‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 180 sur 232 · É DES COURANTS · texte numérisé non relu

É DES COURANTS

id, par exemple, le résultat d^une

observation :

LoBgneiin ajoutées

Dérûtiont

Tangentes

obsenrées.

des dériations.

iO

iOO

On n^observe d'abord aucune espèce de régularité dans la marche décroissante que prennent les intensités à mesure que la longueur du fil augmente ; mais, si Ton réfléchit que le fil ajouté au circuit primitif n'est pas le seul obstacle que le courant ait à vaincre, et qu^il faut compter aussi pour quelque chose le liquide de l'élément lui-même, le cercle de la boussole et les différents conducteurs qui servent à compléter les conununications , Ton sera conduit à supposer que l'ensemble de ces résistances diverses, que j'appelle résistance de Vêlement^ peut être représenté par une certaine longueur inconnue a; du fil lui-même, qui a été ajouté au circuit; en sorte qu'en réalité les longueurs du circuit, les déviations observées et les tangentes de ces déviations donnent le tableau suivant :

Longvems Djriations Tangentes

do cirGiiiL «bserrées. des déviations.

x-j- iO 28 30 0,543

x-fiOO 4 15 0,074

S*il est vrai, maintenant, que les intensités des courants hydro-électriques soient en raison inverse des longueurs du circuit, comme les intensités des courants thermo-électriques, il sera fiaidle de tirer de ces résultats la valeur de x , qui alors devra être constante. Or, en comparant d'après ce principe la première observation avec chacune des suivantes, on en tire en e£fSet des valeurs de œ très-peu différentes l'une de l'autre ; ces valeurs sont :4'',11 ; 4,06; 4,03;4,14; 4,09; dont la moyenne

6S0 irrRE m. — magnétisme et électricité.

Ainsi la résistance de l'élément est exprimée par 4^,09 du fil de cuivre dont les longueurs différentes ont été ajoutées aii circuit. En adoptant cette longueur et la loi générale des intensités en raison inverse de la longaeur totale du circuit , l'on peut aisément calculer les déviations qui auraient dû être obtenues, et les comparer à celles que l'observation directe a données.

Voici le tableau des résultats :

Lon^Bcurs

DériadoB»

Déviations

du circuit.

calculées.

observées.

OÎ^OC

^rw

Une telle coïncidence entre les résultats direcis de Fobserfation et ceux qui se déduisent de la loi générale appliquée aox courants hydro-électriques , ne peut laisser àfi doute sor Texactitade de cette loi.

Je ne cite ici qu'un exemple pour donner une idée de la méthode d'observation; mais je dois ajouter que les expériences ont été variées autant que pouvait Teidger Timpoitance do sujet , que de nombreuses séries ont été faites avec des élémeats très-énergiques ou très-affaiblis, et atec des fils très4>ons et trèsmauvais conducteurs, comme l'or, l'argent, le platine, le laiton et le fer. J'ajouterai seulement que les fils de fer ou de laiton, quoique pris bout à bout dans la même pièce , n'ont pas toujours une conductibilité constante, et que tous les résultats n'of&ent pas une concordance aussi parfaite que ceux que nous venons àe rapporter ; maïs , lorsqu'on prend la peine d'observer directement la conductibilité et d'en tenir compte , toutes les petites irrégularités disparaissent.

Lorsque la résistance d'un élément est une fois déterminée au moyen d'un fil dont on connaît la section et la conductibilité, il est facile de trouver le nombre qui doit l'exprimer lorsqu'on emploie aux expériences un autre fil quelconqné : cette résistance) par exemple, qui est 4,08 pour le fil de l'expérience précédente, serait 408°" pour un fil de même diamètre dont la conductibilité serait 100 fois plus grande, etc., etc. On peut même, ccHiinieje

CHâP. YI. — LOIS DE L'INTENSITÉ DES GOURANTS. 631

Tavais fait autrefois , employer ce moyen pour déterminer là conductibilité relative des différents métaux ; mais les éléments ordinaires à la Wollaston ou en hélice, que j'employais alors, éprouvent de telles variations dintcnsité, qu'il est impossible en les employant de démontrer la loi dont il s'agit avec une précî* ^on suffisante.

Il résulte enfin de ces observations que , pour les sources hydro-électriques conune pour les sources thermo-électriques, l'intensité du courant est en raison directe de la- section et de lu conductibihté , et en raison inverse de la longueur, totale ; mais cette longueur totale n'est point la longueur apparente : c'est la longueur de toutes les diverses parties du courant, réduites à une même section et a une même conductibihté par les principes que nous avons développés (276).

286. ConvaiiU dérivés. — Les formules des coui-ants dérivés que nous avons établies précédemment (278) s'appliquent sans aucune restriction aux courants hydro-électriques, lorsqu'on t déterminé, conune nous venons de le faire, la résistance de la source qui donne naissance au courant; seulement, il faut avoir soin d^exprimer la longueur totale du circuit en y faisant entrer cette résistance avec la valeur numérique qu'elle doit avoir diaprés la section et la conductibilité que l'on choisit , poiu* exprimer les longueurs de toutes les autres parties du circuit.

Les résultats de ces formules sont ici beaucoup plus faciles à vérifier, parce que les courants ont une intensité beaucoup plus grande ; les appareils dont je me suis servi pour ces vérifications sont des boussoles de sinus analogues à celles qui sont représentées dans les figures 16 et 21, mais ayant des sensibilités différentes suivant les intensités qu'il s'agissait d'observer.

287. Lois de l*laleaslté des coorants produits par nue pile. — Les piles qui m*ont servi dans ces recherches ont été composées avec des éléments analogues à celui qui est représenté (Pl. 22, FiG. 24); on les a disposés d'une manière convenable pour observer chacun d'eux séparément : nous citerons ici une seule série d'expériences faites avec une pile de 6 éléments pour indiquer la mardie qui a été suivie.

On a déterminé d'abord l'intensité individuelle et la résistance de chaque élément.

Voici le tableau des résultats :

NITHÉROS dn

XLBMRim.

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