‹ Élémens de pathologie généraleChapitre 35 sur 52 · PHÉNOMÈNES CONSÉCUTIFS · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES CONSÉCUTIFS

excessives et le flux abondant de l’urine sont deux phénomènes qui se montrent souvent à la suite des maladies aiguës *, quelquefois on les voit alterner jusqu’à l’entier rétablissement des forces : s’ils viennent à être supprimés, on doit craindre que l’exbaiation n’augmente dans le tissu cellulaire, et qu’il ne survienne une anasarque.

On a joint aux phénomènes consécutifs que nous venons d’énumérer les abcès, les gangrènes , la fièvre hectique simulant la phthisie pulmonaire ; mais ce sont là plutôt des maladies que de simples phénomènes consécutifs.

Les phénomènes consécutifs peuvent augmenter ou diminuer d’intensité, ou demeurer stationnaires; persister sans interruption, ou se montrer seulement par intervalles. Les douleurs qui succèdent au zona , la dyspnée qui suit la péripneumonie , ont une marche continue comme ces affections. Les phénomènes qui persistent ou se montrent à la suite des maladies périodiques , reparaissent souvent sous le même type. C’est ainsi qu’après les fièvres intermittentes on voit se reproduire, aux jours qui correspondent aux accès , des phénomènes variables pour la forme comme pour la durée , tels que le refroidissement momentané de tout le corps ou de quelque partie , une chaleur fugace, une douleur, un spasme , le sédiment briqueté de Turine. Mais on observe aussi à la suite des maladies périodiques des phénomènes à type continu : tels sont en particulier le gonflement de la rate , l’ascite et l’œdème des membres inférieurs qui persistent plus ou moins long-temps à la suite des fièvres intermittentes.

La durée des phénomènes consécutifs n’a rien de constant : communément , elle ne s’étend pas au-delà de deux à trois septénaires ; quelquefois elle se prolonge beaucoup plus : la faiblesse ou la raideur d’un membre qui persiste après une affection rhumatismale a quelquefois duré pendant la vie tout entière.

RECHUTES ET RECIDIVES.

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