LES FLEURET
Les fleurets (pi. X, fig. 2 )» que l'on nomme aussi burins ou pistolets,. sont faits avec du fer en barres rondes dont le diamètre est
assez yariable : ceux des mines n'ont souTenl que 9 lignes ^(0,03); ceux des carrières et des entrepreneurs de grandes routes ont jusqu'à 18 lignes (0,04) 9 et quant a ]eur longueur, elle ne dépasse presque jamais 2 pieds (0,66).
Ces outils sont terminés inférieurement en forme de ciseau plat, dont le tranchant \a en s'élargissanty de manière à ce que le trou qu'il forme soit toujours plus large que le corps du fleuret, et qu'il n'y ait point de frottement. C'est encore par la même raison que l'on doit toujours avoir des fleurets un peu plus gros pour commencer le trou, afin que les suivans puissent le continuer facilement. On se sert des plus courts et des plus gros pour commencer, l'on finit par les plus longs et les plus minces.
J'ai dit, en parlant des masses, que la tête des pistolets n'est pas toujours aciérée; je le répète ici, en recommandant de le faire; car c'est une très*petite dépense de plus^ et Ton s'en trouve fort bien par la suite. 11 est rare que l'on soit obligé de renouveler l'acier de )a tête des burins, mais bien entendu que l'on ne doit les battre qu'avec des masses de fer non aciérées.
Dans les mines d'or qui sont répandues aux environs du Simplom et du Mont-^Rose , on se sert de petits fleurets qui sont entièrement en acier; l'entretien en est plus facile, mais ils sont plus fragiles que les autres: ils ne sont arrondis qu'à la t^te et à la points.