DE LA PREMIÈRE ÉDITION
LL n'existe aucun Traité de Pathologie géné-
rale en langue française : la plupart de ceux qui ont été publiés en latin renferment une doctrine trop éloignée de la nôtre pour pouvoir être regardés comme classiques : un grand nombre d'Elèves terminent leurs études sans avoir de notions exactes sur cette matière ; quelques-uns ignorent même jusqu'au sens précis du mot Pazhologie générale. "Vout le monde s'accorde à reconnaître la nécessité d'un Traité élémentaire sur cet objet.
S1 l’on s’étonnait que nous ayons osé mettre au jour un ouvrage que beaucoup d'hommes d’un irès-grand mérite ont craint d’entre-
prendre, nous conviendrions volontiers que nous avons moins consulté nos forces que le désir d’être utile à ceux qui entrent dans la carrière médicale; mais nous ajouterions en même temps que les difficultés inhérentes à
Ÿ ? \ celte espèce d'ouvrage sont du nombre de
celles qui exigent plus d’opiniätreté dans le travail que de supériorité dans lesprit, et dés-lors il nous était permis de le tenter.
La réforme opérée à la fin du dernier siècle, dans la doctrine médicale, rendait presque inutiles pour nous la plupart des traités publiés sur cette matière ; mais en même temps élle nous permettait de l’envisager sous un jour
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beaucoup plus favorable. I] ne s'agissait pas d’ailleurs de créer la Pathologie générale, mais | - seulement de l’élever au niveau des autres partics de la science qui lui prêtaient leur appui. Nous avons enfin trouvé des matériaux utiles dans plusieurs ouvrages modernes, et particulièrement dans la Table du professeur CAaussier , Sur la Santé et la maladie ; ét dans la Sé- ELU de M. Landré-Beauvais,dont nous nousféliciterons toujours d’avoirété le disciple. Ba doctrine renfermée dans ces Elémens est généralement conforme à celle de notre illustre maître, le professeur Piel, à qui nous aunerions à rendre le tribut de vénération que réclament ses vertus et son génie, lors même que la reconnaissance ne nous en ferait pas un
devoir. | PA
Le plan que nous nous sommes tracé différe entièrement de celui des anciens auteurs. Nous avons pensé qu’il convenait de considérer la maladie en général sous les mêmes points de vue et dans le même ordre que chaque maladie en particulier : nous avons en conséquence ajouté à notre sujet plusieurs ‘branches nouvelles ; nous en avons retranché d’autres qui lui devenaient étrangères. |
Quant au style, nous avons cherché avant out à être compris, et nous avons partout sacrifié l'élégance à la précision et à la clarté.
Nous avons pensé qu’il serait utile pour les élèves de trouver, à côté de chaque terme, son
. étymologie; nous l’avons placée en note pour.
ne pas interrompre le texte.
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