‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie (volume 4)Chapitre 56 sur 131 · DILATATIONS · texte numérisé non relu

DILATATIONS

MOYEN N RS DU MERCURE, el» volume

TEMPÉRATURES indu) nées pur lu dilatation «lu mercure supposée uniforme.

en fractions ordin.

en frac’ions dccim.

3oo

53oo

o,ooo] 8868

La première colonne contient les températures telles qu’on les déduit du thermomètre à air. La seconde colonne renferme , en fractions vulgaires , et en fractions décimales ,

268 LIVBE ir. --DEU CHALEUR.

les dilatations moyennes absolues du mercure, entre la température o et chacune des températures indiquées dans la première colonne. Enfin la troisième colonne comprend les températures qu’on obtiendrait en supposant uniforme la dilatation du mercure , ou , en d’autres termes , celles qu’indiquerait un thermomètre construit avec ce liquide, en le renfermant dans un vase dont l’expansion suivrait la même loi que la sienne.

172. Nous verrons plus loin que la dilatation cubique du verre des thermomètres est à peu près uniforme, entre o et 100* comme celle du mercure, et qu’elle est de-rr—

ou o,oooo2584 pour chaque degré centigrade. La dilatation du mercure entre ces limites étant de ~o ou 0,0001 801 8 , il en résulte que la dilatation apparente du mercure dans le verre est de 0,0001 5434 ou environ ~ pour chaque degré, et de o à 100°; car la dilatation apparente du mercure dans le verre n’est autre chose que la dilatation absolue de mercure diminuée de la dilatation absolue du verre.

173. La dilatation apparente de l’alcool dans le verre peut s’obtenir en observant la marche d’un thermomètre dont la boule est graduée, c’est-à-dire dont la boule a une capacité connue relativement aux divisions de la tige. Si la boule contient, par exemple, 1000 fois le volume qui correspond à la longueur de 1°, il est évident qu’un accroissement de i° de température donne une dilatation apparente de Il paraît , d’après les observations les plus exactes , que l’alcool très-rectifié se dilate, dans le verre, de o, 12 2536, depuis o à ioo°: ce qui fait environ^ pour la dilatation moyenne correspondante à chaque degré; sur quoi il faut remarquer que la dilatation de l’alcool est loin d’être uniforme, et que cette dilatation moyenne est plus grande que la dilatation des basses températures, et plus petite que les dilatations voisines du point d’ébullition.

174. La dilatation apparente de l’eau dans le verre peut s’observer comme celle de l’alcool. On trouve qu’entre

]'* PART., CHAP. IVj — DILATATION. 2G9

o et 100° elle est à peu près de o,o4386. Nous verrons , en parlant de la densité des liquides, que non-seulement la dilatation de l’eau est irrégulière, mais encore qu’elle offre un phénomène curieux de. contraction à quelques degrés au dessus de o. On voit que la dilatation apparente de l’eau entre o et 1 oo° est à peu près triple de celle du mercure , et que celle de l’alcool est à peu près triple de celle de l’eau.

175. M. Gay-Lussac est parti d’un autre principe pour chercher quelque loi générale de la dilatation des liquides; au lieu de compter ces dilatations à partir d’une même température, comme celle de la glace fondante, il a pris pour chacun d’eux son point d’ébullition , et il a observé les contractions qu’ils éprouvent en se refroidissant d’un

même nombre de degrés.

L’eau bout à loo°

L’alcool h 78°, 4 1

Le sulfure de carbone h 4h°,6o

L’éther sulfurique à 55°, 56

Ainsi , à ces températures différentes , les molécules de ces divers liquides ont des forces répulsives égales; et les lois de dilatation devant être essentiellement liées aux lois des actions moléculaires, on voit que le plus sûr moyen d’arriver h des résultats généraux est d’étudier les contractions qui correspondent à des mêmes abaissemens de température au dessous du point d’ébullition. On doit remarquer toutefois que, sous d’autres pressions, les points d’ébullition seraient différens et ne conserveraient entre eux ni les mêmes rapports ni les mêmes différences.

La table suivante contient les résultats auxquels est parvenu M. Gay-Lussac.

Table des contractions de h en 5 degrés, à partir du point d’ébullition de chaque liquide.

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