‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 83 sur 140 · POMPES DE MINE · texte numérisé non relu

POMPES DE MINE

qui ne sont point susceptibles de s'assécher naturellement , et suivant que les eaux sont plus ou moins abondantes , on emploie la force des hommes, celle des chevaux , le cours ou la chute des eaux , le vent ou la vapeur, enfin , pour mettre ces machines en mouvement et les forcer à remplir le but que Ton s'est proposé en les établissant à l'orifice des puits.

\jes tonneaux s qui sont ordinairement longs et étroits , ne s'emploient guère que dans les galeries inclinées; ils sont montés sur des traîneaux ou sur de petits chariots à quatre roues, qui glissent ou qui roulent sur des limandes de bois, et c'est en ouvrant une porte assez large, qui est placée sur le fond postérieur, qu'on les vide à leur arrivée au jour. lYous avons vu, en parlant des moyens d'extraction, que l'on se sert aussi de tines resserrées à l'embouchure , pour sortir les eaux des puits inclinés; mais que ces vases ouverts avaient rinconvénient de n'arriver qu'au quart ou à moitié pleins à la bouche du puits. Les barriques fermées sont donc préférables , quand on ne peut employer de meilleur moyen.

Les tines ou heines ont déjà été décrites en parlant de l'extraction des minerais; j'ai dit que celles qui étaient destinées a élever l'eau, étaient plus grandes que celles des déblais et du minerai ; qu'on les accrochait quelquefois à leur passage au moyen d'un mécanisme simple, qui les renversait sans que

l'ouvrier eut à s'en mêler ^ mais que ce procédé n'était guère applicable que pour l'eau r je n'ai rien à ajouter à ce sujet.

Les pompes de mine sont faites sur le même principe que toutes celles dont on fait usage dans- les manufactures et dans toUs les établissemens où il .s'agit d'élever un certain volume d'eau à une hauteur donnée ; mais on préfère en général celles qui aspirent l'eau» par l'effet combiné des pistons qui font le vide , de la pression de l'air qui force l'eauà s'élever , et des soupapes qui s'opposent à ce qu'elle redescende. Ces pompes aspirantes sont préférées à celles que l'on appelle aspirantes et foulantes.

La pompe aspirante simple se compose d'un tuyau de bois , de fonte , de cuivre ou de plomb, dans lequel on fait jouer une tige de fer qui porte ^ à son extrémité inférieure, un piston de bois entouré d'un cuir gras, qui glisse avec frottement dans l'intérieur du tuyau , et qui est percé au centre d'un trou, plus ou moins grand, recouvert par un clapet qui s'ouvre quand le piston descend et se ferme. quand il remonte; au pied du tuyau qui porte le nom de cœur de pompe , et à quelques pouces au - dessus seulement , on place une soupape à demeure, qui joue d'une manière opposée au clapet du piston , c'est-à^ dire qui s'ouvre quand le piston monte , et se ferme quand il descend.

Il ne faut pas mettre plus de 2a pieds entre

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