‹ Élémens de pathologie générale (volume 3)Chapitre 60 sur 62 · C)Î2 TRAITÉ3 RE PATHOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

C)Î2 TRAITÉ3 RE PATHOLOGIE GÉNÉRALE

et îes signes. Dans renclroit où il parie de la maladie et de la santë , il fait remarquer que chacune d'elles a une certaine latitude , el cju'entre ces deux états opposés il existe un étatmojen (^ constitutlo neutra) qui participe de l'un et de l'antre, bien qu'il en soit distinct ; cet état peut être plus voisin de la santé ou de la maladie, ou tenir exactement le milieu entre elles. Dans sa Séméiotique, Fernel^lYdàle spécialement des signes critiques , les disting;iie en généraux et en particuliers , et les subdivise trèsm.éthodiquement en signes qui précèdent, accompagnent et suivent les crises.

Dans le traité de Seruiert^i) , on trouve aussi plusieurs idées fondamentales : en parlant des symptômes fournis par diverses fonctions , il examine successivement leur abolition , leur diminution , leur dépravation et leur exaltation ; il serait difficile de les diviser plus convenablement. Il établit encore une distinction assez juste entre les maladies^ selon qu'elles surviennent dans des circonstances oii elles se montrent ordinairement , ou qu'elles ont lieu dans des conditions inaccoutumées : il les désigne sous les noms de morbi congrui et incongrui,

Lazare Rwière y dans ses Institutions de Médecine (2), traite de la maladie en général; il fait un chapitre sur \qs changemens des maladies, et divise

(i) Institutionum Medicince , llbrl V, Autore Dan fêle Sennerîo. TVîttebergœ.

(2) LRzari PavETiii Opern medica unîversa , in quibus conii" jieriiiir Institutionum Medtcarum lihri V- Liigcluni, 1676.

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la sémëiotique en deux branches , l'une relative au diagnostic , i'autre au prognostic. Les traites de Plempius (i) et de Charlion (2) n'offrent rien de bien remarquable.

J3oerhaaçe ^ dans ses Institutions (5) de Médecine , n'a consacré à la pathologie générale qu'un petit nombre de pages; les idées sommaires qu'il a données sur cette science ont été l'objet de commentaires fort étendus. Parmi les auteurs qui se sont occupés de ce travail, on distingue les noms de Haller (4) et de Dehaen (5) ; les leçons de ce dernier , recueillies par Wasserher^ , renferment ce qu'on connaît de plus intéressant sur cette matière ; mais on y trouve aussi la description plus ou moins détaillée de toutes les maladies, et cette description, qui peut n'être pas déplacée dans des institutions de raédecine , est étrangère à notre sujet.

(i) Vopisci Forlnnaii Plempii de, FandamtnlU Medicinœ , lihri VI. Lovanii ^ i638.

(2) E Xitrcitadoiies Padiologicœ in quihiis morborum pêne omnium natura , gêner ado y et causée ex novis analomicorum invends s edulo inquiruntur , à Gualtero Charltono. Londini ^ 1G61.

(3) Insdtudones Medicœ in usus annuce exercitadonis domesdcos disrestœ , ah Herinanno Boerhaave. Edido uldma. Parisiis j lyï/.

(4) Hernianni Boerhaavii Prœlecdones academicœ in pro' prias Insdtudones rei 3Iediccv j edidit Alherius Hailer. Got-

dngœ y 1744-

(5) Prœlecdones Anionii Dehaen in Hermanni Boerhaavi Insdtudones Padiologicas collegit , recensait , additamenîis auxit , ediditF. de Wasserberg. Editio nova, Coioniis-Allobrogum, 1^84. 2 vol. in-4°.

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C'est dans les Elëmens de Pathologie de Gaubius (i) que nous avons trouvé pour la première fois l'expression de Pathologie générale. Cet ouvrage est sans contredit un des plus remarquables qui aient paru sur cette matière ; on y trouve dans beaucoup d'endroits des pensées ingénieuses^ des réflexions profondes , des rapprocbemens lumineux <jui justifient la faveur avec laquelle il a été accueilli , et la juste réputation dont il jouit encore.

Les Tables de Pathologie de Jiuicker (2) forment un recueil précieux, dans lequel on trouve rassemblées les diverses opinions de la plupart des auteurs sur les principaux points de Pathologie générale. La forme de cet ouvrage en rend la lecture fatigante ; mais on le consulte avec avantage.

Les traités peu volumineux de Ludwig (5) et ^ Astruc (4) contiennent en abrégé les principaux points de doctrine pathologique; le second est écrit avec ime certaine élégance, qui a dû contribuer au succès qu'il a obtenu.

Le nom de M. Hildenhrand (5) nous fait vive-

(i) Insdlutiones Pathologiœ mcdicinalis, Auclore H. D. Gauhio. Leidœ Batavorum, , 1758.

(2) Conspecius Pathologiœ ad dogmata stnhliana prœcipuh adornatœ , et sttneiologice Hippocratico-Galenicœ in forma tabulanun reprœsentatus, Auctore D. J. Juiickero. Haloe- Magddhiirgicœ j, 17 36.

(3) D. Christ. Goulieb Ludwig, Institutioncs Pathologiœ^ Lipsiee ^ l'jQ'].

(4) Joannis Astruc , Tractatus PathologicuSj editio quaria. Parisiis^ i"]^"]*

(5) HiLBENBTiAND , Prlmœ linece Pathologiœ généralisa Erlang^ 1796.

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ment regretter de n'avoir pu consulter le Traité de Pathologie générale qu'il a publié vers la fin du dernier siècle.

La Pathologie générale!de M. Sprengel (i), publiée d'abord en allemand, puis en latin , est, sans aucun doute , un des ouvrages les plus complets sur cette matière; nous avons dit ailleurs quelcjues mots sur le plan qu'il a adopté ; nous avons vu qu'il avait quelquefois ajouté à son sujet des descriptions particulières de maladies qui lui sont étrangères , et qu'il avait omis c[uelques points de doctrine qui semblent naturellement s'y rattacher (^) ; mais ces légers défauts dans la distribution de l'ouvrage sont rachetés par la manière dont la plupart des objets y sont présentés.

On peut en dire à-peu-près autant du Traité de M. Caillot (5) y dont la publication est postérieure de deux ans à la première édition du notre.

Un défaut commun à tous les écrits dont nous venons de parler est d'avoir presque partout associé à ce que la pathologie présente de positif des théories qui en rendent l'étude dangereuse lorsqu'elles sont en faveur, et ii^stidieuse lorsqu'elles sont abandonnées. Tous les ouvrages qui ont paru avant la fin du dernier siècle sont empreints de la doctrine humorale, qui s'y montre sous

(i) CuRTii Sprengel, InsLilutiones Medicce j t. III, P^thologla generalîs. Anislelodami , i8i3.

(2) Pages G el 10.

(3) Elémens de FaLhologie générale et de Physiologie pa^ thologifjuc j, par L. C ail Lot , ancien médecin en chef de la Muiiuc. Paris J i^*9*

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des formes diverses. Dans les Traites rëceiis, le fluide nerveux, rirritatioii et les propriétés vitales sont sans cesse mêlés ou substitués aux phénomènes sensibles des maladies.

Il est encore un certain nombre d'ouvrages qui, sans embrasser l'ensemble de la pathologie générale , appartiennent néanmoins à l'histoire bibliographique de cette science , parce qu'ils sont destinés à en éclaircir un ou plusieurs points,

A la tête de ces ouvrages nous placerons le Traité de l'Expérience , àe ZimmerinariJi (i), ouvrage également digne d'un médecin habile et d'un grand philosophe. Le livre de Testa Ç2) sur les Périodes dans l'état de santé et de maladie, sans offrir la même élévation de pensées, peut être, sous le rapport de Fart , d'une égale importance. La Pathogénie de M. Hujeland (5) mérite aussi une attention particulière ; mais les hypothèses y sont si souvent mêlées aux faits , que la lecture de cet ingénieux écrit ne serait pas sans danger pour ceux qui entrent dans la carrière. Un grand nombre de thèses soutenues à la Faculté de Médecine, et en particulier celles de Bajle ^ de Ballj , de Ma rem-

[i] TraUc de V Expérience en général, et dans l'art de guérir en particulier ;, traduit par Lefeb\>re de Villehrune, Avi;:5non, 1800.

(2) Testa ^ de vitalihus Periodis cegrotantium et sanorum ^ Londiiii ,1^87.

(3) Idées sur la Pathogénie y ou Considérations sur Vin- Jluence de lajorce vitale sur l^origine et la forme des maladies , par Christ, TVill. Hiifeland , 1795. — On en trouve uu extrait fort étendu dans la Bibliodiequc germanique.

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del y etc. , contiennent l'exposition de plusieurs points importans de pathologie générale. La tàbie analytique de M. Cliaussier sur la santé et la maladie, et rexcellcute Séméiotique de M. Landré--Beauvais ^ sont encore deux ouvrages dont nous ne saurions trop recommander la lecture et la méditation à ceux Cfui étudient la pathologie générale ,* la Se'inéiologie de M. Double'^^xxl aussi être lue avec fruit.

Tels sont les principaux écrits qui ont été publiés , soit sur l'ensemble , soit sur quelques parties de la doctrine pathologique. Nous en avons médité plusieurs , et nous avons consulté les autres pour y puiser les matériaux de cet ouvrage. Nous avons cherché surtout à j)icn fixer les limites de notre- sujet, afin de les atteindre sans les dépasser. Nous nous sommes plus attachés encore à présenter une doctrine exempte de toute théorie , et fondée iniiquement sur les fails et sur les conséquences rli7oureuses (lui ( ii émanent ; nous avons ains! sacrilié tout ce que pouvait olfrir de brillant le sujet que nous avons traité, j)Our nous borner exclusivement à ce ([u'il présentait d'utik^

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