‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] Planches (volume 2)Chapitre 183 sur 240 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

De Tair et des Tapear» atmosphériques.

272. Obserratioiis barométriques. — Les observations barométriques peuvent conduire à la solution de plusieurs problèmes ijui ont un très-haut degré d'intérêt; mais il serait facile de &'i»garer dans ces recherches, il serait facile d^ faire une foide d'observations parfaitement exactes, et cependant inutiles. Nous devons donc nous attacher ici à indiquer les principales questions que l'on se propose , et à faire connaître les résultats auxquels on est déjà parvenu. Pour atteindre ce but, nous prendrons pour guide un excellent mémoire, dans lequel Bouvard a di^ i-ute avec un soin scrupuleux toutes les observations barométriques de l'Observatoire royal de Paris.

Dans nos climats, on observe le baromètre quatre fois par jour : à neuf heures du matin, à midi, à trois heures après midi, à neuf heures du soir.

L'observation de midi donne la moyeone du mois et de Tannée. Les autres ■ observations servent à déterminer les t^ariations horaires^ ou ce qu'on appelle quelquefois la période barométrique,

La hauteur moyenne du baromètre de Paris, donnée par vingt années d'observations, de 1816 à 1836, est de 756 millimètres ; on peut la regarder comme d'autant plus approchée, que les moyennes annuelles extrêmes ne diffèrent pas de plus de 3 millimètres.

En prenant les moyennes correspondant à chaque vent pour cette longue période, on trouve entre elles des différences considérables; la plus grande hauteur moyenne correspond aux vents de nord et de nord-est , la plus petite aux vents de sud et de sud-ouest; l'excès de la première sur la seconde s'élève à plus de 7 millimètres. Neuf années d'observations faites à Metz, par M. Schuster, montrent ime influence analogue, bien qu'elle soit moins considérable; et cinq années d'observations faites à Marseille, par Gambart, accusent au contraire une influence

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presq*ie nulle : le vent du sud donaant toutefois une hauteur supérieure à la moyenne, les vents d'ouest et de nord-oue»l une liautcur inférieure.

Les varialiuns diurnes du baromètre exigent 'des soins assidus et des instruments très-parfaits; elles se déduisent, comme nous l'avons dit, des troLi observations de neuf heures du mabn, de trois heures et de neuf heures du soir.

Les résultats obtenus par Bouvard sont contoius dans le t*bleau

Hauteur* moyennes annuelles du baromètre poar les différeiOes Ketra du jour, et variations diurnes ntf^ennes qui t'en déduitewt.

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