LES CHARBONS
' L aut<,ur P^ce Pans un appendice Jcs minéraux non classés , c’est à-dire dont la composition ou la ferme ne sont pas encore assez exac teinent connues pour être employées comme caractères spécifiques.
IIIe $ ordre i. Hoches tendres.
DIVISION.} ordre II. Roches dures.
Quant à la seconde série, qui comprend les roches hétéro- 8e nés , 1 auteur n y apporte aucun développement, par la raison que ce sujet est entièrement du domaine de la Géologie ; aussi n indique-t-il cette seconde partie de sa méthode que
pour comploter son tableau minéralogique et lui donner tout l’ensemble nécessaire.
’j/p L’arrangement systématique des minéraux proposé par M. Berzélius est développé avec beaucoup de détails dans son nouveau Système minéralogique, publié à Paris en 1819* Nous regrettons de ne pouvoir présenter au lecteur toutes les idées neuves et lumineuses que cet ouvrage renferme : mais nous allons cependant rapporter les considérations les plus importantes qui servent de bases à sa classification, qui est celle que nous adopterons dans notre ouvrage. Nous ne pourrons mieux faire que d’employer souvent le texte même de l’auteur, afin de ne rien ôter à ses pensées de leur force et de leur justesse. Nous avons déjà exposé, en définissant ce que l’on devait entendre par famille en Minéralogie, une partie des opinions de M. Berzélius sur la classification des genres et des familles : nous ne reviendrons donc pas sur cette matière , nous prions le lecteur de vouloir bien se reporter au sujet que nous lui indiquons.
« Les objets d’une classification minéralogique, dit M. Berzélius, se partagent naturellement en deux classes, dont l’une est formée de corps simples et de corps combinés d’après le principe de la composition inorganique, et l’autre de ceux qui sont combinés d’après le principe de la composition organique.
» La première de ces classes, je la sous-divise en familles, et chaque corps simple peut en donner une. Les familles sont, rangées dans un certain ordre, de manière qu’elles commencent par le corps simple le plus électro— négatif , l’oxigène : les corps se suivent après cela, à mesure qu’ils sont de plus en plus électro-positifs, et lasériese termine par le plus électro— positif de tous, le potassium. J’ai conclu aux propriétés électrochimiques des corps simples , parcelle de leur degré d’oxidation , (jui est douée des affinités les plus marquantes.
» Afin de donner des points d’appui à la mémoire, j’ai par-
ÉLÉMENTS
tagé les familles des corps combustibles en ordres, de la manière suivante : premier ordre, métalloïdes. Parce mot, j’entends les corps combustibles simples qui ne possèdent point les caractères principaux des métaux ; tels sont , par exemple , le soufre , le bore , le charbon. Second ordre, métaux électronégatifs , c’est-à-dire métaux dont les oxides tendent plutôt à jouer le rôle d’un acide que celui d’une base, dans leurs combinaisons avec d’autres corps oxides. Troisième ordre , métaux électro-positifs , dont les oxides forment de préférence des bases salifiables. J’ai partagé le dernier ordre en deux sous-divisions , dont la première contient les métaux dont les oxides se laissent réduire moyennant du charbon, par la méthode ordinaire , c’est-à-dire les métaux anciennement connus ; et la seconde contient les métaux qui ne se laissent point réduire par les moyens ordinaires. Ces métaux sont les radicaux des alcalis et des terres.
» Cette distribution facilite la mémoire en même temps qu’elle couvre ce défaut dans nos connaissances , qui fait qu’un arrangement parfait , d’après les caractères électro-chimiques , n’est point possible pour le moment. Je suis persuadé qu’aucun chimiste qui s’est occupé des idées électro-chimiques ne saura placer , à son entière satisfaction , d’après le rapport des caractères électro-positifs, le charbon, l'hydrogène, le zirconium , l’aluminium , etc. Par la distribution que je viens. d’indiquer, on ne s’aperçoit plus de cette imperfection dans nos connaissances, et l’ordre adopté pourra nous servir jusqu’à ce que de nouvelles découvertes nous aient donné des vues plus étendues, et que des connaissances plus claires et plus sûres nous aient mis en état de faire un arrangement plus correct et plus parfait.
>• L’arrangement systématique ne s’occupe que des minéraux purs ou tellement fondus ensemble, que l’œil rie peut plus découvrir qu’ils sont mélanges.
» Chaque espèce est composée des mêmes ingre'diens dans les mêmes proportions. La plus petite addition d’une substance qui , d’une manière essentielle, appartient à la combinaison, produit une espèce nouvelle. Jusqu’ici nous n’avons d’autres moyens de découvrir si l’addition d’une substance est essentielle ou non , qu’en observant les cliangemens produits dans la forme cristalline du minéral, et quelquefois par la connaissance d’une combinaison analogue que nous pouvons produire dans nos laboratoires.
» Une même espèce peut se montrer sous diverses variéte's de couleur et de transparence , de formes cristallines secondaires , et enfin de mélanges étrangers. Les deux premières sortes de variétés n’entrent pour rien dans l’arrangement systématique , elles appartiennent entièrement à la Minéralogie descriptive; mais les variétés de mélanges étrangers doivent être prises ici en considération. Nous avons donc pour principe de placer un minéral mélangé en parties invisibles , sous l’espèce dont il possède les caractères les plus marquans, tels, par exemple , que la forme cristalline ; et nous ne nous en écarterons que lorsqu’une substance prend la forme d’une autre, dont elle ne contient que quelques pour ioo. Ainsi, par exemple , nous placerons sous le carbonate de chaux tous les mélanges cristallisés de cette espèce avec carbonate de fer et de manganèse ; mais le carbonate de fer, qui ne contient que 5 à G pour ioo de carbonate de chaux , nous le placerons dans la famille du fer, quoiqu’il paraisse s’être moulé dans la forme cristalline du carbonate de chaux .
» J ai partagé les minéraux de chaque famille en genres chimiques, par exemple, des sulfures, des oxides, des sulfates, des muriates, etc. Ainsi le genre sulfate , de la famille du fer, contient quatre espèces, savoir : le vitriol vert, le vitriol rouge, l’ocre vitriolique ou le fer sous-sulfaté terreux et le 1er sous-sulfaté résijiite. Le genre silicate des familles des
ÉLÉMENS
terres contient souvent un grand nombre d’espèces, dont la plupart possèdent deux bases, et dont la plus forte détermine la famille dans laquelle le silicate doit être place'.
» J’ai , avec peu d’exceptions, employé les noms deM. Haüy, non-seulement parce qu’ils sont mieux connus en France , mais surtout parce qu’ils sont , en général , bien choisis , sonores, et peuvent appartenir à toutes les langues, circonstance que je considère comme d’une très grande importance.
» Quant à la seconde classe des substances fossiles , laquelle contient des restes d’une organisation détruite, elle doit être arrangée d’après un principe analogue à celui de l’histoire naturelle des corps organiques , c’est-à-dire en groupes dont les différons membres ont une affinité extérieure entre eux, puisque les démens y sont toujours les mêmes, et ne varient que dans leurs proportions. J’ai partagé cette classe en six genres, en commençant par ceux où les traces de l’état primitif se sont le mieux conservées , et en avançant vers ceux qui sont déjà si altérés , que toute trace de leur origine a disparu. J’ai terminé la classe par quelques sels fossiles dont l’un des principes conslituans est d’une origine organique.»
Telles sont les idées les plus générales que nous avons cru devoir emprunter à M. Berzélius, pour développer cl’une manière convenable la classification cpve nous devons suivre. Nous n’aurions fait ressortir que faiblement ses avantages, si nous n’avions reproduit les paroles d’un si grand maître.
<j5. Il ne l’este plus maintenant, pour terminer ce sujet, qu’à exposer le tableau général de cette classification.
PREMIÈRE CLASSE
Elle renferme des corps simples et des corps composés d’après le principe de la composition inorganique, c’est-àdire ceux dans lesquels les atomes composés du premier ordre ne contiennent que deux élémçns.