‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 122 sur 240 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

PoUrÎMtîon RoUtoire atomique et magnétique.

195. Je rapproche dans ce cliapitre deux ordres de phéiiomènes qui ont à la fois des analogies incontestables et des différences caractéristiques ; il m'a semblé que c'était le moyen de mieux faire ressortir Timportance de la découverte de M. Faraday, et d'appeler d'une manière plus directe l'attention des jeuoes physiciens sur ces modifications extraordinaires que les ribrations lumineuses reçoivent, soit de la constitution primitive et permanente des corps, soit de la constitution accidentelle et passagère que le maguédsme semble imprimer ou à leurs molécules pondérables ou à la substance éthérée qui les enveloppe. Tarais tenu jusqu'à présent à conserver le nom de polarisation circulaire que Fresnel avait donné au phénomène de la rotation des plans de polarisation ; mais je me range volontiers à l'avis des physiciens qui préfèrent le nom de polarisa^ thn rotatoire; c'est en effet une expression plus générale et qni prèle moins à l'équivoque , puisque la polarisation dont il sagit peut se montrer rectiligne et elliptique aussi bien que circuiaîre.

S 1 . Polarisation rotatoire atomique.

194. Pkéa«aièMe« de eolormtlom des plaines de qmarls perpadle«lmires d Vmxe ém eH«tal, dée««verts par H. Ar«|p*. —

Ces phénomènes se produisent dans les conditions suivantes : un rayon de lumière blanche et polarisée traverse perpendiculairement une lame de cristal de roche à faces parallèles et per-» pendiculaires à Taxe, ayant ime épaisseur comprise entre 1 et 20 ou 30 miUimètres; au sortir du cristal, ce rayon est blanc quan4 on le regarde à l'œil nu, et semble n'avoir épromré aucune modification; mais il se colore des plus vives couletu^ lorsqu'on vient le regarder avec un prisme biréfringent. L'expérience peut se faire avec la lumière des nuées ou par

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projection avec un trait de lumière artificielle ou de lumière solaire.

Pour la lumière des nuées on emploie l'appareil ( Pl. 34, FiG. 17); la plaque de quartz étant posée sur le support t», on la regarde avec un analyseur biréfiîngent qui ne donne pas une trop grande séparation des images, alors on voit les deux faisceaux superposés en partie (Pl. 35, Fig. 1); la portion commune reste blanche, et les autres portions du faisceau ordinaire et du faisceau extraordinaire sont colorées de magnifiques nuances complémentaires Tune de l'autre ; et bien exactement complémentaires, puisqu'au milieu leur superposition donne du blanc.

Faites tourner la plaque sur elle-même, le phénomène n eprouve aucune modification ; laissez la plaque immobile et fàtes tourner au contraire le prilsme biréfringent, pour changer la position de sa section principale par rapport au plan de polarisation primitif du rayon incident, alors les couleurs varient sans cesse, tout en restant complémentaires ; elles montent ou descendent dans Tordre des anneaux, les deux images changeant de rôle tour à tour, poiu* reprendre leurs nuances respectives quand l'analyseur a décrit une circonférence entière; c'est ce qui est représenté (Pl. 35, Fig. 14).

Les expériences sont encore phis curieuses et plus éclatantes quand on opère par projection avec la lumière solaire (Vh. 34, Fig. 21 ), ou avec l'appareil photo-électrique (Pl. 31 a, Fig. l), comme nous l'avons expliqué précédemment (185).

Tels sont les phénomènes si importants pour la science que M. Arago a découverte eji* 18^1 1, pr^cyeici à la naissance de la polarisation, six mois avant la mort de Malus; en même temps qu'il découvrait aussi les premiers phénomènes dfe coloration des lames minces cristaQisées , et dte certains morceaux de verre à faces parallèles. Ses moyens d'^observation, qui ne pouvaîentpas être ceux que nous venons de décrire, hd avaient permis cependant de reconnaître distinctement que les plaques de quartz faisaient tourner le plan primitif de polarisation, il Tavait conclu de ce que le changement de la section principale du pria»* analyseur exerçait une grande influence, tandîs que le changement de position de la lame n*en exerçait aucune {Hfém. dé rinstU.j classe des se. mata, et phys. pour Vanmie tW^î publié en Igl 2).

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