CHAP. I. — FUSION ET SOLIDIFICATION
on 150^, il laisse dégager sa chaleur latente, et s^élève rapilement à une température de 40^ ou 50^ plus haute que celle tu baii>. Dans son état cristallisé son point de ftision paraît être
eoTiron 217«.
Le phosphore maintenu pendant huit ou dix jours à une tem- «rature d'environ 240 à 250* , à Fabri de tout contact de Tair, t de tout corps exerçant sur lui quelque action chimique , se nmslbrme en une poudre rouge carmin, ou même en une Basse cohérente ayaùt l'aspect de l'hématite ( Sehrôtter , Comp" "9$ rendus de V Académie des Sciences ^ 1848 et 1850). C'est kl phosphore amorphe , sa dureté est comprise entre celle du fadi calcaire et du spath fluor , et sa densité un peu supérieure i œlle du phosphore ordinaire. Dans cet état il est insoluble kns Véther, l'alcool, l'huile de naphte, le chlorure de phosphore ; non-seulement il est inaltérable à l'air aux températures ordinaires, mais il ne prend feu qu'à la température de 260^, ^ est celle où il commence à repasser à l'état ordinaire , lorsqu'on le chauffe dans un gaz inerte.
MAP. II. — VAPEURS DANS LE VIDE. t79
ssance à la sar&ce des liquides par Faction dissolrante de r, et que cette même cause était encore nécessaire pour les intenir suspendues dans Tatmosplière. Pour montrer la (ausf de cette opinion ^ et en même temps pour étudier les pro-^ kés remarquables des rapeurs, le moyen le plus simple con- 9 à leur otbir un espace vide d^air et de gaz , dans lequel % puissent se déyelopper Ebrement par elles-mêmes. Le yide ométricpie est éminemment propre à ce genre d'expériences, i-«enleinent parce qu'il est aussi parfait qu'il soit possible, m atissi parce que 1» colonne de mercure étant mobile , elle Kt indiquer, par sa dépression, Ténergie de la force expansive s'exerce sur son ^mmet.
{opposons donc que, dans une large cuvette (^/(Fig. 2, Pl. 10), fi^ose deux baromètres b et b' qui donnent très-exactement piesson de l'atmosphère , et qu'ensuite , au moyen d'une pine recouibée , on fasse passer une petite quantité d'eau dans tube du baromètre b' ; l'eau s'élève en vertu de sa légèreté iôfiqae, elle arrive bientôt dans le vide de Torricelli , et, à stant, on voit le sommet de la colonne qui descend de plu-* irs millimètres. Ce n'est pas le poids de la petite colonne an supérieure qui a pu déprimer le mercure ; ce n'est pas non s l'air qu'elle aurait pu contenir et qui se serait dégagé, car K la supposons parfaitement purgée d'air. Il faut donc que substance propre de l'eau se soit vaporisée dans le vide, et » sa vapeur ait une propriété pareille à celle que nous avons pelée la force expansive , la force élastique ou la tension des s, car elle agît comme ferait une petite quantité d'air que l'on rait fait passer au-dessus du mercure.
La mesure de cette force élastique est donnée par la dépresiftj c'est-à-dire par l'abaissement du sommet t au-dessous du Domet c, ou en général par la différence de hauteur entre le li baromètre 6 et le baromètre à vapeur b'. En effet, si le mmet / est déprimé, par exemple, de quinze millimètres au- 9BOUS du sommet c, c^est qu'Û s'est développé dans le vide, hdessns de f, une force élastique qui fait équilibre à cette cornie de mercure de quinze millimètres.
Un troisième baromètre A', que l'on mettrait à côté des deux temiers et dans lequel on ferait passer un autre liquide, de l'éer sulfiirique par exemple, éprouverait aussi une dépression
instantanée, et une dépression beaucoup plus grande que celle du baromètre h\ car, en faisant Texpérience à la température ordinaire , le sonmiet tomberait à peu près à la moitié de k hauteur du baromètre h. D'où il résulte que, dans ces circonstances , la force élastique de la vapeur d'éther sulfurique est à peu près une demi-pression atmosphérique.
L^appareil représenté (Fig. 7, Pl. 10) est destiné à montrer les diverses forces élastiques des vapeurs différentes , et à ea donner la mesure au même instant. Il se compose d^une cuvette rectangulaire de fonte dans laquelle plongent sept ou huit tubes barométriques contenant des substances différentes; chaque tube a son échelle, dont le Oest àTextrémité inférieure des deux pointes d'acier «, a' : pour amener le niveau du mercure de la curette à Taffleurement de ces pointes , il suffit de tourner la- vis v qui fait monter ou descendre le flotteur f\ les vis calantes du pied de l'appareil servent à rendre horizontale la ligne des pointes. Alors, il suffit d'estimer la dépression de chaque tube par rapport à celui du milieu, qui est un baromètre ordinaire. Les substances que Ton soumet ainsi à l'expérience sont l'alcool, les éthers , le» huiles essentielles, le camphre, le musc, etc.
150. Du maximapi de tensloii des Tapeara. — 11 est évident que la force expansive des vapeurs s'exerce dans tous les sens, comme la force expansive des gaz; il est évident aussi qu'elle s'exerce indéfiniment , c'est-à-dire qu'une quantité de vapeur, quelque petite qu'elle soit , se répand de toutes parts dans un espace vide, quelque grand qu'il puisse être , et qu'elle va s'arrêter aux parois qui limitent cet espace en y exerçant une pression plus ou moins forte. Ainsi, la moindre parcelle d'eau devient capable, en se vaporisant, de prendre un volume de plusieurs milliers de mètres cubes , comme ferait la moindre parcelle d'air en se répandant dans cet espace . Mais, si les vapeurs ont une fqrce expansive indéfinie, par laquelle elles peuvent prendre des volumes indéfiniment grands , elles n'ont pas une force élastique indéfiniment croissante, par laquelle elles puissent résister aux pressions qu'on exerce sur elles , et se réduire à prendre des volumes de plus en plus petits : nous allons voir en effet que, de la vapeur étant donnée, si on essaye de la comprimer pour augmenter sa force élastique^ on arrive à un point ou ^ette vapeur se condense et repasse à l'état liquide plutôt que de