HH>,S03 3»,86R
Id. 4- ffO ....; 2,3» |«,47
Id. 4-2H»0 4,86... 0,53
Id, +3ff0 4,30 ; .... 0,SC
Id, + 4H^ I ,0« 0 ,24
Id. 4-bffO 0,87 0,fO
Id. 4-7HH) , , 0,«8 0,10
Le poids d'adde employé a toujours été ^d'équivalent. Dans toutes les expériences, l'équivalent du premier acide H'p,SO* est 501,16 + 112,5 = 613,66; en prenant le gramme pour unité, cest6l3»',66, dont le 20« est 30«",68; le 20« d'équivalent du deuxième est 36*',3; du troisième, 41 •',93; du quatrième, 47,55 ; du cinquième, 53,18; du sixième, 58*',8, et du septième, 70*%05 ; ce qui correspond toujours au même poids d'acide anhydre , savoir un 20* de 501 , 16 ou 25*',06. L'acide a toujours été versé dans 1000 gramn^es d'eau, contenus dans un creuset de pladne de 1 202 grammes ; l'agitation avait lieu avec tin tube creux de palladium pesant 207'',6, et le thermomètre qui indiquait les températures était petit, ti^ès-sensible et divisé en 80 parties. En réalité, M. (rrcham a employé le graifi au lieu du gramme que j'indique ici ; mai^ ce diangement d'unité ne doit apporter aucun changement dans Us résultats, si ce n'^est peut-être qu'en opérant sur dés masses plus n. 40
6â6 UTllË VU. — DE LA CHALEUR.
grande» on aurait plus d'exactitude. Le creuset était euTeloppé de cotou, afin de négliger la petite perte de dialeur qui se pou* Tait faire pendant le mélange, dont la durée ne dépassait pas 1' ou 2\ Cette correction , cependant, ne serait pas sans influence sulr les résultats, puisqu'on y tient compte des 100"*** de degré.
Si l'on voulait déduire de ces expériences Télévation de tem* pératujre qu'un équivalent d'acide produirait dans un équivalent d'eau, il faudrait prendre le poids jp de l'appareil, en y comprenant Teau et ses autres pièces , réduites en eau, le diviser par 1 1 2,5^ pour avoir le nombre des équivalents rédiaufEés, le nroltiplier par 20, puisque Ton n^a opéré qu'avec un 20* d'équivalent, et enfin multiplier ce dernier produit successivement par les diverses élévations de température observées ; car dans les mélanges dont il s'agit, Tacide était tellement dilué après Topération, qu'en y ajoutant de l'eau on ne pouvait obtenir une élévation sensible de température.
On pourrait bien en déduire aussi les nombres décroissants d'unités de chaleur qu'est capable de dégager 1 gramme d'adde anhydre, lorsqu'on le mêle à une masse connue d'eau, après l'avoir préalablement combiné avec 1 atome d'eau, avec 3, avec 3, etc.; bien entendu que la masse d'eau devrait être assez grande pour que l'acide dégageât toute la chaleur qu'il est capable de dégager.
Mai» les données de l'expérience ne me semblent pas encore assez exactes pour que cea déienDtnalîoii» absolues soient suffisamment apptodiées*
(>peiidant riks permetteirt dès à présent de fiure des cogipin»" sons intcwi«ame»# A^Asi^ la première différence, 1*,47, comprise dans k S* coloMie, fidt vw qn'en preaMit xta «ouvel «tome d'en, l'acide WOfity dent k densité est 1,848, prodmt ime âévadoo de teii^>érature fim petite de 1*,47 ; donc k chalettr oon«»pondante est cette tfok a clé dégagée pu* k combkaîsoo de en deuxiàne «U«»e d'eMi ; denêne kdnkvr^égtg^par bcoai^ binàisoB ^ tioisicnac atome est ivpréstfiuée par 0,53; ceik ^ quatrièiBe Test par a,M, etc., c'eat-àHkre que fe premier aMV d'eau qui M oomlâoe awc k pituoliydrate HH),S(y , d^age *^ tant de ikiknr que ks 4 atomes-smvanis; qae k dewxièpe^fc troisièiiie en Jcgagupt jks qaaotteé» ^gaks; que k quatriàsie «i dégage k moiiié seakmeiit da traîsttme, etc.
GHAP. II. — CHALEUR DES COHBmAlSOiNS. 617
On arait peasé que les quantités de chaleur dégagées par les atomes successifs avaient entre elles des rapports simples; les nombres trouvés par M. Graham ne paraissent pas favorables à cette opinion. Cependant , M. Graham a observé lui-même un phénomène dont il importerait de connaître l'influence ; il a constaté qu'un acide qui vient d'être étendu, donne beaucoup moins de chaleur quand on le laisse réposer pendant quelques jours. Il fandrait savoir si le mélange qui se fait dans les 1000 grammes Qest pas lui-même dans ce cas, et' si, quand on observe le thei^ nomètre, il ne doit pas s'exercer encore une action lente où la lhaleur joue un rôle, et vUn rôle inégal lorsqu'on a versé dos cides diversement concentrés.
II. Oiaîeur absorbée par la dissolution dans l'eau de^ quantités équivalentes de sels cristùllisés (en degrés de Réaumur),
rùisite de magnésie ^ , 7HK) 0«,92 Ç.
ulfate de zinc. ., ; i . .' 1 ,00
rotosolfate de fer .' 1 ,06
alfate de cuivre ; 5HH) 0 fil
ilfate de manganèse ^ 0 ,12
ilfate de nangaaièse ei dé potasse.. • 6HH> 2 , 30
il£ate de magnésie et d'ammoniaque •••• - S «24
ilfate de manganèse et d'ammoniaque, • • • . 2 »24
ilfate de fer et d'ammoniaque.. ••••••• 2 ,27
ifate de fer et de potasse. 2 ,47
irate de zinc et de potasse , . « . 2 ,.60
(fate de cuivre et «Tammoniàqii^. '. . 2 ,63
Ifate de sine el d'ammoniaque 2 ,73
îfate de cuivre et de potasse ^ 3 ,04
£atedeaoode iOBK> 4^9
Ute de potasse •.••••.•••• anhydre i fii
£ate d'ammoniaque^ 0 ,51
omate de potasse , I ,iH
riromate de potasse. •••• ••••..••• 3 ,06
afe de potasse. • . • 3 ,96
rhromate de potasse. .•.•••••••• 2 ,20
iosphate liepotane.*».*.^ • • 2iiK> 2,24
séniate de potasse». «.••••••••«••• •••«•••• 2,26
ne d'ean et dépotasse.»» « • aoh jdre 1 ,95
I. Chaiemr déffsg^ dams rkrdmtutmtt cempUU de $ei$ mmkjdnê. ,
Ile de magnésie. ..••.•.•• # •• y,25 B#
itc de zinc. •.••••• •••••••••*••••••• &tl7
Sulfate de cuivre ^\^^ R.
Sulfate de mangaDcsc • 3 134
Sulfate de magnésie et de potasse 3 ,90
Sulfate de zinc et de potasse '..... 4 ,30
Sulfate de cuivre et de potasse î5 ,01
IV. C/ialeur dégagée par la combinaison du premier atpme d'eau
dans les sulfates magnésiens»
Sulfate d^eau 1S47 R.
Sulfate de cuivre , i ,^'?
Sulfate de manganèse ^ 1 ,*3
Snlfale de magnésie 1 ,30
Sulfate de zinc 1 Jl
Les nombres contenus dans les trois tableaux précédents résultent d'expériences faites dans lés conditions que nous avons indiquées en parlant du premier tableau. On a toujours employé un 20* d'équivalent de chacim des sels , pour le mélanger dans le même appareil avec la même masse d'eau de 1000 grammes.
Après avoir obtenu d'abord les nombres du deuxième tableau, M. Graham a préparé des sels anhydres, sur lesquels il a opéré , et, aux élévations de température qu'ils ont produites, il a ajouté un nombre égal au froid produit par la dissolution du même sel cristallisé; la somme est la chaleur d'hydratation contenue dans le troisième tableau.
Quant aux nombres du quatrième tableau , nous avons déjà vu, en parlant de l'acide sulfiirique, comment le premier a été donné; les autres. résulçcut d'expériences analogues, c'est-à-dire que M. Graham, après avoir agi sur les sels anhydres, a prq»re les mêmes sels avec un atome d'eau , pour les soumettre à la même épreuve; alors, en retranchant la seconde élévation de température de la première, il a obtenu l'élévation de température con*espondant à la chaleur dégagée par le premier atome d eau.
Ces études relatives à l'hydratation et aux dissolutions sont ai quelque sorte le point de départ indispensable pour arriver à une analyse calorifique complète des combinaisons par voie humide ; mais il serait fort désirable que Ton y- joignît en même temps l'étude des variations de densité qu'éprouvent les éléments.
M. Andrews a dirigé ses recherches vers im objet plus général et non moins. inipprtant; il a examiné puirtioilièrement les actions réciproques des acides et des bases, et ses expériw^
CHAP. n. — CHALEUR DES COMBINAISONS. 620
tendent à établie les lois suivantes, qui méritent toute Tattention
des physiciens et des chimistes.
V Loi des acides. — ^Un équivalent àes divers acides ^ combiné
avec la mime base^ produit à peu près la même quantité de chaleur.
2" Loi des base^. — Un équivalent des différentes bases, combiné avec le même ucide \ produit des quantités de chaleur dit férentes.
Z" Loi des sels acides. — Lorsqu'un sel neutre se convertit en A acide, en se combinant avec un ou plqsieurs équivalents racicle, on n'observe aucun changement de température.
4"^ Lois des sels basiques. — Lorsqu^un sel neutre se convertît n sel basique , la combinaison est accompagnée d'un dégage» ie/i{ de chaleur.
31. Andrews a fait ses expériences en dissolvant d*abord seirément les acides et les basés solubles dans des cpiantités d*cau mvenables; en laissant revenir les dissolutions à la température abiante , poor les mêler ensuite et observer le d(*gagement'de aleur. Pour les bases insolubles, elle^ étaient simplement ses en suspension dans l'eau ; par conséquent les chaleurs ob- Tees ont été moindres que si ces bases eussent été dissoutes. Pour la seconde loi, les bases se sont présentées dans l'ordre rant ; . *
Magnésie ^yS^-^
Chaux 3,94-|-
Baryte 3,75
Pousse • . . • 3,62
Soude 3,60
Ammoniaque 3,07
Oxyde de zinc. 2,73 -f-
Oxyde de plomb 2,21 -f-
Oxyde d^argent i ,79 -f-
) signe H^ qui accompagne les bases insolubles montre les pourraient prendre un autre rang si Ton connaissait la ur qu'elles, doivent absorber au moment où elles se dissolsous J'influence de l'acide.
Andrews a cependant constaté lui-même quelques excepremarquables aux lois précédentes. Ainsi le peroxyde de ire donne bien le même dégagement de chaleur avec
l'acide azotique et l'acide acétique ; mais avec les acides chlorhydrique, cyanhydrique et iodhjdrique, il dégage trois fois, cinq fois , neuf fois plus de chaleqr. Pareillement l'acide cyanfaydrique se range à la loi commune locsqu'il agit sur loxyde de mercure , et il s'en écarte au contraire quand il agit sur la potasse, la soude, la -baryte et l'ammoniaque; sur les trois premières il ne donne qu'un 5* de la valeur normale , et sur l'aminoniacjue seulement un 14'.
Les acides phosphorique et arsénique font aussi un peu exception à la troisième loi , car ils donnent un foible dégagement de chaleur lorsqu'ils interviennent pour faire passer leurs sels de l'état neutre à l'état acide»
n résulte des ^eux • premières lois de M. Andrews , que deux dissolutions \de sels neutres, dans leur réaction pour produire des sels nouveaux , ne doivent donner aucun dégagement de chaleur ; c'est ce que M. Hess avait déjà indiqué et constaté; mais il avait expliqué ce résultat par d'autres principes.
261 . De Im chaleur molmale* — Les corps organisés semblent se soustraire aux lois générales de la chaleur, car ils ne sont presque jamais à la température des milieux dans lesquels ifs vivent. Le corps humain n'est point à la température de l'air qui l'environne. Les animaux des régions polaires sont plus chauds que la glace sur laquelle ils reposent ; ceux des régions équatoriales plus froids, en général , que l'air bi*ûlant qu'ils respirent ; les oiseaux ne sont point à la température de l'atmosphère, ni les poissons à la température de l'eau où ils sont plongés. Il y a donc dans les corps organisés quelque chaleur propre, ou plutôt quelque moyen de produire, suivant le besoin, de la chaleur ou du froid ; car la matière pondérable qui les compose doit nécessairement , comme matière pondérable , êti^e soumise aux lois générales de l'équilibre de température. Cette question de la chaleur des corps vivants se réduit à trois points que nous allons successivement examiner : 1* quelle est leur température? 2* quelles sont les quantités de chaleur qu'Os peuvent ^produire dans un temps donné? S® par queb moyens ces quantités de chaleur peuvent-elles être produites ?
De la tempirùXwre du corps humain, — La température intérieure parait être la même dans les difFérents organes, et elle parait être la même ausà que celle qu'on dbtient en plaçant on
CHAP. n. *- CHALEUR AlflMALS* 631
petit thermomètre sous la Tangue , et en tenant ïa bouche exao^ tement fermée pendant tout le temps, que le thermomètre prouve des variations. Celle température est de 37* ; l'état de santé et de maladie^ Tâge et le climat n'y peuvent produire que de légères différences. MM. Breschet et Becquerel ont fait der* mèrement siu* ce sujet un grand nombre d'expériences très-in- Irressantes avec des appareils thermo-électriques d^unç grande sensibilité. M. John Davy a fait sur ce point des observations curieuses dans le coiu^s de ses voyages , et surtout dam une tra* fersée des ports de l'Angleterre à l'fle de Ceylan. En prenant à diverses latitudes la température de plusieurs hommes de l'é* ^page , il a reconnu qu'elle s'accroît en anivant dans les payf chauds; cet accroissement toutefois est assez faible, cal* il ne s'élève qu'à 1® environ. En même temps, M. John Davy a pris des températures sur des naturels de Ceylan', sur des Hotten* tots , sur des nègres de Madagascar et de Mozambique , sur des Albinos , sur des Malais , sur des Gpayes , sur des prêtres de Bouddha , qui ne mangent que des légumes , et sur des.Vaidas, (foi ne mangent que de la viande. Toutes ces températures sont très-peu différentes : la plus basse de toutes est de 35^,8 , elle appartient à deux Hottentots du cap de Bonne-Espéranoe ; la plus élevée se trouve de 38^,9, elle appartient à deux enfants d'Européens, nés à Colombo, l'un de 8 et l'autre de 12 ans.
M. John Davy a observé aussi les températures d'un grand •ombre d'animatix , comme on le voit dans le tableau suivant :
NOM DE L*AIHIMAL.
Sa températare en degrés centigrades.
Température ambiant*.