‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 124 sur 159 · DÉSIGNATION · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION

DES SUBSTANCES

ÉLÉVATION

DE TEMPÉRATURE que 1 gr. de chaque substance en se brûlant avec l’ox'gène communiquerait à 1 gr.

d’eau.

ÉLÉVATION

DE TEMPÉRATURE que 1 gr. d’oxigène, en brûlant chaque substance,

communiquerait à 1 gr.

d’eau.

Fer .

Hydrogène .

Idem .

Huile d’olive .

Idem .

Cire blanche .

Idem .

Huile de colza épurée.

Suif. .

, Idem .

Éiher sulfurique . . .

Phosphore .

Charbon .

Idem .

Naphte .

Alcool à 42° Baurné . .

Idem, plus aqueux.

Idem, à 33°. . . .

Bois très sec .

De la chaleur animale. — Les corps organisés semblent se soustraire aux lois générales de la chaleur, car ils ne sont presque jamais à la température des milieux dans lesquels ils vivent. Le corps humain n’est point à la température de l’air qui l’environne : les animaux des régions polaires sont plus chauds que la glace sur laquelle ils reposent; ceux des régions équatoriales plus froids, en général, que l’air brûlant qu’ils respirent; les oiseaux ne sont point è la température de l’atmosphère, ni les poissons à la température de l’eau où ils sont plongés. 11 y a donc dans les corps organisés quelque chaleur propre , ou plutôt quelque moyen de produire, suivant le besoin, de la chaleur ou du froid ; car.

la matière pondérable qui les compose doit nécessairement, comme matière pondérable, être soumise aux lois générales de l’équilibre de température. Cette question de la chaleur des corps vivants se réduit à trois points que nous allons successivement examiner: 1® quelle est leur température? 2® quelles sont les quantités de chaleur qu’ils peuvent produire dans un temps donné ? 3® par quels moyens ces quantités de chaleur peuvent-elles être produites?

De la température du corps humain. — La température intérieure paraît être la même dans les différens organes, et elle paraît être la même aussi que celle qu’on obtient en plaint un petit thermomètre sous la langue, et en tenant la louche exactement fermée pendant tout le temps que le thermomètre éprouve des variations. Cette température est de î7® ; l’état de santé et de maladie, l’âge et le climat n’y leuvent produire que de légères différences. MM. Breschet ît Becquerel ont fait dernièrement sur ce sujet un grand lombre d’expériences très intéressantes avec des appareils hermo-électriques d’une grande sensibilité. M. John Davy I fait sur ce point des obseï vations curieuses dans le cours e ses voyages, et surtout dans une traversée des ports de Angleterre à l’île de Ceylan. En prenant à diverses latitudes I température de plusieurs hommes de l’équipage, il a reonnu qu’elle s’accroît en arrivant dans les pays chauds ; cet ccroissement toutefois est assez faible , car il ne s’élève qu’à ® environ. En même temps, M. John Davy a pris des temératures sur des naturels de Ceylan, sur des Hottentots, ur des nègres de Madagascar et de Mozambique, sur des dbinos, sur des Malais, sur des Cipayes, sur des prêtres de ioudha, qui ne mangent que des légumes, et sur des Vaidas, uine mangent que delà viande. Tou tes ces températures sont •ès peu différentes : la plus basse de toutes est de 35,8; elle ppartientà deux Hottentots du cap de Bonne-Espérance: la lus élevée se trouve de 38,9 ; elle appartient à deux enfants ’Européens, nés à Colombo, l’un de 8 et l’autre de 12 ans.

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