‹ Élémens de pathologie générale (volume 3)Chapitre 40 sur 62 · PHÉNOMÈNES · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES

la suite des fièvres ëruptives , de la scarlatine en particulier.

On voit d'après cela que les phénomènes consécutifs des maladies doivent être très-variés et Irèsiiombreux. Nous n'entrerons pas dans l'ënumération de tous ceux qui peuvent se présenter : nous indiquerons seulement les principaux.

Quelques personnes éprouvent , après avoir été malades, une augmentation ou une diminution remarquable dans le volume du corps : les unes, au lieu de reprendre de l'embonpoint , continuent de maigrir comme pendant le cours de la maladie ; les autres, et Tissot en a vu quelques exemples, acquièrent rapidement une obésité qui les effraie euxmêmes. Chez quelques-uns il reste de la faiblesse dans les mouvemens de tout le corps ou d'un membre ; chez d'autres un tremblement général ou partiel. Laraucité de la voix persiste a la suite de quelques angines et de certaines affeclions nerveuses. Les douleurs sont des phénomènes consécutifs trèsfréquens après le zona et plusieurs autres phlegmasies. Les organes des sens, ceux de la vue et de l'ouïe en particulier , restent souvent faibles lorsque les autres fonctions sont rétablies. Le délire consécutif a été observé par Hippocrate chez Méthon y e^t Piquer en a vu deux exemples. L'insomnie complète est un phénomène consécutif assez fréquent; Tissot pensait qu'elle pouvait dépendre dans quelques cas de ce que la maladie avait fait perdre l'habitude de dormir. On observe aussi diverses lésions des fonctions digestives, telles que l'inappétence , la langueur dans la digestion sto-*

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macale , et une constipation tellement opiniâtre qu'elle résiste a des moyens très-énergiques. La toux , le hoquet , la fréquence du pouls pei sistent quelquefois après que les autres fonctions ont repris leur exercice régulier. Les sueurs excessives et le flux abondant de l'urine sont deux phénomènes qui se montrent souvent à la suite des maladies aiguës ; quelquefois on les voit alterner jusqu'à l'entier rétablissement des forces : s'ils viennent à être supprimés , ])resque toujours l'exhalation augmente dans le tissu cellulaire, et il se forme une anasarque.

On a joint aux phénomènes consécutifs que nous venons d'énumérer les abcès, les gangrènes, la fièvre hectique simulant la phthisie pulmonaire; mais ce sont là plutôt des maladies consécutives que de simples phénomènes.

Les phénomènes consécutifs peuvent augmenter ou diminuer d'intensité, ou demeurer stationnaires ; persister sans interruption , ou se montrer seulement par intervalles. Les douleurs c[ui succèdent au zona, la dyspnée qui suit la péri])neumonle, ont une marche continue comme ces alFcctions. Les phénomènes qui persistent ou se montrent à la suite des maladies périodiques , reparaissent souvent sous le même type. C'est ainsi qu'après les fièvres intermittentes, on voit se reproduire, aux jours qui correspondent aux accès, des phénomènes variables pour la forme comme pour la durée, tels que le refroidissement momentané de tout le corps ou de quelque partie, une chaleur fugace, une douleur, un spasme, le sédiment briqucté de

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l'urine. Mais on observe aussi à la suite des maladies périodiques des pliënoraèiies qui n'ont pas le même type : tels sont en particulier le i:;onnt'ment de la rate et l'oedème des membres inférieurs, a la suite des fièvres intermittentes.

La durée des phénomènes consécutifs n'a rieu de constant : communément elle ne s'étend pas^ au-delà de deux à trois septénaires, qucl(|uefois elle se prolonge beaucoup plus ; la faiblesse ou la roideur d'un membre qui persiste après une affection rhumatismale , a quelquefois duré pendant la vie toute entière.

RECra'TES ET RECIDIYES.

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