‹ Élémens de pathologie généraleChapitre 35 sur 62 · GENRES , ESPÈCES ET VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

GENRES , ESPÈCES ET VARIÉTÉS

précédent, et plus clairement encore , il n’y a qu une seule affection. Dans la lièvre typhoïde , les lésions anatomiques diffèrent dans chacune des trois périodes de la maladie : au début, ce sont des plaques dures ou molles, saillantes, d’un blanc rosé; plus tard se forment des eschares et des ulcérations ; plus tard encore la surface des ulcères se délerge, leurs bords s abaissent, lcui fond se cicatrise et présente une couleur ardoisée : ici encore il n’y a qu’une maladie, parce que ces lésions dépendent d une même cause et se succèdent dans un ordre déterminé.

La présence, dans 1 intérieur de nos organes, de corps etrangers, soit inanimés , comme les calculs de toute espèce , soit vi- -vans , comme les kystes , qui participent à la vie générale , ou les animaux parasites, qui ont une existence isolée, constitue plusieurs genres de maladies très-distincts.

Les collections de liquide dans l’intérieur des organes , sans lésion sensible des tissus solides , forment encore des genres de maladies bien déterminés : tels sont les épanebemens de sérosité et de sang dans les membranes séreuses et dans le tissu cellulaire. Ces épanebemens , il est vrai, sont souvent consécutifs à des lésions très-manifestes des solides; mais comme quelquefois aussi l’accumulation du liquide est la seule altération matérielle appréciable , cette accumulation constitue alors la maladie. 11 en e^t de même dans le cas où certains liquides s’écoulent au dehois en quantité excessive et souvent avec quelque changement dans leurs qualités, comme l’urine dans le diabètes et la maladie de Lright. Dans certaines hémorrhagies, l’écoulement du sang hors des vaisseaux qui doivent naturellement le retenir est également la seule lésion sensible.

La pléthore sanguine et l’anémie peuvent encore être rangées parmi les affections dans lesquelles il existe une lésion matérielle appréciable. La diminution dans la quantité du sang a été rigoureusement constatée dans l’anémie ; son augmentation chez les sujets qui offrent les symptômes de la pléthore générale ne peut guère être révoquée en doute.

Les maladies dues à des causes spécifiques forment encore des

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