Nous avons déjà indiqué (239) l'appareil qui sert ordi
LITBE n. — HAGNtnSKE ET ÉLECTRICITÉ.
r la décompoMtion de l'cao (Pt. ÎS, Tig. 10); B de platine étant mis en communication, l'un arec le pÂle positif, et l'autre avec le pôle négatif de la ptle, l'eau est dÀXHnposée ; la cloche du pôle poàtif se remplit d'oxygène, et odio Âi pôle négatif d'hydrogène. Cet appareil se nomme voltamètre; il peut recevoir des dispositions diffàientes : celle qui est loprésentée (Pl. 21, Fig. 27, 28), et qui est décrite (995), est assez commode. Cependant, dans mes dernières redierdieSi j'ai adopté de préférence la disposition qui est indi^aée (Pl. .13, Fig. 20); les appareils x, jy z, entièrement de TStilB, lArrent i mettre les cloches en place et à les retii'er latsqd'eDek oontiennent des liquides que l'on ne peut pas toucber iTSclet Acngts.
H. T'vndftj a proposé d'appeler électrodes les £ls du voltaniiV tre, et en g^DÏral les corps conducteurs qui sont d'une part en etnpmnmcaâEm avec la pile, et de l'autre avec un milieu sui leqodle oonrant exerce des actions chimiques. Cette cxpressioii, heureusement choisie , a été acceptée ; ainsi dans toute action dânùipa de Ia.pfle nous aurons à considérer les deux électrod», V^ec^oia poiltif et V électrode négatif, qui pourront être, l'on et l'autre, 1àan& d'une substance conductrice i(uelcoiM]ue. Ia nature des électrodes exerce, <-n général , une double iitilueun- ; l'une sur rînti-jisité m^-me du courant, comme nous l'iivum iléji constaté ^20."ï% l'autre sur hi nature des composi's cliimîque qui se peuvent former.
Les physiciens paraissent Jispo&és à accepter aussi l'expns-
CHA?u Vn. — DÉCOMPOSITION DE L'EAU. 655
'état acttiel de la science , ancun întërêt sérienx à résoudre la [oestion, et à savoir si l'ean parfeitement pure est ou n'est, pas lisohnnent indécomposable par le courant électrique.
En parlant de la décomposition de Teau , nous supposerons lonc toujours qu'il s'agît d'une eau acidulée ou alcaline; on a ontume de mettre dans les voltamètres d'épreuve, de l'eau »ntenaiït depuis ^ jusqu'à -^ d'acide sulfarique ordinaire; lans ce cas , l'acide siilfurique n'est jamais décomposé , et l'on «cueille un volume d'oxygène au pôle positif et deux volumes l'hydrogène au pôle négatif.
Lorsque les électrodes sont de platine, le métal n'est pas ataqué d'une manière appréciable; quelques physiciens pensent p'îl est en partie oxydé ; mais il ne paraît pas que jusqu'à présent on ait recueilli une masse pondérable de cet oxyde , pour m constater les caractères, soit par l'analyse, soit par l'étude le ses propriétés.
Quand l'électrode positif se comWne aisément avec l'oxygène, ous la double influence de l'électricité et du milieu aoîbiant, 'oxygène entre en totalité en combinaison, aucune bulle ne se iépige de l'électrode'; alors plusieurs phénomènes divers peurent se présenter : si l'oxyde est solnble dans l'électrolyte ou lans le bain , il se dissout à mesure qu'il se forme , pour comloscr un sel dont il est T acide ou la base ; s'il est insoluble et inducteur, il devient lui-même électrode, et l'action continue; nais en général une partie de l'oxygène se dégage, tandis que 'antre continue à oxyder l'électrode primitif; enfin, si l'oxyde st insoluble et mauvais conducteur , Télectrolysation cesse bienftttout à fait, à moins que l'on n'emploie des courants trèsinergiques qui le détachent à mesure qu'il se forme : dans ce as, une partie de Toxygènc se dégage encore, et il se forme 81 précipité.
Aussitôt que l'oxyde est entré en combinaison pour former tu sel , il arrive souvent que ce sel est insoluble : alors il se précipite ; mais, s*îl est soluble , il éprouve presque toujours luinême une décomposition ; alors les phénomènes électrolytiques leriennent analogues à ceux que présentent les dissolutions saines dont nous devons nous occuper un peu plus loin.
Sans entrer à cet égard dans de trop longs détails , nous devons citer quelques exemples : dans l'eau acidulée avec l'acide
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tiplicateur pour avoir la plus grande sensibilité possible. A défaut de cette méthode directe, on pourrait employer une méthode indirecte en ajoutant successivement au circuit de la pile deux longueurs difîérentes du même fil de cuivre, et, en observant les intensités correspondantes, on en déduirait aisément que le circuit de la pile diminue l'intensité du courant autant que le ferait une longueur déterminée de ce fil. Mais de simples tâtonnements ont conduit à la construction d^un multiplicateur qui remplit le but avec une sensibilité suffisante. Nous venrons k l'article de la chaleur rayonnante les belles recherches qui ont été faites par M. Melloni au moyen de cet appareil, auquel il a donné le nom de thermo-multiplicateur.
Courants hydro-électriques.