‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologieChapitre 126 sur 159 · AMBIANTE · texte numérisé non relu

AMBIANTE

LIEU DE l’observation.

Âmphibttt.

Tortue . .

En mer; lalit. 2* 27’ N.

Idem .

Co ombo.

Tortue Georoetrica. . . .

Cap de Bonne-Espérance.

Idem .

Colombo.

Rana Veotrioosa .

Kandy.

Iguana .

Colombo.

Serpent . . .

Idem.

Idem .

idem.

Idem .

Idem.

Poitton$.

Requin .

En mer ; la tit. 8“ 23' N.

Bonite , au coeur .

Idem; lalil. i* 14' S.

Idem, dans les musc.intér.

Idem.

Truite commune. . . . .

Près Edimbourg.

Poisson volant .

En mer ; lalit. 6» 67’ N.

MollusqMS.

Huître commune .

Près de Colombo.

Limaçon. .... ....

Kandy.

Crustacéi.

Prévisse .

Colombe.

■Crabe .

1 Euvirons de Kandy.

Inteetet.

kcarabée .

Kandy.

IVer-luisant .

Idem.

Maiia orientalis .

Idem.

1 Idem .

Idem.

Krillon .

Cap de Bonne-Espér.

I&uépe .

Kandy.

fkorpioD. O • « .

Idem.

Bulus .

Idem.

Remarques. Pour les amphibies, le nombre qui se trouve pus la colonne de la température ambiante est la lempéra- ■re de l’air ; pour les poissons, l’kuîlre commune et le crabe, St la température de la mer.

On voit que les oiseaux sont de tous les animaux ceux but la température est la plus élevée; les mammifères occubut le second rang; viennent ensuite les amphibies, les bissons et certains insectes ; la dernière classe comprend les lûllusques et les crustacés, qui sont sensiblement à la terairatiire ambiante, ainsi que les vers sur lesquels on a jus- Và présent fait des expériences.

La bonite offre un exemple remarquable ; la mer étant à

27,2, la température de la bonite s’est trouvée de 27°,8 ai cœur, et de 37,2 dans les muscles intérieurs ; le cœur es très près de la surface.

506. Quantités de chaleur produites par divers animaux — Ces quantités de chaleur peuvent être déterminées par 1 calorimètre, et MM. Lavoisier et de Laplace n’avaient pa manqué d’appliquer leur instrument à ce genre de recher ches. Dulong a employé un autre moyen, qui est sans dont le plus précis et le plus ingénieux que l’on puisse imaginer son beau travail sur ce sujet n’est point publié, et nous n pourrons donner ici qu’une idée générale de son appareil ( de ses résultats. L’animal que l’on soumet à l’épreuve e; enfermé, fort à son aise, dans une caisse en cuivre minci qui est plongée dans une grande masse d’eau ; l’air néces saire à la respiration lui est fourni par un gazomètre; 1 produits de la respiration sont conduits au dehors ; ils soi tent à la température de la masse d’eau ; ils sont recueill et analysés. L’expérience dure environ deux heures, et pi l’élévation de température de l’eau, on juge, après avoir fi toutes les corrections, quelle est la quantité de chaleur qu: été fournie par l’animal en expérience. Dulong a détermi ces quantités de chaleur avec une grande précision sur individus de différentes espèces, jeunes ou adultes, can vores ou frugivores. Ces animaux n'ayant à souffrir ni gê ni fatigue, on conçoit que s’ils perdent de la chaleur à chac instant, il faut qu’à chaque instant ils en reproduisent égale quantité, et nous allons voir par quels moyens.

Causes principales de la chaleur des animaux. — L’ qui a servi à la respiration est altéré comme l’air qui a se à la combustion. L’oxigène s’est en partie combiné avec carbone, pour former de l’acide carbonique ; donc, il se f dans les poumons une véritable combustion. Quand Lave sier eut fait cette découverte, la chaleur animale ne fut p un mystère : on en vit la source dans le phénomène de respiration. Cependant, il faut mesurer cette source et savi

si, à elle seule, elle compense exactement les pertes ; c’est ce qu’a fait Dulong. Après avoir déterminé, comme nous venons de le voir, la quantité de chaleur perdue par un animal dans un temps donné, il a cherché la quantité de chaleur produite par la respiration. L’air qui est fourni à l’animal est mesuré par le gazomètre, les altérations qu’il éprouve sont données par l’analyse. Voici ce qu’elles sont : 1® il sort plus humide ; 2® une partie de l’oxigène est remplacée par de l’acide carbonique ; 3® une autre portion de l’oxigène disparaît ; 4® l’aîote n’éprouve que de faibles variations. Admettant que oxigène qui est passé à l’état d’acide carbonique s’est réelement combiné avec du carbone pendant l’inspiration, ou iprès avoir été absorbé, on peut calculer la quantité de chaeur qui en résulte. Admettant ensuite que la quantité d’oxiène qui a disparu s’est combinée avec de l’hydrogène pour brmer de l’eau, on peut pareillement calculer la quantité de laleur qui en résulte. La somme de ces deux quantités de laleur représente certainement toute la chaleur que la reuration peut produire ; or, cette somme représente, dans ertains cas , les ^ de la chaleur perdue par l’animal , et , ans d’autres cas, les ^seulement. Tel est le résultat curieux uquel Dulong a été conduit. Il parait donc qu’il y a dans s animaux, outre la respiration, quelque autre source de haleur. Il reste à savoir si elle se trouve dans les sécrétions iverses qui se font à chaque instant, ou si elle est plus caée et dépendante de l’action plus ou moins énergique du stème nerveux.

bOl . Mélanges réfrigérans. — Nous avons déjà indiqué cause générale du froid qui se produit dans les mélanges frigérans. Si, en même temps qu’il y a fusion dans ces lélanges, il n’y avait pas d’action chimique dégageant de la [haleur, on comprend qu’il suffirait de connaître les capaités des élémens et les quantités de chaleur latente pour ilculer d’avance le degré de froid que l’on peut obtenir avec es élémens donnés ; mais, la question est trop complexe

pour qu’il soit possible à présent d’en faire l’analyse ; nous nous bornerons donc à rapporter les moyens pratiques de faire les mélanges réfrigérans les plus usuels.

Tableau des mélanges réfrigérans.

UÉLAMGES DE NEIGE ET DE SEL , 011 D’ ACIDE ÉTENDU, 00 d’alcali.

abaissement

Dü TBERHOUÈTBB.

Neige . 1

Sel marin . 1

j de 0® à— 17,77

Hydrochlorate de chaux

Neige .

Potasse .

Neige ... .

Neige .

Acide sulfurique étendu .

Neige ou glace pilée .

Sel marin .

Neige et acide nitrique étendu . .

Hydro-chlorate de chaux .

Neige .

Neige ou glace pilée .

Sel maria .

Hydrochlorate d’ammoniaque et

nitrate de potasse .

Neige .

Acide sulfurique étendu .

Acide nitrique étenilu .

Neige ou glace pilée. ......

Sel marin .

Nitrate d’ammoniaque .

Hydrochlorate de chaiix ....

Neige .

Acide sulfurique étendu .

Neige .

} de 0 à— 27,77

I de 0 à— 28,33

1 de— 6,66 à— 51

{ de— 17, 77à— 20,55 ! de— 17,77 à— 43,33 I de— 17,77 à— 54,44

§ 3. Remarques générales sur les sources de chaleur et i

froid.

Les seules sources de chaleur qui nous soient connues so celles qui résultent des actions électriques, des actions mol culaires et des actions mécaniques. Quelques physiologist supposent, il est vrai, qu’il y a aussi des forces organique

différentes des forces chimiques, qui sont capables de développer de la chaleur, mais, jusqu’à présent, les effets calorifiques de ces forces ne sont pas constatés par des expériences assez décisives.

L’incandescence du charbon entre les poses de la pile, la fusion, la volatilisation des métaux, soit par les courans, soit par les décharges des batteries ordinaires, démontrent assez la puissance calorifique de l’électricité; on a déjà essayé par diverses expériences de déterminer les quantités de chaleur, que des courans d’une intensité donnée peuvent développer ; cependant, celte question est loin d’être résolue; il y a trop peu long-temps que l’on sait mesurer les intensités relatives des courans avec une exactitude suffisante.

Les actions moléculaires, considérées comme sources de chaleur, ne comprennent pas seulement les actions chimiques dans leur ensemble et dans toutes leurs particularités, mais elles comprennent aussi les forces expansives des fluides élastiques qui déterminent la formation des vapeurs ou l’augmentation du volume des gaz quand la pression diminue, les actions capillaires et les actions encore peu connues qui se produisent sans doute au contact des corps, quel que soit leur état. C’est à ces actions particulières qu’il faut sans doute rap- )orler les dégagements de chaleur que j’ai constatés autrefois au contact des solides et des liquides, et qui sont quelquefois tels que l’élévation de température est de 8 ou 10 degrés lorsqu’on mouille un solide avec un liquide qui a bien exactement la même température que lui. C’est probablement encore à ces actions qu’il faut rapporter l’ignition spontanée découverte par Dœbereiner, et qui se manifeste lorsque l’éponge de platine se trouve en contact avec un mélange d’hydrogène et d’oxigène, et qui se manifeste aussi, comme l’ont démontré Dulong et M. Thénard, sur certains métaux présentés à certains mélanges gazeux, dans un état de division convenable et sous diverses conditions : l'élévation de température ne va pas toujours jusqu’à l’ignilion, mais il

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sufGt qu’elle se produise pour qu’il soit permis d’admettre qu’il y a là une cause analogue à celle qui agit au contact du platine divisé et du mélange d’hydrogène et d’oxigène.

Les actions mécaniques sont aussi très multipliées et très diverses, lorsqu’on les considère comme sources de chaleur, mais leurs effets sont toujours analogues. Cependant, lorsqu’on veut apprécier et comparer leurs intensités, il faut tenir compte des actions chimiques qui succèdent quelquefois aux actions mécaniques : ainsi, quand l’amadou s’enflamme dans le briquet à air, ou quand le bois s’enflamme par le frottement, il ne faut attribuer à l’action mécanique que l’élévation de température qui est nécessaire pour déterminer l’action chimique et non pas l’élévation de température qui résulte de l’action chimique elle-même. 11 pourrait même arriver, dans les phénomènes de cette nature, que l’action mécanique favorisât la combinaison des élémens autrement que par l’élévation de température, soit par la disposition particulière qu’elle donne aux molécules, soit par d’autres causes ; il est même probable que la détonation des poudres fulminantes, par la friction ou par le choc, est un effet complexe, et que la chaleur produite par l’action mécanique n’est pas la seule force qui détermine l’explosion.

Quand les actions mécaniques agissent seules, comme cela a lieu , par exemple, par le frottement des corps non oxidables, par la compression de l’air dans des vases où il n’y a pas d’élémens combustibles, par la compression des métaux sous l’action du balancier, etc., il devient plus facile de déterminer les quantités de chaleur qui se développent; mais, toutes ces questions n’ont pas encore été étudiées avec la suite et le degré de précision qu’elles méritent.

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