‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie (volume 4)Chapitre 35 sur 131 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

(3) Cette colonne contient les longueurs du pendule, telles qu’elles ont été données par les observateurs. Pour Borda, l’unité est la ligne,- pour M. Biot , elle est le millimètre : mais son pendule est le pendule décimal; pour MM. Freycinet et Duperrey , l’unité est la longueur du pendule de Paris; pour MM. Kater et Sabine , l’unité est le pouce anglais.

(5) Cette colonne contient toutes les longueurs du pendule sexagésimal, exprimées en millimètres et réduites au niveau de la mer, par la formule ordinaire \ L Nous devions adopter le mode uniforme de réduction , pour discuter l’ensemble des observations.

(7) Il est curieux de connaître l’avance ou le retard qu’éprouverait en un jour moyen le pendule à secondes, de Paris, en le supposant transporté successivement sur la verticale de toutes les antres stations et au niveau d e la mer. C’est ce qui est exprimé dans la colonne. Le signe -j- indique que le pendule de Paris serait en avance, et le signe — qu’il serait en retard.

(8) Cette colonne contient les longueurs du pendule à secondes, calculées par l’ensemble de toutes les observations, en les combinant par la méthode des moindres carrés , qui donne la formule

/= 0,99 ioa557 -J- o,oo5o7 188 Stn*K

(9) Cette colonne contient la différence qui a lieu en chaque station, entre les nombres d’oscillations que le pendule calculé et le pendule observé peuvent exécuter en un jour. On voit que ces différences sont en général assez petites, d’ou il résulte que la courbure, calculée par l’ensemble des observations, représente chacune de ces observations d’une manière assez approchée. Cette courbure donne un aplatissement de — i- . La plus grande différence positive est 7 '45 : elle correspond à l’Ile-de- France; c’est un fait très-remarquable, que les observations du capitaine Duperrey s’accordent, avec celles du capitaine Freycinet, à donner une différence aussi forte. S’il est permis de conclure quelque chose sur la forme de la terre au moyen des observations du pendule, il faudrait conclure qu’à l’Ile-de-France il y a dans le sol une densité locale très-considérable, on une grande dépression de niveau. La plus grande différence négative est de — 6"i8; elle correspond à Maranham, qui offrirait, d’après les mêmes conséquences, un sol très-léger ou nn niveau très-relevé, ou peutêtre les deux circonstances à la fois. Le capitaine Sabine a, en effet , observé que Maranham est un terrain d’alluvion très-peu dense.

(10) Cette colonne contient la hauteur en mètres à laquelle s'élève en chaque lien j

le niveau lie la mer calculé an <le**n* *1 n niveau réel, ou la prüfündeUl’ à laquelle

il s’enfonce. Ainsi, à l’Ile-de-France, la surface de la terre serait déprimée de 5oo mètres, et à Maranham elle serait trop élevée de 455 mètres. Il résulte de cette discussion, i°. que les observations du pendule réunies dans ce tableau offrent entre elles un accord remarquable , ce qui prouve que les observateurs ont atteint à un degré d’exactitude satisfaisant; i° que l’aplatissement que l’on en peut déduire par la formule de Clairaut, est sensiblement plus grand que l'aplatissement jL. donné par la théorie de la lune; 3° enfin, que la terre semble présenter en plusieurs de ses points de légères variations dans l’intensité de la pesanteur, qui tiennent sans doute à une action locale des couches delà superficie, ou à une irrégularité de forme, ou peut-être à ces deux circonstances réunies.

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