PRÉCURSEURS
îi ces plienomènes les chaiigemens qui surviennent dans les maladies préexistantes , dans la sécrétion des plaies ou des ulcères , des cautères ou des vésicatoires, dans l'aspect des exanthèmes , etc. On sait qu'il n'est pas rare alors d'observer une résorption plus ou moins complètCL de la sérosité dans le tissu cellulaire infiltré.
Tels sont les principaux phénomènes qui précèdent les maladies aiguës. Ils peuvent se réunir de diverses manières , et former des combinaisons variées. Chacun d'eux peut aussi exister seul. Ils ne se présentent jamais tous chez le même individu.
La durée du prodrome est très-variable ; elle est quelquefois instantanée, ou bornée à quekfues heures ; elle peut être de plusieurs jours , et même de plusieurs semaines , mais elle s'étend rarement au-delà. Lorsque le prodrome a été long, il est généralement à craindre que la maladie ne soit grarve : toutefois il y a de nombreuses exceptions à cette
règle.
Lorsque Tintenslté des phénomènes précurseurs augmenté progressivement, ils peuvent se confondre par degrés avec les phénomènes de la maladie. Us peuvent aussi , dans quelques cas, être confondus avec les causes occasionclles qui en provoquent l'aj^parition : un refroidissement , une indigestion , la suppression d'une évacuation habituelle , le dessèchement d'un exutolre, sont presque toujours regardés comme causes , bien que souvent ils soient les premiers etfets de la maladie.
L'intensité des phénomènes précurseurs ne peut pas donner une idée juste de la grayité de raffectiou
l34 PHÉNOMÈNES PRÉCURSEURS.
qu'ils annoncent. Le prodrome de quelques maladies fort graves, et même mortelles, peut être à peine marque; tandis que des affections bénignes sont quelquefois précédées d'une anxiété inexprimable et d'autres signes très-effrayans : on en Yoit de fréquens exemples dans les fièvres érnptives.
Les mêmes phénomènes qui précèdent les maladies peuvent se montrer sans qu'une maladie leur succède ; ils cessent alors tout-à-coup ou disparaissent par degrés , et les fonctions reprennent leur régularité ordinaire.
DES SYMPTOMESr l5i
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