‹ Elémens de musique théoretique et practiqueChapitre 56 sur 99 · CL III · texte numérisé non relu

CL III

dieze % , doit être hauflee d'un demi-ton ; &

La voix mafculine la plus grave , après la baffe-taille , s'appelle concordant : fa clef eft celle de fa fur la troi* fîeme ligne.

La voix mafculine qui fuit le concordant s'appelle taille ; c'eft la voix la plus ordinaire , & pourtant la plus rarement belle ; fa clef eft celle d'ut fur la quatrième ligne. Cette clef eft aufïï celle des baffons.

La voix mafculine la plus aiguë de toutes s'appelle haute- contre ; fa clef eft celle d'ut fur la troifieme ligne. C'eft aufïï la clef des violes , des quintes de violon , &c.

La voix féminine la plus grave fuit immédiatement la haute-contre , & s'appelle bas-dejfus^ fa clef eft celle d'ut fur la première ligne. La clefd'«r fur la féconde ligne eft peu en ufage.

La voix féminine la plus aiguë s'appelle deffus ; fa' clef eft celle de fol fur la féconde ligne.

Cette dernière clef, ainfi que celle do. fol fur la pre« miere ligne , eft aufïï la clef des inftrumens les plus aigus, comme violons, flûtes, trompettes, haut-bois, flageolets, &c.

Uut que l'on voit dans les clefs de fa, & dans les clefs d'ut , eft une quinte au-deffus de fa qui eft fur la ligne de la clef de fa ; & le fol qui eft fur les deux clefs de fol eft la quinte au-deffus d'ut : de forte que le fol qui eft fur la plus baffe ligne de la première clef de fa 9 eft plus bas de deux octaves entières que le jol qui eft fur la plus baffe ligne de la féconde clef de fol,

Îl6 E LEMEN S D E M.U S I QVË

x—fi au contraire il yaunlj devant, elle d< ît Il Papt

CA. ///.' ^tre kaiffée d'un demi-ton , \> étant la marque du bémol.

Le bécare tj fert à remettre dans fa valeur naturelle une note qui a été hauffée ou baillée d'un demi-ton.

173. Quand on met à la clef un dieze ou un bémol , toutes les notes qui font fur la ligne où eft ce dieze ou ce bémol , font diezes ou

Veysi R. bémols : ainfî prenons la clef à'ut fur la première ligne , & mettons un dieze dans l'intervalle entre la féconde & la troifieme ligne i qui eft la place du fa ; toutes les notes qui feront dans cet intervalle feront fa % ; & il on veut les remettre dans leur valeur de fa

Voyti S. naturel , il faut mettre au-devant un q ou un \>.

De même fi un bémol eft à la clef, & qu'on

veuille remettre la note dans fon état naturel ,

Voyei x. on met au-devant un \\ ou un ^.

174. Toute pièce de Mufique fe partage en dirTérens tems égaux , que l'on nomme mefures; & chaque mefure fe divife aufti en dirTérens tems.

Il y a proprement deux fortes de mefures : la meiiire à deux tems 9 que l'on déligne

Théorique et pratique. 127

par un 2 placé au commencement de l'air 'S

(Voye(ï) ; & la mefure à trois tems, que Ton ' „7* diftingue par un 3 placé de même fVoye^ V).

Les différentes mefures font diftinguées par des lignes perpendiculaires.

On diftingue dans une mefure un tems fort & un tems foible ; le tems fort eft celui du frappé , le foible celui du levé-, de forte que dans une mefure à trois tems, il y a deux tems faibles. Une mefure à quatre tems doit être regardée comme compofée de deux mefures à deux tems chacune ; ainfi il y a dans cette mefure deux tems forts & deux foibles. En général , par les mots de fort & de foible ; on diftingue les parties même de chaque temsj ainfî la première note de chaque tems eit cenfée fur la partie forte 9 & les autres fur la partie faible.

175- La plus longue de toutes les notes eu Voye^ Y, la ronde. La blanche vaut la moitié d'une ronde, c'efe-à-dire qu'on ne met à chanter deux blanches , que le même tems qu'on met à chanter une feule ronde. La blanche vaut de même deux noires, la noire deux croches, &c%

ïi% Elemens de Musique

i 7 6. Une note qui eft coupée en deux par

of ///' un tems ' c'eft-^ire ? <Iui commence à la fin d'un tems , & qui finit dans le tems fuivant , eft appellée (jj) note fyncopée (P^y^ Z? où les notes ut,fi&la font chacune fyncopées)* 1 77. Une note fuivie d'un point eft augmentée de la moitié de fa valeur. Par exemple , dans la cinquième mefure de l'exemple Y, le / fuivi d'un point a la valeur d'une blanche & d'une noire enfemble.

( ss ) La fyncope confifte dans une note qui appartient à deux tems , ou à deux mefures différentes, fans pourtant occuper 6t remplir entièrement les deux tems ou les deux mefures. Par exemple , une note qui commence fur le tems foible d'une mefure , & qui finit fur le tems fort de la fuivante, ou qui dans une même mefure commence fur la partie foible d'un tems 6c finit fur la partie forte du fuivant , eft fyncopée. Une note qui remplit feule une ou deux mefures dans une mefure à deux ou à trois tems, n'eft point cenfée fyncopée, c'eft une fuite de la définition précédente ; cette note s'appelle tenue. Dans la fin de l'exemple Z, Vut de la première mefure à trois tems ne fyncope pas , parce qu'il remplit deux tems entiers ; il en eft de même du mi de la féconde mefure , & de Y tu de la quatrième , èk de la cinquième, qui font des tenues.

Page 1