LÀ SONDE
La sonde de mineur ou la tarière de montagne se compose d'un certain nombre de barres de fer qui s'ajustent bout à bout et qui se terminent par un instrument aciéré qui est destiné à percer la terre et les roches. A son extrémité supérieure on adapte une Larre horizontale de bois ou de fer en forme de T, en sorte que Ton distingue trois parties dans cet instrument : la tête de la sonde qui porte le T; le corps, qui se compose d'un plus ou moins grand nombre de barres ajustées bout à bout, et enfin l'outil ou l'instru^ ment, que l'on change à volonté, suivant la roche que l'on rencontre et que Ton doit traverser. A ces trois parties principales s'en joignent beaucoup d'autres, qui sont destinées à la manœuvre de cet instrument, qui devient bientôt assez lourd pour qu'il ne soit , plus possible de s'en servir sans l'aide de certaines machines que l'on nomme engins, et qui ne diffèrent guère de la chèvre ordinaire des maçons et des charpentiers, ou de la sonnette à tirande.
La tête de la sonde est la pièce de fer qui reçoit la barre horizontale avec laquelle on fait tourner la tige ou le corps de la sonde;
6a TRAVAUX DE RECHERCHE.
.au«-dessus de ce point , elle porte un anneau ou un étrier, auquel on attache le câble qui sert à la soulever, et comme cet étrier.est libre et qu'il peut tourner sans la sonde, la sonde à son tour peut tourner sans tordre ou détordre le câble, qui ne sert qu'à la soulever. (PL VII,fig.40
Le corps ou la tige de la sonde se compose de barres de fer de 4 pieds (i,33) de long, que l'on nomme alongeSj et qui s'ajustent les unes au bout des autres, soit à vis, à manchon ou par enfourchement.
U ajustage à vis est le plus simple, puisqu'il n^ consiste qu'à tarauder les extrémités des alonges à l'extérieur par un bout en creux par l'autre, de manière à ce que toutes ces pièces se vissent tout simplement les unes au bout des autres. Ce mode de construction est abandonné depuis assez long-temps, parce qu'il ne permet pas de tourner et de détourner la sonde avec la barre qui forme le T, sans que l'on risque de dévisser les alonges à chaque instant
Vajustage à manchon consiste à recouvrir la jonction de chaque alonge par une boîte ou manchon de fer que l'on fait glisser le long de la tige et qui s'arrête sur l'assemblage , que l'on consolide par un boulon garni de sa clavette à ressort
Enfin, V assemblage par enfourchement se
compose d'une espèce de fourchette qui ter-
^rnine l'un des bouts de toutes les alongçs,