‹ Élémens de pathologie chirurgicale (volume 2)Chapitre 43 sur 205 · V. Atrophie du testicule · texte numérisé non relu

V. Atrophie du testicule

On sait que les testicules sont à Pétat rudimentaire chez l'enfant, et que ce n’est qu'au moment de la puberté qu'ils commencent à prendre le développement qu’on observe dans l’âge adulte; on sait encore qu'avec l’âge le testicule s’atrophie: si donc l'agent sécréteur du sperme se trouve arrêté dans son développement par une cause quelconque, s’il subit une diminution prématurée, il y à afroplae du testicule.

Il n’est pas besoin de rappeler latrophie qui résulte de la migration imparfaite du testicule. Nous n’étudierons ici que celle que l’on observe chez les sujets dont l'organe est venu en temps ordinaire se placer dans les bourses.

Les exemples de développement tardif des testicules ne sont pas très rares. Les testicules et le pénis, chez ces sujets, dont le système pileux est rudimentaire, sont de très petite dimension. Wilson rapporte le cas d’un sujet de vingt-six ans qui, se trouvant dans les conditions signalées plus haut, se maria, et en moins de deux ans ses organes avaient acquis les proportions qui sont habituelles chez l’aduite.

Les causes de cet arrêt de développement échappent fort souvent ; chez un certain nombre de sujets, ce vice de conformation paraîtlié à un arrêt de développement de l’encéphale ; c’est ainsi qu'on le remarque chez les idiots, les crétins ; d’autres fois il semble être la conséquence d’une lésion traumatique de la tête et du cerveau.

L’atrophie proprement dite, c’est-à-dire la diminution prématurée de

volume du testicule, paraît être produite par un grand nombre de causes. Tantôt elle est consécutive à une maladie de l'organe lui-même et particulièrement à l’inflammation , aux abcès : celui-ci alors a perdu nonseulement de son volume, mais encore il est modifié dans sa forme ; il est bosselé, inégal, irrégulier ; il ne possède plus de sensibilité spéciale. Tantôt elle est déterminée par une cause qui n’agit pas sur le testicule lui-même : la compression, l’oblitération de lartère spermatique, le varicocèle, les paralvsies, les plaies de tête, la masturbation et les excès de coït paraissent déterminer l’atrophie testiculaire en provoquant une inflammation vive et souvent renouvelée de ces organes. Dans ces cas, l'organe a conservé sa forme normale, mais le volume, la consistance, sont notablement diminués. Les individus dont les testicules sont atrophiés ou incomplétement développés sont impropres à remplir l'acte de la fécondation.

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