PROLOGUE
tel de Bourgogne pour ouïr et voir^ asâis ou
debout Si vous avez envie <îe vous powr-
inêner, il y tant de lieux pour ce faire J
Tous répondrez peul-êlre que le jeii. ne vou* plaît pas ; c*est là où je vous attendais* Pourquoi y veneè-vous donc ? Que n'attendiezvous jusqu'amen , pour en dire votï«e rati^ée ? Ma foi > si touâ les ânes mangeaient du cbaràem. j je ne voudrais pas fournir la compagnie pour cent écus. »
Dansi le poëme didactit}ue ef dans le, peëme en réoit ^ s'eât tAtro^Mt «ossi rii$age de cette espèce de prologue. Lucide en a orné le frontbpice de tous ses livres ; TArioste en a égayé ses ehantd ; La Fontaine a j^l^t trèdsouvent de "péûtÈ prologues à ses contes : daiis les poèmes badins tien n'a plus de grâce ; dans le didacffique noble rien n'a pteis de majesté* Maàs je né eroi^ pas que le poëme épi^u^ aérieux admette un pareil ornemeRt ; rûitérét qui doit y régner attache trop à Faction pour sdulfirir des* digreasibn^. M Homèce^ ni Ytr-^ gHe, ni le Tàsse^ ni Voltaire dans la ^<f>t^ riiuie , ne se sont permis les proibgties^^ Milton , lui seul , a la tête d'un de ses chants , "au sortir des enfers, s'estHvré à un mouvement très- «aturel, en saluant la lumière et éa par-
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lant du malheur qu'il avait d'être privé de ses rayons.
Le prologue en forme de drame était connu de nos anciens farceurs. Le théâtre comique moderne en a quelques exemples^ dont le plus ingénieux est , sans 'contredit , le prolague de VAmphitrion de Molière.
Mais l'opéra français s'en est fait comme un vestibule éclatant; et Quinault, dans c^e partie est un modèle inimitable. Je ne parle point des petites chansonnettes qu'il a été obligé d'y mêler pour animer la danse , et qui sont les seuls traits qu'on, en a retenus; je parle des idées vraiment poétiques et quelquefois sublimes qu'il y a prodiguées , et dont personne ne se spuvient. Obligé dé louer Louis xiv^ il a ennobli l'adulation par la manière grande et magnifique dont il a fiatté le héros, ou plutôt l'idole du siècle. Tantôt , dans ses pmlogues , la louange est directe , tantôt elle est allégorique. Elle est allégorique dans \e prologue de Cadmus : c'est l'Envie qui , pour obscurcir Téclat du Soleil , suscite le serpent Python.
C'est trop Toir le Soleil briller dans $a carrière ; Les rayons qu'il lance en tous lieux