IX. Capacités déterminées par M, Beg/fouU
IfOMS DES SLBSTAI9CES
Eaa distillée .^
Fwf r» de térébenthine
IKssololion de cblomre de ealciiuB Alcool ordinaire, n* I ..........
Id. plot étendu , a* S
/i/. encore plus étendu , a* 3 . .
Aleoôl ordinaire
Acide acétiqne
Bfcrcnre. .....................
TeicDcse ... ..•••.•..........•
EMem-e de citron. . . ;
Pétrolène. ............. ..•.^..
IWnijne ................ .. ..
Jfîtrobenzine .
Qilonupe de •iKciom
Id. de titane
Chloride d^étain
Protodilonnre de pho^hore
Sulfure de carbone « . ,
Elher
£tber luifliydriqne
Etiier iodhydrique. ...»
Alcool....
Elbcr oxalique.
Ea|vit de bois
Etlier iodbyd^qoe
Id. brorobydiique
Chlortwe de aonfire
Acide acétique crisiallisable
CAPAQTÉS
de tO* à 11*.
<i« II* à 10F.
lia 10* à I*.
250. MemApqves Bar les taUeAlix ppéeédèBts. — En 1819, Ddlong et Petit, après avoir détermine les chaleurs spécifiques de divers corps simples (comme on le voit tableau I précédent), ont eu rheureuse idée de multiplier chacune de ces chaleurs spécifiques par réquivalent chimique du corps auquel elle se rapporte, et ils ont ainsi obtenu un nombre à peu près constant (colonne 4 du tableau I) ; ils en cfnt donc tiré cette loi fondamentale : que, pour les corps simples , les chaleurs spécifiques sont en raison inverse des équivalents chimiques. Mais, comme dans le système atomique, les équivalents correspondent à un même nombre d'atomes, et sont, par conséquent, proportionnels aux poids des atomes , il en résulte aussi que les chaleurs spécifiques sont en raison inverse des poids des atomes eux-mêmes ^ c'est-à-dire que II. 38
Ton a. cp = c'p\ p et p' étant les poids des atomes de deux corps simples, et c et c' les capacités de ces corps. On voit que cp est la quantité de chaleur nécessaire pour faire changer de 1* le poids p du premier corps ; c'p est, de même, la quantité de chaleur nécessaire pour faire changer de 1* le poids/?' du deuxième corps; il en résulte enfin qu'il faut des quantités de chaleur ^aJes pour changer de 1® la température des atomes des corps simples, ou, en d'autres termes, que les atomes des corps simples ont exactement la même capacité pour la chaleur.
C'est sous cette dernière forme que Dulong et Petit ont présenté la loi dont il s'agit {Ann. de Chim. et de Phjs.^ 1819, t. X, p. 405). Cependant, comme les capacités se rapportent en général à des poids égaux, il m'a semblé nécessaire, pour éviter les équivoques, de bien indiquer le sens qu'il faut attacher à ces expressions.
A l'époque de cette importante découverte , les chimistes n ayaient pas tous les moyens qu'ils possèdent aujourd'hui pour déterminer la vraie valeur des équivalents, ou le véritable poids des atomes; les lois si remarquables de l'isomorphisme, que Ton doit à M. Mitscherlich, n'étaient pas connues, et, dans un grand nombre de cas, il restait de l'indécision sur le muldple qu'il fallait adopter; aujourd'hui , si les incertitudes ne sont pas levées d'une manière absolue par rapport à tous les jcorps , on connaît du moins des conditions plus nombreuses, plus tranchées et plus précises auxquelles le poids de l'atome doit satisfaire. Ainsi, la loi des capacités est un autre critérium qui vient se joindre à l'ensemble des analogies chimiques, poiu: les confirmer quand elles s'accordent , et pour faire connaître quelles sont les phis fondamentales quand elles ne s'accordent pas.
Cependant la loi des. capacités n'est pas et ne peut pas être mathématiquement exacte, parce qu'il y a des causes accideutelles qui fon( varier la capacité des corps simples,
1^ La capacité change avec la température , et change inégalement pour les différents corps, conune on le voit par les t^' bleaux U, m et DL.
2* Elle change aussi avec l'état d'agrégation : potu* le cuivre recuit et malléable, ML Regnaidt a trouvé, par exemple, 0,0950 et 0,0945, tandis que le même corps écroui et cassant donne seulement 0,0936 et 0,0933. Ces différences deviennent bien ]^