiier et celle de la ckarrue n'éveilleraient dans l^me que l'idée de leur objet , si Ton. n'était pas convenu d'y attacher les idées du printemps et du labourage. « ' ..

On doit voir à présent quelle est la diiïîéi^ence du symbole et de l'emblème , et comment la même figure peut être l'une et FaHb'a sous dilférens j^pports. Ainsi l'image du lion sert d'emblème pour exprimer le caracl^e d'un béros, et de symbole pour désigner un des mois de l'année : ainsi , le gouvernail est tantôt employé comme sjrm-r kole, pour réveiller l'idée de la navigation; et tantôt comme emblème^ pour exprimer allégoriquement l'administration d'un état.

Le symbole diffère de l'emblème , comtne ridée parttculièire diffère de l'idée générale : en sorte que , pour restreindre > la signification de l'én^blème on y ajoute le symbole.

Némésis est la conscience personnifiée : qu'on lui mette en main une balance , c'est la Justice distributive ; qu'on lui donne une bride et un glaive pour attributs , c'est la Justice

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