‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 79 sur 232 · S^Udiacatlea. -^ Quand les Uquides passent à Tétat · texte numérisé non relu

S^Udiacatlea. -^ Quand les Uquides passent à Tétat

270 LIVRE II. — CtLVLEUR. — PREHIÈBE PARTIE,

solide , on observe en général deux conditions coire^ondanles il celles de la fusion : premièrement, la soUdification s'opère à une température fixe, qui est celle de la fusion; secondement, tout le calorique latent, qui a été absorbé pendant la fusion, est reproduit et dégagé pendant la solidification. Il suffit d'un tlier* momètrc ou d'un pyromètre pour démontrer la première de ces vérités; quant à la deuxième, nous ne pourrons indiquer comment on la constate par l'expérience que quand nous doniierom les moyens de mesurer les quantité» de calorique latent (t. II, Colorimétrie). On sait cependant, et cette observation a été faite en 1724 par Fabrcnheit, on sait que, dans certaines <nrconstaUces, l'eau pure peut être amenée jusqu'à 10 ou 12* au-dessous de zéro, sans se congeler; c'est une sorte d'exception qui se présente dans c]uelques autres liquides. Ce pbéuomène, (}uî H lieu quelquefois à l'air libre, se manifeste plus sûrement quand Li surface du liquide ne supporte plus qu'une faible pression produite par de l'air ou de la vapeur : aussi, pour TcJjservCT, il convient d'enfermer le liquide dans des tubes que l'on scdle après y avoir fait le vide, ou de le placer sous le récipient de k machine pneumatique, et ensuite de refroidir graduellement, ea ! évitant autant qu'il est possible, toute espèce d'agitation. Akns, après un certain degré de refroidisscmeut , il suffit d'imprimer at liquide quelque secousse légère, ou de jeter dans sa masse qudques fragments d'un corps solide quelconque , pour détenniner à l'instant une solidification plus ou moins complète. Eu méow temps, le ihermomèlre , qui îtidiqiiiiii riili^ilsstment de icmpé-

CHàP. -I. — FUSION ET SOLIDIFICATIOIf. : 271

is de suUate de soude présentent des phénomènes analo* ces dissolutions saturées à chaud laissent peu à peu déle 9el de soude , lorsqu'elles se refroidissent à Vair libre ; i on les enferme dans des tubes efHlés que Ton scelle à le , après les ayoir purgés d'air par l'ébuUition , le reiroisnt ne donne plus de précipité, et dès que Ton brise la eflBlée pour laisser entrer l'air, il j a précipité presque t âévatîon de la température.

I ces cas exceptionnels, quand le retour à l'état solide se degré naturel de la fusion, il se fait toujours lentement . aucune élévation de température. Par exemple, quand ^ à 0, la congélation commence en général sur plusieurs à la fois, et, sur tous ces points, les premières molécules gèlent donnent leur caloricjuc latent aux molécules voisiai sont par là maintenues à-l'état liquide pendant quelques bi de plus. C^est pourquoi Ton aperçoit d'abord des lames \ de glace, ou des aiguilles très-fines, ou des filaments croisent de mille manières dans la masse du liquide. A une e.distance de ces premiers filaments, il s'en forme d'aut ainsi de suite , jusqu'à ce que la chaleur latente se soit peu dissipée , et cpie le froid ait pu saisir successiyement les molécules liquides pour les réunir en une seule masse Sans le calorique latent , la solidification des corps se fe* . un instant. Ainsi, la rapidité de la solidification dépend xmdance de la chaleur qui se dégage, et de la facilité iquelle elle peut se dissiper.

I même substance liquide peut prendre, en se solidifiant, pects et des propriétés très-diflërentes. Quand le phéiiose produit lentement et sans trouble , il arrive ordinaire* que la substance se cristallise ou qu'elle . prend la plus s densité dont elle soit susceptible. Au contraire, quand !OÎdîssement est prompt, et quand la masse liquide est de quelque manière , les molécules n'ont pas le temps de ûper^etde s'arranger; elles se précipitent brusquement, et Dt un solide dont toutes les parties intérieures sont dans Lt plus ou moins forcé. Donnons quelques exemples de ces modeâ de solidification.

iPsIdUsaeneKt lent. — Quand l'eau gèle lentement, exposée à a couches minces, par une température peu inférieure à zéro ^

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on aperçoit des traces manifestes de cristaUisatioa ; des aiguilles entrelacées et des plaques plus ou moins large», composant des sortes de dessin , des imitations de plantes ou de feuiUes indéfiniment Taiîées. Ce phénomène curieux se produit en liirer, sur les carreaux des fenêtres , et sur le sol humide où se trouveot quelques flaques d'eau de peu d'épaisseur. Ou l'observe enctn sur de grands bassins , quand la surface des eaux n'est pu agitée par le vent ; alors , en soulevant la glace avec précau^on, il n'eM pas rare de trouver sur sa face inférieure une multitude de lames isolées, très-minces, mais longues, larges et pénétrant dans l'eau à une assez grande profondeur. Ce ri^an déliât prouve bien, que cliaque lame qui se solidifie, reste pcudaiU quelque temps, comme enveloppée par les couches liquides qui ont reçu sa chaleur latente.

Le Soufre fondu dans un grand creuset de terre et rcfraiili lentement présente un phénomène analogue : si Ton brise la croftte superficielle aussitôt qu'elle a acquis 1 ou 2 mîllimi-trM d'épaisseur, pour décanter le liquide intérieur, on voit en ellfet ^ que cette portion encore liquide était pénétrée et comme sillon- . née par un nombre infini d'aiguilles ou plutôt de longues pyia- j, mides à faces planes et syniétriqnes. Le bismuth a nu autre ^ mode de cristallisation non moins airieux qui se manifeste par ^ une expérience analogue. Aprè^ avoir fait fondre ce métal dus .^ un creuset, on l'agite avec un peu d'azotate de potasse peurle j purifier, ensuite on le verse dans un têt de terre, un peu J chauffé d'fl'fancc ; puis , la s\nf»c« éumt pr\w vt «n peu ferme nn

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