XXXIV. K- PA*T
Lh. VI.
La marche de baffe ut mi [7 fol ut, fa la ut ml , de la tonique ut à la dominante fa ( exemple XXXV.) eft. exclue par l'art. 192.
Si une note de la baffe fondamentale eu tonique , & qu'elle monte de féconde fur une autre note , cette note doit être dominante tonique , ou fîmple dominante ( 10 1 & 10 z.} Voyei XXXVI & XXXVII (yy );
Cxy ) ®n volt par-là que tous les intervalles, favoîr, de tierce , de quinte & de féconde , ont lieu dans la baffe fondamentale, excepté celui de féconde en descendant.
Au refie , il faut bien remarquer que les règles que nous venons de donner de la baffe fondamentale ne font pas fans exceptions , comme on peut s'en affurer par les bons Ouvrages de Mufique; mais ces exceptions étant des licences , contraires pour la plupart au grand principe de la liaifon , qui exige qu'il y ait au moins une note commune entre deux accords confécutifs , il n'eft pas néceffaire , ce me femble , d'en inftruire les commençans dans un rudiment de Mufique , qui ne doit donner que les premières & les principales règles.
142 Elemens de Musique Avertissement.
\l^l' Les exemples XXXVIII, XXXIX, XL, XLI , appartiennent à la quatrième règle cidefîus, article 194; & les exemples XLII, XLIII , XLIV , à la cinquième règle ci-delTus , art. 195. (Voye% les articles 34 , j5, izi, zzj, 1Z4.).
Remarque Première.
196. Le paiTage d'une dominante tonique à une tonique , s'appelle repos abfolu , ou cadence parfaite (j3); & le paiTage d'une fous-dominante à une tonique s'appelle cadence imparfaite ou irréguliere ( y 3 ) ; ces cadences ou repos fe font au moins de quatre en quatre mefures , la tonique tombant alors fur le premier moment de la mefurç. ( Voye^ XLK & XLVL ).
Remarque IL
197. Il faut éviter, autant que l'on peut, de faire fyncoper les notes de la baffe fondamentale j afin que dans le premier moment d'une mefure , l'oreille entende une harmonie différente de celle qu'elle a entendue dans
Théorique et pratique. 14$ le dernier tems de la mefure précédente. Cependant on fait quelquefois fyncoper laII'pART* baffe fondamentale, mais c'eft. une licence
(il) Il y a des notes qui peuvent fe trouver plusieurs fois de fuite dans la baffe fondamentale avec une harmonie dirfér en te. Par exemple , la tonique ut, après avoir porté l'accord ut mi fol ut , peut être fuivie d'un autre ut qui porte accord de feptieme, pourvu que cet accord foit celui de dominante tonique , ut mi fol fib [Voyei LXXII\ De même la tonique ut peut être fuivie de la même tonique ut que l'on rendra fousdominante, en lui faifant porter l'accord ut mi fol la. [ Voyei LXXIIL ]
Une dominante , tonique ou Ample , defcend ou monte quelquefois fur une autre par l'intervalle de triton ou de faulfe quinte. Par exemple, la dominante yâ portant l'accord fa la ut mi, peut être fuivie d'une autre dominante fi portant l'accord fi ré fa la ; c'eft. une licence qu'on fe permet pour ne point fortir de la gamme dans laquelle on eft; par exemple, de la gamme <T«/, à laquelle fa &c fi appartiennent. Si on defcendoit du fa au/b par intervalle de quinte juire, on fortiroit alors de cette gamme , puifque fib n'en eft pas.
T44 Elemens de Mu s i qv e CHAPITRE VIL
Des règles que le deffus dort obferver par rapport à la baffe fondamentale.
— - ' 198. T E deffus n'efl autre chofe qu'un CL FIL -"—* chant fupérieur à la baffe fonda-
mentale , & dont les notes fe trouvent dans les accords des notes de cette baffe qui lui répondent ( 1$$. ); ainn* dans l'exemple XVIII , la gamme ut ré mi fa fol la fi ut eff un deffus par rapport à la baffe fondamentale ut fol ut fa ut ri fol ut.
199. Nous allons donner les règles du deffus j mais nous ferons auparavant les deux remarques fuivantes.
i°. Il eft vifible que plufieurs notes du deffus peuvent répondre à une même note de la baffe fondamentale , lorfque ces notes appartiennent à l'accord d'une même note de la baffe fondamentale; par exemple, ce chant ut mi fol mi ut, peut avoir pour baffe fondamentale la feule note ut, parce que l'accord de cette note renferme les fons ut , mi, fol, qui fe trouvent dans le deffus.
THEORIQUE ET PRATIQUE. l^
2°. De même une feule note dans le defius
IL P^Rf*
jpeut , par la même raifon , répondre à plu- c'h y^ * fieurs notes de la balTe ; par exemple , fol peut répondre feul aux trois notes de baiTe ut fol ut (aaa).
( aaa ) Il y a fouvent dans un defïîis piufieurs notes qui peuvent, fi l'on veut, ne point porter d'accord , 5c être regardées comme des notes de paflage , fervant feulement à lier entr'elîes les notes qui portent accord > & à former un chant plus agréable. Ces notes de paffage font ordinairement des croches, Voyt7v exemple XLVlî. où ce chant ut ré mi fa fol peut être regardé comme équivalent à celui-ci , ut mi fol , ré 6k fa n'étant que des notes de paffage ; de forte que la bafie de ce chant peut être fimplement ut fol.
Quand les notes font égales, & fuivent un ordre diatonique, les notes qui font fur la partie forte dé chaque tems doivent porter harmonie : celles qui font fur la partie foible font des notes dé paflage ; quelquefois cependant on fait porter harmonie à la note qui eft fur la partie foible; mais alors la valeur de cette note eft ordinairement augmentée par un point qu'on met après; ce qui abrège d'autant la note qui eft fur le tems fort, & la fait parler plus vite.
Quand les notes ne marchent point diatoniquement , elles doivent ordinairement entrer toutes dans l'accord qu'on met au-deftbus de ces notes.
i46 e le me n s de ml/ s i q u e Première Règle du dessus.
IL Part
€h. vil ' 2°°* Si ta noîe qui fornte la feptieme dans un accord âefmple dominante , fe trouve dans le clelTus , il faut que la note qui la précède foit la même; c'erl ce qu'on appelle dijfonance préparée (zzz. ). Par exemple, flippofons que la note de la baffe fondamentale foit ré, portant l'accord de fimple dominante ré fa la ut, & que cet ut , qui ( Art. 18 & n 8.) ei\ la diiïbnance, fe trouve dans le deffus ; il faudra que la note qui précède dans le deflus foit encore un ut,
201. Et il efl bon d'obferver que fuivant les règles que nous avons données de la baffe fondamentale , ut fe trouvera toujours dans l'accord de la note de baffe fondamentale qui précède la fimple dominante ré* Voye^ XLVIIL Voyeiaujjl XLIX, L. Dans le Dremier exemple , la diffonance efl ut , dans le fécond fol, Si dans le troifleme mi -, & ces notes font déjà dans l'accord précédent, {bbb)*
( bbb y II y a pourtant wn cas 011 la feptieme d'une fimple dominante peut fe rencontrer clans un chant fans être préparée : c'eft lorfqu'ayant déjà employé cette dominante dans la baile fondamentale , fa feptieme fe
Thûorî^ue et pratique. i47 Seconde Règle.
202. M la note de baffe fondamentale eft a. r/A dominante tonique, ou ïimpie dominante , & que la diffonance fe trouve dans le deffus , cette difïbnance doit defcendre diàtoniquement dans le même deffus : mais û la note de baffe eft fous-dominante , & que la diffonance foit dans le deffus , elle doit monter diàtoniquement; cette diffonance qui defcend ou monte diàtoniquement , eff ce qu'on appelle diffonance fauvée \ iz9. zjo. ), Vcyer LU, LUI *