EN COUCHES
verte par de l'argile ; que lé lignite , qui se trouve aussi en couches» est recouvert par de la pierre à chaux ou de Fargile , etc.
Vn nombre infini d'observations faites sur tous les points du globe , ont prouvé d'une manière certaine que tel terrain ne se trouve jamais sous tel autre; d'où l'on en a tout naturellement conclu que celui qui se trouve constamment au-dessous, a été déposé avant celui qui est au-dessus , et qu'il est plus an* cien. Or, ceci se rattache directement à l'art des mines, car il résulte de ces observations que ce serait une folie, par exemple, de chercher à traverser le granit , dans l'espérance de trouver du terrain houiller au-dessous, puisque jusqu'à présent le granit * proprement dit a toujours été trouvé recouvert ps^r tous les autres terrains et n'en a jamais recouvert aucun : c'est 1^ roche primitive p^ir ei^cellence.
Ce serait encore une autre folie que de chercher de l'étain dans les montagnes qui renferment des coquilles fossiles; puisque l'on n'a jamais trouvé ce métal que dans les terrains anciens, qui ont été formés bien
I Je ne pais cpie eiur les loolies» et ne puis les décrire ; car cUes sont composéet de minéraux qn^il faudrait faire connaître noMÎ p et eehi noiu jetterait dans la minéralogie proprement dite y dont je suppose que les directeurs de mine se sont oo-* cnpés; dans le cas contraire je les renvoie à mes Elément de munéraiogie, parce que je crois que c^est jusqix^à présent FoUt Tinge le plus (acile i entendre.
lO DISPOSITION DES MINERAIS
avant ceux qui contiennent des débris de corpt organisés , fossiles ou pétrifiés.
^ous ignorons absolument quel a été le laps de temps qui a pu s'écouler entre la formation de deux couches contiguës^ et à plus forte raison entre la formation de deux terrains distincts; mais on est porté à croire que plus les couches ont d analogie entre elles ^ et plus l'époque de leur formation a été rapprochée. Ail reste, autant l'âge relatif est important à connaître dans l'art des mines, autant l'âge réel est indifférent. Il serait donc superflu de s'y arrêter davantage; qu'il nous suffise d'admettre en principe que les couches dont les montagnes sont composées , ne sont autre chose que le résultat distinct d'autant de périodes pendant lesquelles il s'est déposé tel ou tel minéral ; que celles qui sont composées de substances que nous avons su approprier à nos besoins » sont soumises comme toutes les autres à tous les accidens et à toutes les modifications qui en dérangent ou en diminuent l'importance.
Nous nous désolons quand une couche de houille vient à manquer, quand un minerai s'appauvrit; nous avons peine k nous persuader que ce combustible, ce métal, qui sont tout pour l'exploitant, ne sont pas plus dans ^la nature, que le grès, le quarz ou la baryte qui ne nous intéressent pas, mais qui ont aussi leurs dérangemens et leurs vicissitudes. Enfin , comme les couches sont rarement parfaite-
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ment horizontales, qu'elles sont souvent inclinées, quelquefois arquées ou contournées, que Ton en cite même de verticales , on doit bien penser que les dépôts qui les ont for* mes ont souvent été troublés ou précipités; que le fond sur lequel ils se sont faits, a du imprimer ses formes et ses propres accidens aux couches qui l'ont recouvert immédiatement , et comme il est démontré que la surface de la terre a été la proie d'une infinité de révolutions générales ou partielles, il n'est pas étonnant que les couches aient été dérangées par toutes ces catastrophes; ce qui explique les irrégularités que l'on remarque dans les couches qui sont composées de minéraux utiles, qui contrarient nos travaux, ou détruisent nos espérances*
La houille , le lignite, l'anthracite, les schi^ les bitumineux, tous les calcaires, les gypses, les ailles, les ardoises, forment des couches dans les terrains auxquels ils appartiennent; mais les métaux, si l'on en excepte l^ fer, se trouvent simplement disséminés dans ces mêmes couches, en grains, en filets ou en amas, plus ou moins importans; l'on ne peut pas dire qu'ils forment des couches à eux seuls, et quand même on pourrait citer un ou deux exemples contraires à cette règte générale, il serait encore convenable de l'admettre. La couche plombifère de Tarnowitz en Silésie, par exemple, dont on retrouve de9 lambeaux jusqu'à Olkutz , près Gracovie,