‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie (volume 4)Chapitre 105 sur 131 · IV* PART., CHAP. I. — CALORIQUE SPÉCIFIQUE · texte numérisé non relu

IV* PART., CHAP. I. — CALORIQUE SPÉCIFIQUE

Les substances susceptibles de se combiner sont enfermées dans des flacons dont on détermine d’avance le poids et la chaleur spécifique.

262. Calorimètre de Rumford. — Cet appareil est surtout destiné à recueillir les quantités de chaleur abandonnées par les substances gazeuses : il se compose d’une caisse de fer-blanc ou de cuivre mince ( Fig. 216), de 22 centimètres de longueur, sur 12 centimètres de largeur et 12 de profondeur, que l’on remplit d’un poids déterminé d’eau distillée; un thermomètre en indique ù chaque instant la température ; un serpentin de métal très-mince , de forme rectangulaire, ayant 4 centimètres de largeur sur 18 millimètres d’épaisseur, s’ouvre au dessous de la caisse en forme d'entonnoir, et pénètre dans son intérieur où il fait diverses circonvolutions. Les produits gazeux entrent par l’entonnoir, parcourent le serpentin où ils se dépouillent de leur excès de chaleur et sortent enfin à la température de l’eau de la caisse. Pour que l’appareil conserve exactement toute la chaleur qu’il reçoit sans la dissiper au dehors , on détermine par des épreuves préalables la température à laquelle il doit s’élever au dessus du milieu ambiant; s’il doit s’élever par exemple de 5°, on s’arrange pour lui donner une température de 5° au dessous au moment où l’on commence l’expérience ; alors pendant qu’il se réchauffe pour arriver à la température ambiante, il reçoit du calorique extérieur à peu près autant qu’il en perd lorsqu’il dépasse cette température pour arriver h 5° au dessus.

C’est avec un calorimètre de cette espèce que MM. de la Roche et Bérard ont déterminé les chaleurs spécifiques des gaz. On conçoit aisément quelle habileté il faut pour des recherches aussi délicates , combien il y a de précautions à prendre et de corrections à faire.

2G3. Capacité des solides et des liquides.

Les tableaux suivans contiennent les résultats qui ont été obtenus par les divers procédés.

4oo

I. Tableau des capacités déterminées par MM. Lavoisier et de Laplace.

NOMS DES SUBSTANCES

CAPACITÉS

Eau . . .

Plomb .

Mercure .

Etain .

Oxide rouge de mercure .

o,o5oi

Fer battu .

0,1 io5

Verre sans plomb .

Soufre .

Chaux vive .

Huile d’olive .

Acide sulfurique , densité 1,87 .

Acide nitrique, densité i,3o .

Solution de nitre (nitre 1 , eau 8). . . .

II. Tableau des capacités déterminées par la méthode des mélanges , par MM. Dulong et Petit.

NOMS DES SUBSTANCES

CAPACITÉS moyennes entre o et 100°.

CAPACITÉS, moyennes entre 0 et 3oo°.

Eau. . .

Mercure .

Platine .

Antimoine .

Argent .

Zinc .

Cuivre .

Fer .

Verre .

o,o35o o,o355 o,o547 0,061 1 o,ioi5 o,ioi3 . 0, [ 2 1 8 0,1900

IVe PART., CHAP. I. — CALORIQUE. 4°*

III. Tableau des capacités déterminées par la méthode du refroidissement de MM. Dulong et Petit.

NOMS

DES SUBSTANCES

CAPACITÉS , celle de l’eau étant

prise pour unité.

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