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Enfin, comme le sens de l'ouïe parait

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être le dernier qui perde son action , il faut éviter de tenir des propos alarmàns auprès du malade, qui peut encore entendre tout ce qui se dit autour de lui, malgré sa mort apparente. Il faut, au contraire, l'appeler par son nom à haute voix, faire retentir des noms qui lui sont chers , etc.

Le docteur Foderé, rapporte danssa Médecine légale un fait assez singulier, qui vient à l'appui de ce qui précède.

« Le chirurgien Chevalier ^ attaqué d'une ^ affection soporeuse dans laquelle il ne (( donnait aucun signe de sensibilité, fut se- « coué vivement , agité de toute manière , (c et appelé par son nom à haute voix et « toujours en vain; quelqu'un qui connaisic sait Chevalier pour un grand joueur de pi- « quet , s'avisa de prononcer assez vivement <c ces mots: quinte , quatorze et le point. Le « malade en fut tellement frappé que dès <c cet instant il sortit de léthargie. ^

Il faut mettre la plus grande activité dans l'administration de ces divers secours; plus on tarde à les employer, plus on doit craindre qu'ils ne soient infructueux , et comme la mort peut n'être qu'apparente pendant long-temps, il ne faut renoncer à les continuer que lorsqu'elle est confirmée par l'odeur cadavéreuse ; car l'absence des battemens du pouls, du cœur, la froideur et la roîdeur des. membres, le défaut de respiration, qui fait qu'une glace placée devant la

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Bouche ne se ternit pas , ne sont point des signes d'une mort certaine : on cite mille exemples à l'appui de cette observation.

Souvent , après avoir continué quelque temps avec persévérance à administrer les secours à un asphyxié, on entend un léger soupir, qui se renouvelle au bout de quelques minutes. Ces soupirs sont bientôt suivis de petits hoquets : alors, dès que le malade donne ces premiers signes de vie , on fait des frictions avec des serviettes sur toutes les parties du corps, on le place dans un lit, on lui fait avaler quelques cuillerées d'eau toujours acidulée avec du vinaigre, ou bien quelques cuillerées d'eau et de vin ; enfin , on a soin d'entretenir dans la chambre un courant d'air frais , sans lequel il risquerait de retomber dans son premier état

Voilà pour les mineurs qui auraient été suffoqués par l'azote ou le gaz acide carbonique.

Quant à ceux qui auraient été submergés et que Ton considérerait comme noyés, voici quels sont les secours qu'il convient de leur donner.

i."* Aussitôt que le noyé sera sorti de l'eau, on s'empressera de le transporter dans le lieu le plus voisin où l'on pourra lui donner les secours que son >état réclame ; mais ce transport devra se faire avec précaution, en évitant les mouvemens brusques , les saccades, et pourra s'effectuer sur les bras de

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