‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 70 sur 232 · CHAP. L — DILATATION DES GAZ · texte numérisé non relu

CHAP. L — DILATATION DES GAZ

dans la formule et qui donnent la température cher-

^position des expériences est représentée dans la figure 8. fourneau carré construit en briques réfractaires et apà ce genre d^expériences; c'est-à-dire qu'il est disposé * Ton puisse aisément y mettre du charbon et gouverner oit par la clef qui se trouve au tuyau /, soit par le rei ferme le cendrier r, l'air n'ayant aucune autre issue. une moufle de fer vue plus en grand (Fig. 6) portée sur barreaux, et destinée à recevoir le réservoir de platine : mfle se ferme aux deux bouts par des couvercles de fer; id aisément dans toute son étendue une température unii^elle communique au réservoir de platine, parce qu'elle mtes parts environnée de charbons , et parce que le tihit régulièrement au travers des barreaux de la grille , ère à donner partout tinc combustion à peu près ^[aledve. Lorsqu'on veut faire ime observation , on ferme le 1 , et avec le cathétomètre on observe si le niveau du se maintient bien immobile dans les deux tubes t et s^ note la division correspondante du tube f, ou plutôt la du cathétomètre sur lequel le tube est repéré; on note e temps la hauteur du baromètre , et la température e du tube t et des tubes de communication, lit ainsi diverses séries d'expériences : 1* pour évaluer ératures correspondantes aux diverses nuances de rouge ; regardait par un tube la couleur intérieure de la moufle ■ervoir; 2* pour déterminer la température de la fusion et de l'argent : alors on mettait dans la moufle , contre rmr, de petites coupelles contenant les métaux; 3^ pour lier les capacités du platine pour la chaleur à diverses tores : alors on mettait dans la moufle, près du résert creuset de platine épais contenant une boule de même B 178 grammes (voy. IP vol., Calorimétrie). apadtés du platine, en continuant la loi trouvée , m'ont d'apprécier ensuite les températures plus hautes que oxquelles je pouvais exposer mon appareil. Ces andennes

S40 LIVRE 11. — CHALEUR. — PREUËltB PARTIE.

Coolran da platine. Tempicttiott.

Rouge naissant S2S

RoDge sombre 700

Cerise naissant 800

Cerise 900

Cerise clair 1000

Orangé foncé , 1100 -

Orangé clair 1200

Blanc 1300

Blanc soudant 1400

Blanc éblouissant ItlOO

Ces indications ne sont pas aus» vagues qu'elles pov 1« paraître au premier abord. Lorsqu'on est parvenu k la marche comparative des nuauces de in couleuF et des de chaleur marqués par le pyromètre à air, il est facâl convaincre qu'avec un peu d'habitude on ne se trom de 50* sur la vciîtable température d'un corps dont a observer la nuance sans reEets étrangers.

13it. A|ipUcatt«B d« 1* dllatBlloB des c*>- — S^HpUa 4e SMMten on appareil deatlaë * Haesiircr !• pre— Iwi sphérltae p*r la leiapéralnre de l'air. — Cet appareil est sente dans la figure IS; il se compose d'un thermomèti cool ai, et d'un tube à air ceU^ recourbé en e, et ouva extrémité supérieure d. Le réservoir c du tube à air e Vintérieur du réservoir du thermomètre, de telle sorte i trouve enveloppé complètement par l'alcool ; la partie ïnl

CHAP. I. — DILATATION DES GkZ, 241

qu'il soit possible de graduer l'appareil de telle sorte que les efTets de la température étant connus, Ton puisse en déduire ci'ux de la pression, et par suite, la valeur absolue de cette pression en centimètres ou millimètres de mercure.

Voici comment on procède à cette graduation : on choisit uu instant où le baromètre marque 760 millimètres, on met tout l'appareil à la glace fondante, et Ton marque le zéro sur Té* chelie du thermomètre aby et le point de 760 vis-à-vis le sommet de la colonne d'huile dans la branche ouverte du tube ; ce point de 760 se marque sur jme échelle mobile m qui se repère sur Tei^helle fixe du thermomètre ab ; la température restant 0, on produit une dépression qui soit, par exemple, de 30 millimètres dans Tair atmosphérique qui agit sur la branche ouverte ; alors lliuile monte, et Ton marque 730 millimètres au point où ell ^ s arrête sur l'échelle mobile, qui toutefois est restée en place, toujours repérée sur l'échelle thermométrique. L'espace compris entre 760 et 730 se divise en 30 parties égales, dont chacune correspond à 1 millimètre de mercure ; c'est-à-dire que la tem* pérature étant à 0, si la colonne d'huile correspond, par exemple, tux divisions 740 ou 750 de l'échelle mobile bien repérée et uîse en place, on en conclut que la pression atmosphérique est le 740 ou 750 millimètres de mercure. La température restant toujours à 0, on produit encore sur l'air ambiant une surpres^ tkm de 30 millimètres; le sommet de la colonne d'huile dea* œnd dans la branche fermée , et Ton marque de même 790 F au point où elle s'arrête sur l'échelle mobile ; l'espace compris entre 790 et 760 est un peu moindre que l'espace compris entre 760 et 730, mais il se divise comme lui en 30 parties égales dont chacune correspond à 1 millimètre de mercure.

Ainsi l'appareil est gradué pour la température zéro; c'està-dire qu'il est propre à marquer les pressions atmosphériques, toutes les fois que l'appareil sera à la températui*e 0; il suiBra en effet de repérer d'abord Véchelle mobile des près» sions sur l'échelle thermométrique, et de lire ensuite sur la première la division qui corre^nd au sonunet de la colonne dlioile.

La sensibilité de l'appareil dépend évidemment du chemin que parcourt le sonunet de la colonne d'huile pour un changement I. i6

ut LIVRE II. — CEULECR. — PREUIÈRE PARTIE.

depresûon d'un millimètre; et ce cliemio parcouru .r e&t lui méïae tlonué par

Le ùgne supérieur corrospoud à une diminution de pre^^liiii, et le Mgne inférieur à une augmentation; c est le volume de Tair de l'appareil, et r le rayon du tube. On peut choisir v ot r de telle sorte que x soit égal à 2, 3 ou 4 millimètres, c'cst-ùdire de telle sorte que le sympîéiomètre soit deux, trois ou quatpe fois plus sensible que le baromîtrc.

Ce que nous avons dit de la graduation à 0 s' applique rai t tout aussi bien à une autre température, par exemple à la tempéi-ature des cares de l'Observatoire, et, dans ce dernier cas, la graduation serait suffisante , parce que l'appareil devrait conserver toujours la température fixe de sa graduation. Mais il n'en est plus ài même pour un appareil destiné à subir toutes les variations Je température ambiante. Alors, si l'on veut lui donner une exactitude sufiisante, il est nécessaire de répéter la même graduation pour une seconde température, par exemple à 16*, en procédant exactement conunc nous l'avons indiqué pour la température zéro. Seulement, après avoir repéré l'éclielle mobile d» pressons sur l'édielle fixe des températures, de manière que le 760 des 15* tombe sur elle au même point que le 760 de li température 0, il est évident que les nombres 730 et 790 des 15* iront tomber plus loin de part et d'autre de 760, et qu'il faudra en conséquence écrire ces nombres sur une autre ligne verticale

LITftE IL — CHALEUR. — PREMIÈUE PARTIE. 243

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