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FONTAINES JAILLISSANTES

circonstance essentielle, puisque sur vingttrois exemples cités aux États-Unis, douze seulement ont traversé l'argile avant d'avoir trouvé l'eau;

5.° Qu'on les rencontre tout aussi bien dans les pays de plaine que dans les pays de montagnes;

4-^ Qu'on en trouve partout (c'est l'auteur qui parle) avant d'atteindre à 5oo pieds : sur les vingt-trois exemples cités pour les Etats- Unis, un seul a été à ^So pieds, deux ont dépassé 55o, deux ont approché de 3oo, un a été à 210, deux ont dépassé i5o, un a été à 104, deux ont approché de loo, et tous les autres ont trouvé l'eau avant d'arriver à cette profondeur;

5.° Que l'on peut modifier et augmenter la hauteur des jets jusqu'à un certain point, par rinsertion d'un tuyau qui les resserre et les soutient, etc.

En Angleterre les fontaines qui jaillissent août assez communes, sur i8o exemples cités, on en indique 96 qui jaillissent à une hauteur qui varie de 4 à 4^ pieds, et dont le produit moyen est de 200 à !25o pintes par minute. Celles qui ne jaillissent pas, ne sont ni moins bonnes, ni moins inépuisables que les autres, et parmi ces dernières celles dont le niveau est le plus has, ne sont qu'à 18 pieds de la aurface.

 Londres on n'en cite point qui jaillissent, tandis qu'elles sont presque toutes jaiK

88 tràtaux de recherche.

Enfin, si Vùn trouve l'eau vive dans un terrain facile et à 80 pieds environ , quatre ouvriers peuvent en quatre ou six jours exécuter le travail qu'exige rétablissement d'une fontaine. Dans un pareil terrain la dépense n'irait guère qu'à 200^

L'on voit combien le travail de la sonde est plus avantageux pour la recherche des eaux que pour celle des minerais; mais si Ton parvenait à multiplier les sondeurs, à les former, comme M. Héricart de Thurj en a donné l'exemple pour les environs de Paris, et si l'on réussissait à perfectionner la manœuvre, à la simplifier ou à lajTaire exécuter par un arbre tournant, garni de cames et mis en jeu par des chevaux, il est bien certain que ce moyen de recherche deviendrait aussi satisfaisant et beaucoup plus expéditif que tout autre.

S'il est vrai que M. Baillet, professeur d'exploitation à l'école des mines, s'occupe d'un traité complet de l'art de sonder, nous devons espérer de voir perfectionner et l'instrument et la manière de s'en servir; car on a droit de tout attendre d'un homme d'un mérite aussi distingué, à qui l'art des mines en France ' est déjà si redevable, soit pour les connais sances pratiques et théoriques qu'il expose dans ses cours, soit par la justesse des vues qu'il a souvent développées dans ses savans mémoires.

rONTAITVES JAILLISSANTES. 8g

Conclusion,

Je me résume» en disant que dans l'état actuel de Fart du sondeur, ce moyen de recbercher les minerais n'est applicable que dans certains cas, qu'il est imparfait dans beaucoup d^autres, et qu'il n'est pas toujours plus économique que la recherche par puits et par galerie. Je pense tout différemment pour la recherche des eaux.^

I M. ADtiq, demeurant à Paiîs , me d^nfer n.^ loi , a exposé aa Louvre, en 1837, une sonde de mineur en fer et acier, dont toutes les pièces sont exécutées arec précision et qu'il établit à un prix fort modéré , dont Toici le détail :

18 Outils, tels que tarières, trépans, tire-bourre,

etc., du poids total de 90 kilogr., pour . . . 6o3' s*^'

a 9 Alonges de a mètres, avec la tête, le tout av semblé par des boulons, du poids de 336 kil. , pour 5a6 ao

1 o Pièces accessoires , telles que manivelles , deis ,

curettes, forets, etc., pour i53 s

j Bâtis en bois de bétre , pour 36 s

Total i3i8^ao*

pour une sonde prête à trayaillsr et pouvant s'enfoncer à 44 mètres. Si Ton veut pénétrer plus avant, on ajoute à la tige des alonges de a mètres, dont chacune coûte a 4 fr. ao c. D'après ce tarif, on peut faire son calcul pour une sonde d'une longueur donnée.

M. BilUrd, serrurier - mécanicien attaché k la direction des carrières sous Paris , exécute aussi des sondes avec le plus grand soin.

90 TRÀYAVX DE RECHERCHE, etC.

Explication des planches VII et VIII y qui sont consacrées à la sonde et à ses diçers outils.

Pjlanche VII.

Figure 1 et 3. Assemblage de deux alonges.

Fig. 2. Tète de la sonde portant son anneau.

Fig. 4 et 6. Le T et l'étrier servant à soulever et a

tourner la sonde.

,Fig. 6. Le tourne- à -gauche en fer.

Planche VIII.

Fig, 1. La tarière.

Ftg, 2. Le double tire-bourre.

Fig, 3. La curette.

Fig, 4. Le burin bonnet de prêtre ou batte à beurre.

Fig. ô. Le burin plat.

Fig, 6. Le burin courbe.

Fig, 7. La cloche d'accrocheur.

Fig, 8. Le burin hardi.

A tous ces outils il faut souvent en ajouter d'autres que les circonstances locales exigent et qu'il faut assortir à la nature des terrains^ mais ceux que nous ayons figures ici, sont les plus ordinairement employés dans la recherche de la houille, par exemple. L'exécution des puits artésiens en demande plusieurs qui sont particuliers à cette belle opération, et qui sont décrits et figurés dans l'ouvrage de M. Garnier déjà cité.

EXPLOITATION. OUTILS DE MINEUR. Ql

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