Tome rv
Epitàphe. Inscription sur la tombe des morte. Cest communément uri trait de louange ou dé mbrafe, ou de l'un et de l'autre. Tom. iv. 63
Bouquet. Petite' pièce de vers adressée k ùîie personne le jour de sa fête. Ija délicatesse ou la gaîté en est le caractère. Là fadeur en ai le défaut. Tom. 11. " 79
Bailade. Petit poème : régulier composé dé trois couplets et d*un envoi. Elle a passé de mode , ainsi que le rondeau , le virelai, le sonnet, etc., et c'est dommage. Tônvrv • 345
, Ehoquenge* La faculté d'agir sur les esprits et sur les âmes par le moyen delà parole. Sur les esprits', c'est le talent d'instruire ;. snr les âmes, c'est- le talent d'intéresser et d'émouvoir : pour Fun et l'autre , résistance 'à vaincre; De là ses .régies 1 pour l'emploi de ses forces et l'usage de ses' moyens. Tom. nr. . " *8o
Mhétorique. Théorie . de l'art de persuader, dont l'éloquence -est la pratique. L'éloquence s'en-
seigne-t-elle? et par quelle .méthode se doit-elle enseigner ? Tom. vu. 164
Déclamation rhétorique. Ce mot exprime une fausse éloquence : chez les Grecs c'était l'art des sophistes. A Rome , JU 4éclamatie/i était l'apprenr tissage des orateurs. Elle avait son utilité. Parmi nous cette éloquence oiseuse s'est introduite jusque dans la poésie. Tom. in. 1
Déclamation aratoire. On appelle ainsi l'action de 1'oratfeur et son expression dans les traits du V visage, dans le geste et dans la voix. T. H.
Dclibératif. L'un des trois genres d'éloquence que les rhéteurs ont distingués , celui où il
. s'agit de faire prendre à un peuple une résolution pu de le détourner de celle qu'il a prise* Tom. ni. \ 67
Démonstratif. Genre d'éloquence qui a pour objet ]p louange ou le blâme. Tom. m. . 9*
Judiciaire. Genre d'éloquence où le juste et Fin* juste sont discutés contradictoirement devant un tribunal qui doit en décider. Tain. v. r8 1
Jjarreau. Quel est le genre <le l'éloquence qui lui convient. Lui est il permis d'être pathétique ? Lui est-il permis d'employer toute espèce de moyens? Tom. n. v 1
Chaire. Eloquence de la chaire. Eloquence morale. La religion lui a élevé , non pas une tribune , mais un trône. Idée an ministère qu'elle y çxerce, Son objet, ses moyens , ses divers x^
ractères. Tom. n. * x 7
Oraison funèbre. Ce quelle fut chez les anciens , ,ce qu'elle est parmi nous , ce qu'elle devrait être. Tom. vr. x 20
Harangue. Les meilleures sont celles que le cœur a dictées, C'est à lui seul qu'il est réservé d'être éloquent en peu de mots. Tonûrv. »&*
Orateur. Pour s'en former une idée complète; il faut considérer ses mœurs , ses talens , ses lumières. Tom. vi. i3i
Question. Objet de doute , sujet de la discussion , de la contestation oratoire. Etat de la question générale ou particulière. Tom. vu. 120
Invention oratoire, Les rhéteurs en ont fait le grand objet de leurs leçons ; et dans ce qu'ils ont appelé loca , ils ont indiqué tous les moyens communs de l'éloquence. Mais sa source la plus féconde , c'est le sujet mé^he , la cause , la question-qu'elle doit agiter/ Tom. v. i53
Division. Si dans son sujet l'orateur est obligé d'en chercher une , c'est un signe infaillible qu'il
j n'en a pas besoin. Tom. ni. 1*90
Aarrati<w oratoire. Trois qualités lui sont essentielles , la brièveté, la clarté et la vraisemblance. Tom. v. 357
simplification. Manière de s'exprimer qui agrandit les objets ou qui les diminue. Amplifier, ce n'est pas donner aux choses une grandeur fictive , mais toute leur grandeur réelle , et dans ce sens-là c'est un des grands moyens de la poésie
«t de l'éloquence. Travail qui passe les forces d'un écolier. Tom. i. , ' a3a
Chrie. Sorte d'amplification' que Ton donne à composer dans les collèges. C'est le chef-d'œuvre de la pédanterie. Tom. u. *o6
Exorde. Se rendre l'auditenr favorable , attentif, docile, est spécialement l'office de VeXordc. Tom. nr. , - l36
Preuve. Dans un discours qui tend à persuader ou à dissuader l'auditeur, la -preuve est 1 emploi des moyens propres à opérer l'effet qu'on se . propose. Tom/ vu.. 66
Péroraison. ^Lorsqu'il s'agit d'intéresser et d'émou* voir, .la péroraison est une partie essentielle du . discours : c'est là *fne se' déploient les grands ressorts de l'éloquence. Tarn. vi. a*9
Insinuation. Tour d'éloquence pour amener l'auditeur insensiblement à son but* Tom. v. iaa Définition. C'est un champ vaste pour l'éloquence. Ce que c'est que définir en orateur. Tom. m. 53
description oratoire. Elle ne se borne pas à caractériser son objet; elle en présente le tableau dans ses détails les plus intéressais , avec les. couleurs les plus vives. Tom. irf. i3o
Portrait. Différence du portrait oratoire et de l'historique: Tom. vu. 49
Pathétique. ( Comme ci-devant. ) Tom. vi. 187 Mouvemens du style. ( Comme ci -devant. ) Tom. v. 3o6^
$2 . TÀBL» "
Hisroi&jp. J§a -naissance,, ses progrès , son objet, «es divers caractères , les vices- qu'elle a contractés , les divers styles donc elle est susceptible. Tq». v, ■ i
Mémoires. Peu de gefcso&t droit de faire un livre de X&irsiTnémeixàs. Différence de ce genre d"éprixe .avec celui de l'histoire. Exemples bons et îpauvais dans ce genre. Tom. v. 331
Pirecc, Qn «ppeAeiânsi le langage que l'historien
fait tenir aux personnages- qu'il met en scène.
, Cette raaaiièireid^ànimer le récit a plus de vérité*
qu'on ne pense. Tom. in. * . 182
Harangue historique. Ou donne ee nohi an langage direct dont je viens de parler. Rien de plus fréquent dans ^histoire ancienne. Dans quel cas la hmrangué est préférable au résumé indirect, et, réciproquement. T. iv. 282
Pô/trie, Vhistiaitie îest, de tous les genres, celui auquel cette manière de rassembler les traits d'un, caractère et de. les dessiner avec précision est la plus familière. Mais l'excès en est vicieux. Quels portraits sont intéressans, quels iuutiles et importuns. Tom. vu. ' 40
Littérature. JSn qfloi fc UtUratwnt (diffère de . l'érudition. T- ▼., . ; \ *99
Goût, C'est ici la place à$V Essai sur le Coût, qui est en tête du premier volume* T. 1. 1
Critique, On .appelle ainsi ce genre d'étude à laquelle nous devons la restitution de la littéral
MÉTHODIQUE. Îi3
turè ancienne^ Plus familièrement on appelle critique un examen éclaira et un jugement équitablecfes 1 productions de 1 l'esprit! n'tfmaïn. Cri-
- tiqtte dans les sciences , critique à^ns les beaux-
- art* , critique dans les lettres /T. iu 28a EtKtrëiiiCém d'un ouvrage philosophique n'exige,
pour être fidèle , que dé ta netteté et de la jus-
• (esse d'esprit. Celui d'ttà 'du virage .d'agrément,
■ vflfil n'est que froidement etfâçt,' n'en donnera '
• <|u'uAe fausse idée. Office et devoir d'un journaliete.Tom.rt. - ' ^
AMciens. Résumé de la discuté 'sur Tes anciens et sur ïes 1 riH>derhes\ Torts réciproques des deux
- •paiifeî'Moyëna tte lés o^ftfilier: T. i.', \ 286 AHs'ltbértùix'. Il leuT a falhi; dés récompenses a,na-
• logùes à lèuï* gënîe et dignes de fencourager. '
• .Les uns s'adressent plus directement à l'àme,.,
- les 1 antres pluà particulièrement aux sens. T., 1. •••• ' ' < '• '."/'.' '. 3a
Itèglte: 'Èé^géhFè n'eri 1 doit pas èW esclave,, mais il ne doit pas'leff méprisera La plupart de celles qu'on adonnées aux lettrés et aux arts , sont x de bons conseils et de mauvais préceptes. T. vu/
École. Pépinière d'hommes que l'on cultive pour les besoins ou les agrémens de la société. De là tous les principes de l'institution, de la distribution , de la direction des écoles. T. m. a 22
Amateur. Ses deux caractères : goût sincère et bienfaisant dans l'un , Vanité importune et nui-.
sible dans l'autre. T. i. **4
imitation. Qu'est-ce qu'imiter un écrivain ? Estee le copier 'servilement ? Non ; c'ept apprendre de lui le secret de son art , se pénétrer de son génie, et faire comme il aurait fait. L'exemple est une sorte d'inspiration que tou^ homme n'est pas en état de recevoir. Le premier soin doit être, avant d'imiter , de choisir un digne modèle. Tom. v. \ zoo
Plagiat. Espèce de crime littéraire qu'on fiait aux gens de lettres ., lorsqu'ils emploient l'idée ou la pensée d'un autre* Ridicule de l'importance que l'on attache à ce larcin. Les grands écrivains , en pareil cas., ont pour eux non seulement le droit du plus fort , le droit de conquête , mais encore le droit naturel et l'intérêt public. T. vi. 749
Pastiche. Badina ge littéraire où l'on prend la manière dun écrivain .Les défauts, sont toujours aisés à contrefaire. C'est le .génie et le beau naturel qu'il n'est pas aisé d'imiter. T. vi. ï93