COMPLICATIONS
mac, et plus rarement la pleurésie qui succède à l’ulcération de la plèvre par suite du ramollissement d’un tubercule pulmonaire.
5°. Enfin, les phénomenes généraux qui accom-
? . ut din .
pagnent l'affection de tel ou tel organe ne doivent
pas constituer une complication : il n'y a alors qu'une seule affection dans laquelle la disposition générale du sujet imprime à la maladie loëale une modification particulière : telle est la biens bilieuse ou adynamique.
En conséquence, on ne doit voir de complica-
tion que là où il y à plusieurs affections bien dis=
tinctes, soit par leurs causes et par les moyens thérapeutiques qu'elles réclament , soit par leur siége et pdr la lésion anatomique qui les constitue : encore faut-il, comme nous l’avons vu, qu’elles ne soient pas TAPER imdépendantes l’une de l'autre. |
Le nombre des maladies qui peuvent exister à
Ja fois chez le même individu et se compliquer
entre elles n’est pas limité. Toutefois il est rare qu'il yen ait plus de deux. On rencontre bien
quelques individus attemts de cinq ou Six maladies
différentes ; mais presque toujours la plupart d’en-.
tre elles paraissent#avoir une marche indépen-
dante. 14 Les causes qui produisent les complications sont
très-variées : tantôt chaque maladie est due à une
cause spécifique ; comme dans la complication de deux fièvres éruptives ; tantôt une même cause occasionelle provoque le développement de deux affections distinctes : l’impression du froid , par
COMPLICATIONS: 443 exemple, peut donner lieu, chez le même individu, à un rhumatisme.et à un catarrhe pulmonaire ; ; mais dans ce cas il'est difficile de ne pas admettre le concours de quelque prédisposition.: Les com plications ne sont pas également fréquentes dans
toutes les conditions: elles sont plus communes dans l’âge mûr que dans l'enfance ,"et chez les habitans des villes que chez ceux des campagnes:
L'influence qu'exércent les unes sur’ les autres les maladies compliquées est le point le plus important de leur histoire. Quelquefois la maladie qui survient diminue ou augmente l'intensité de la première ; ailleurs , élle en suspend presque immédiatement les symptômes, soit, d’une manière temporaire, soit définitivement. On voit, dans quelques cas, une affection aiguë juger ainsi une maladie chronique contre laquelle toutes les res-
“sources de l’art avaient échoué. Le développement de la rougeole a quelquefois suspendu la’ variole commençante, et celle-ci a repris son cours quand l’autre a eu terminé le sien. Une phlegmasie in-
. terne qui survient chez un blessé modifie presque. * constamment la marche de la plaie extérieure et Ja nature du fluide qu’elle exhale; l’érysipèle qui Survient dans un membre odémateux détermine presque toujours la suppuration du tissu cellulaire et la gangrène des tégumens. Ailleurs , la maladie qui sumvient n’a presque aucune influence sur celle qui l’a précédée, mais celle-ci en a beaucoup sur l'autre. C'est ce qu’on observe, par exemple, dans les plaies et les fractures que des causes acciden-
telles déterminent chez les individus atteints du