PRÉPARATION ET CHOJ^ DES ^QIS DE MINE. 3^S
fibre se conserve dans toute safoipce e^ opposa plus de résistance à la pression que lorsque la scie en a, rompu le fil. Je conviçAS de la justesse, de cette objection; mais on peut y répondre en disant que le déchirement et lesiné* galitésqui résultent de la rencontre de;s nœuds, arrête l'humidité 9 lui facilite les moyens de pénétrer jusqu'au centre, et qu'elle abrège infiniment la durée des bois. Je l'ai essayé e% j'y ai renoncé : ce moyen n'est yéi^itablepieqt bon à mettre en pratique que pour les boi« droits et qui se fendent facilement ; ainsi , par exemple , quand on-boîseavec défit rondins de pin ou de sapin, s^il s'en trouve ut| beaucoup trop gros, rien n'empêche de le £endre ei^ deux et de mettre la partie plate contre la roche. Je me suis très -souvent servi de ce moyen pour le bojsage des mines d'anthracite, que j'ai fait exploiter daiis la. vallée de Chiir mpuny pour le service^ d,e I^. fonderie de Servez, dont j'ai été directeur»
Dans le nord 4^. l'Italie on emploie aussi les rondins refendus tant pour le boisage des galeries que pour celui des puits. On^est dans l'usage d'écorcer les bois que l'on emploie en rondins, alin que cette partie spongieuse, ne conuîbue pas à fixer l'humidité sur les cadres; cependant Pierre Kirchner, qui avait unç longue expérience et, que j'ai eu comme maître mineur y m'a assuré que l'écorce de chénç se change au bout de quelques mois en une espèce de corps gras et visqueux , analogue au
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«avpn noir, et qui conserve le bois beaucoup mieux que s41 eut été ëcorcé.
BuSbn avait remarqué qu'en écorçant les bois sur pied un an avant de les abattre» Taubier acquérait une plus grande dureté : j'ai fait cette épreuve sur plusieurs sapins, et je n'ai pas pu y remarquer la différence que ce grand naturaliste y avait observée 5 j'ai dolic abandonné cette épreuve, qui renché* rissait beaucoup le prix du bois, et qui n'était pas sads danger pour ceux qui l'exécutaient.
A Poullaouen , oii presque tout le boisage est en chêne, on ne Teniploie jamais rond, parce que l'on est dans l'opinion que laubier, en se pourrissant très- aisément, entraînerait bientôt la destruction du reste. L'on voit que les opinions sont partagées à ce sujet.
L'époque de la coupe des bois de mine, comme pour tout autre usage, est celle où la sève n'est point en mouvement; cat, si l'on coupait des bois de c,hêne en pleine sève, ils Seraientdétruits en trois ans, au lieu de durer quinze, vingt ans et plus. J'ai déjà remarqué que les bois salés se conservent beaucoup plus ][ong*temp9 que les autres; mais je ne crois pas qu'op ait employé ce moyen ailleurs que dans les salines, où ils reçoivei^t cette préparation tout naturellement.
Quant à l'influence des phases de la lune sur la durée des bois, c'est une question de physiologie que j'abandonne aux botanistes, en faisant remarquer toutefois qu'il n'y a
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aucun accord sur ce point dans differens pays. Là on veut que le chêne se coupe en June vieille» ici en pleine lune, etailleurs en jeune lune.
Lorsque les bois sont équarris, coupés de longueur et rendus au chantier, lesboiseurs et leurs aides nont plus qu'à en préparer les entailles et à les mettre en place,
Le cadre complet d'une galerie se compose, comme nous l'avons déjà dit, de deux pieds droits nommés potes , poités ou pontalss d'un chapeau, qui repose dessus, et d'uqe semelle plate, qui empêche que les pieds droits puissent s'enfoncer dans un terrain meuble ou trop tendre. La charpente des mineurs n'admet ni tenons, ni chevilles, ni mortaises : tous les assemblages se font par entaille et se consolident à frottement dur ou par pression au nioyen des coins , des serrages ou des c/ç/i. Les figures i, n, 3, 4^ ^ ^^ 6, pi. XX, r^pré^ aentent les differens genresd'a^semblages eiiitre les poites et les chapeaux,
Le premier est excessivement mauvais, et son emploi annonce que celui qui l'a adopté ne sait pas son métier : on voit en effet que les deux tiers de la force du bois sont perdus et que la plus légère pression doit ocoasioner la rupture du chapeau, si la poussée se fait de haut en bas, et celle des poites, si elle a lieu latéralement; cela arrive d'autant plus souvent, que les mauvais boiseurs font de fausses coupes et qu'ils laissent toujours vu
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certain espace entre la poite et le chapeau, quils remplissent avec de petites cales et qu'ils barbouillent avec de la boue. Il est bon de connaître toutes ces petites ruses, afin de pouvoir chasser un mauvais ouvrier, qui d'ailleurs est presque toujours et le plus entété et le moins soumis de tous ceux qui corn* posent le chantier.
Les assemblages 2^5 et 6 sont également solides; mais je préfère le n° 6, parce que c'est celui qui exige le moins de temps pour sa préparation , et en effet, on voit que c'est lui auquel on fait la plus petite entaille; un trait de scie d'un pouce et un coup de hache suffisent pour former chaque entaille, qui doit être un peu oblique, afin que les poites qui sont inclinées touchent parfaitement au cha<peau, et qu'il ne reste pas de jour entre les deux pièces.
Le n."^ 3 a le défaut de ne point soutenir tout le chapeau et de laisser la possibilité d'une rupture aux angles a b*
Quant aux semelles, on les entaille d'un pouce sous les pieds droits, qui portent dessus de toute leur épaisseur, surtout si l'on a eu la précaution de les couper un peu obliquement et pas tout-à*fait à l'équerre.
Le boisage du n.° 4» 9"i n'exige point d'entaille, n'est que d'une simplicité apparente, car il demande plus de soin et plus de précision que tous les autres. Je ne l'ai jamais fait exécuter, mais j'ai quelque idée quel'ex-