‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 1 sur 232 · DES ÉLÉMENTS DE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

DES ÉLÉMENTS DE PHYSIQUE

ET DE MËTËOROLOGIE.

Dans le court espace de temps qui s*est ëcoulé, depuis que la cinquième édition de cet Ouvrage a été soumise au public, les progrès de la science ont éié marqués par de nombreux travaux et par d'importantes découvertes; on a vu de toutes parts y soit en France, soit à Tétranger, une foule déjeunes gens se livrer à des recherches intéressantes et associer ainsi leurs noms aux noms éminents des physiciens qui, dans ces dernières années, ont imprimé une si vive impulsion à toutes les branches de la physique. Tant de résultats nouveaux obtenus en si peu de temps, en France, en Angleterre , en Italie, en Allemagne, en Russie et en Amérique, sont la preuve la plus frappante que la science est pour ainsi dire à sa naissance , et que nous commençons à peine à posséder les vrais moyens d'observation qui doivent nous conduire un jour à enchaîner lensemble des phénomènes naturels par des lois gênénL\es et certaines.

II AVEHTISSEKENT.

Si les grandes divtsioDS de la physique sont tracées depuis longtemps, si la pesanteur, la chaleur, rélectrîcité , le magnétisme, les actions moléculaires, l'acoustique et l'optique, constituent la physique moderne comme la physique ancienne, ce n'est pas une raison de penser que notre siècle est stationnaire ou que la physique est à son terme; on peut en conclure seulement que les forces auxquelles est soumise la matière sont en petit nombre, qu'elles se sont révélées aux anciens observateurs par des phénomènes plus ou moins apparents, et que dès l'origine il a été facile d'en faire la classification et le dénombrement général; on peut en conclure encore que le véritable but de la science n'est pas de chercher à découvrir des forces nouvelles , mais de déterminer les lois et les modes d'action des forces connues. Telle est en effet la direction qui est suivie depuis plus de trois siècles, sur les traces de Kepler, de Galilée, de DescaKes, de Pascal et de Newton, qui ont les premiers ouvert à l'esprit humain cette vaste carrière. Combien de grandes découvertes ont enrichi la science pendant ces trois siècles , les plus brillants de l'histoire du monde ! et cependant combien nos con-

ATERTBSEMENT. * IH

puisent des reBSOurces jusqu'alors inconnues : wpsèê avoir plis son rang dans Tenseigoeinent général pour habituer TinlelligeDoe à la l<^tqoe des faits , qui est à la fois si féconde et si lumineuse , la physique pénètre dans les ateliers pour y porterie goât de l'exactitude et pour y donner Yessor au génie d'invention. C'est par Theurevr ooncouiv de tant de circonstances que les découvertes succèdent aux découvertes avec une rapidité sans exemple, et que nous voyons d'un instant à l'autre un nouvel ordre de phénomènes ouvrir de nouvelles voies à nos recherches.

Au milieu de ce mouvement universel de la science , an milieu des modifications plus ou moins profondes et toujours progressives qu'elle éprouve , les traités élémentaires sont nécessairement incomplets : s'ils présentent avec exao- Aîdude \e tableau de nos connaissances, œ ne peut être que pour l'instant où ils paraissent; quelques mois suffisent pour que ce tableau devienne infidèle. Ce n'est pas oq)endani que telle proposition qui semble vraie aujourd'hui puisse être fausse demain , car nous avons heureusemerft des méthodes expérimentales assez sàres pour ne pas confondre Terreur avec la vérité : les résultats ne cbangeut pas , ils restent constants et acquis au domaine de la science, mais ils s^étendent, ils se généralisent, et surtout, par le seul fait d'une obser%'ation nouvelle , ils peuvent souveut être démontrés d'une manière plus nette ou plus simjde. Dans l'enseignement comme dans les traités spéciaux , il fimt donc s'appliquer avec un soin infini , non«seuIement à ne rien omettre d'essentiel , mais encore à rapprocher les expériences et les faits, et à les classer autant que possible dans un ordre logique qui les enchaîne étroitement.

C'est ce que j'ai essayé de faire avec un nouveau soin dans cette sixième édition .

IV AVERTISSEIEKT.

Elle a dû recevoir, d'une part, des cliaugements nombreux , qui ont eu seulement pour objet de rendre les démonstrations plus claires ou les expt^riences plus concluantes, et, d'autre part, des additions considërablesqui tiennent au progrès de la science , et que je vais indiquer ici très-sommairement.

Dans la première partie de la cbaleur, j'ai introduit les résultats des expériences récentes de M. Pierre sur la dilatatioD des mêmes liquides dont il avait antérieurement déterminé avec tant d'exactitude les densités et les points d'ébullition.

Dans la seconde partie , on trouvera pareillement les derniers travaux de M. Person sur les chaleurs latentes de fusion , et sur les rapports très-dignes de remarque qui se .manifestent entre ces chaleurs latentes et d'autres propriétés physiques des corps auxquels elles appartiennent; .les expériences de M. de Senarmont sur la conductibilité des cristaux , et un résumé des recherches si méthodiques et si précises de MM. de La Provostaye etDesains,surla chaleur rayonnante, particulièrement en ce qui touche aux analogies des rayons calorifiques et des rayons lumineux.

Le magiiclisme . l'électricité et l'électro-roaguétisme i

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