CHÂP. VI. — APPARENCE DES COMÈTES
smcs du périhélie ; ainsi le soleU reste , dans le système dont il l'st le œntre, le seul corps lumineux par lui-même.
D après les dimensions de leurs queues , il est facile de voir ([ue les comètes ont quelquefois des Tolumes' qui surpassent énormément le globe du soleil , cependant leur masse est presque imperceptible ; car elles reçoivent souvent de la part des planètes et surtout de Jupiter , des perturbations considérahlti gui changent profondément la forme de leurs orbites, mais uaos ces actions mutuelles, c'est la comète seule qui obéit, du moins l'on n'aperçoit aucun dérangement sensible , ni dans la planète, ni même dans ses satellites , dont la masse est très-petite.
D'une autre part, elles sont tellement transparentes, qu'au ^T6rs des parties les plus brillantes de leur masse, qui sont ^os doute les plus conglomérées , on aperçoit les étoiles les )lu$ difficiles à voir; ainsi la brume atmosphérique la plus %'(^re, la plus mince en hauteur, est moins transparente que le 'orps d une comète.
Ces astres, d'une matérialité incontestable, d^un volume pro-* l^eux , presque sans masse et sans opacité , sont fomiés d'éléments qui n'ont rien d'analogue à la surface de la terre , si ce ^fit peut-être nos vapem*s les plus raréfiées^ douées de queU [ues propriétés particulières , se rapprochant à jquelques égards '<^& propriétés peu connues que doit avoir l'air aux linaites de atmosphère.
^ faits une fois établis, la première question qui se présente ur leur constitution physique est celle de savoir si leur forme ^lle que nous la voyons, soit à la vue simple, soit au moyen <^ nos meilleurs instruments, est bien exactement celle de ïinas de matière qui les compose. Il est permis d'en douter : uand nous regardons le disque du soleil ou de la lune, nous ojons près du limbe que l'éclat s'éteint brusquement, et nous cuvons conclure avec certitude qu'il y a là une forme qui s^ar- ^* Nous ne pouvons pas affinner, il est vrai, qu'au dehors de ^ limites visibles, il n'y a ni vapeur, ni fluide, ni matière ^c^conque, mais seulement que de telles enveloppes, si elles '^j^i^t, sont invisibles dans ces conditions. Si, tout à coup, ^^ d'autres conditions , ces atmosphères nous apparaissent y ntot plus , tantôt moins , faudra-t-il conclure que le soleil et lune ont changé de forme? non, assurément; il faudra con-» II. 19
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tûiue qu'autour du globe de ces astres il y a quelque chose qm, suivant les circonstances, devient visible ou invisible. Or, 3 n'y a rien dans les comètes qui ait une forme arrêtée : d'un instant À l'autre la queue paraît phis longue ou plus courte ; par exemple, la figure 10 représente la comète de Halley teUe que M. Herschel Ta vue en 1835, un soir pendant lecrépusr cule, et la figure 9 telle qu'il l'a vue quelques heures après. Qu'y a-t-il eu de changé dans l'intervalle ? est-ce la forme on la visibilité? assurément c'est la virilité ; et, dans le second cas même, on ne peut pas être sûr que tout ce qui constitoût la comète e^ devenu visible ; ainsi la figure 9 est moins incomplète que la figure 10, mais il est probable qu'elle ne représente pas la forme véritable de l'ensç^ible de l'astre.
Jl me paraît donc certain que nous connussons mal la forme des comètes et que les diangements d'aspect qu'elles nous présentent doivent s'ei^liquer plutôt par des conditions particulières de visibilité que par des actions mécaniques violentes qm arrangeraient incessamment d^une autre façon la matière si raréfiée dont elles se conq>osent.
Les comètes télescopiques, doôt le nombre est très-considérable, sont presque toujours sans queues; elles ont une appa* rence vaporeuse arrondie dont l'éclat indécis va s^éteignant veo les bords. Parmi les comètes visibles à l'œil nn, il y en a qudques-unes qui ont aussi cet aspect, seulement elles sont phs larges et plus briUantes; jnais, en général, elles se montrent avec une ou plusieurs queues , on en a compté jusqu'à àt étst" lées en éventail. Toutes les fois qu'on aperçoit une queue simpte ou multiple qui s'évanouit, faute de lumière, à une distance plus ou moins grande, on distingue aussi à l'extrémité opposée œ qu'on appdle la tête de la com^ (Pl. 31 B, Fig. S, 9, 10). La figure 8 représente la comète de 1819, visible à l'ceil nn; les figures 9 et 10 la comète de Halley , observée au tâescope par M. Herschd. On voit que k tête se marque par un édat plus vif, moins large et moins difïus; quelquefois on croit y distinguer une sorte de noyau plus brillaiit , d'autres fob nos sorte d'envdoppe parabolkjue et transparente; aucune de ces £cH:mes n'est limitée d'une manière assez précise pour qtfe Ton puisse avec certitude la considérer c(Hnme im centre princ^^ d'attraction»