‹ Éléments carlovingiensChapitre 11 sur 51 · Memoratorium qualiter ordinavit, propter famis ino · texte numérisé non relu

Memoratorium qualiter ordinavit, propter famis ino

piam, ut de ultra Sequanœ omnes exercitare debeant. § 1.

810. Chartadonationis Fruoriti et Gerahardi pro Berahtrada. §9.

Anni incerti. Prœceptum Caroli M. pro monasterio Carrofensi. Datum Rotgerio. § 10.

Charta traditionis Einhartes et Engilfridae conjugis

pro eodem monasterio, § 31.

Charta donationis Otkeri pro ecclesia Frisingensi,

Charta donationis Rinhart pro ecclesia Frisingensi,

Charta venditionis Isangrim pro eadem ecclesia. §118.

CAROLOGRÀPHIE, 137

Ânni iric. Fragmenta epistolarum Paulini episcopi Aquilejensis , quibus deperditos mores sacerdotum queritur, qui secularibus negotiis sese immisceant. § 193.

Recherchant les traces du chemin par où dut passer le langage roman , père du français actuel, il fallut interroger les contrées habitées par Charlemagne : sa profonde science, sa sollicitude, fit connaître les signes mnémoniques, auxiliaires insuffisants des langages vulgaires, causes du long mutisme des Gaulois, arrachés à la barbarie par les premiers chrétiens fuyant Alexandrie, d'où ils avaient apporté les antiques habitudes digitées des Orientaux : succession de faits attachés par une chaîne dont les derniers anneaux composent le cycle carlovingien , sans solution de continuité , jusqu'aux éléments des langues représentées par des signes, devenus ensuite caractères graphiques.

Après avoir touché cette haute et dernière limite, nous descendons vers le point de départ, étonné du nombre et de l'autorité des preuves matérielles accumulées par les âges sur le sol même, et méconnues avec une obstination qui tient de la fatalité : leur ensemble met enfin à découvert la plus ancienne route suivie- par les hommes et tracée parallèlement à l'historique des langues écrites : nouvel horizon qui élèvera peut-être nos premières traditions nationales à la hauteur des monuments linguistiques les plus imposants , et donnera la solution de problèmes étymologiques jusqu'à présent inaperçus.

Notre œuvre est tout simplement le résultat de l'in-

duction ; les antiques coutumes reconnues , nous avons interrogé les monuments et les contemporains ; ils nous ont répondu d'une manière tellement explicite, que la discussion cesse pour faire place à la seule exposition.

Descendant du Caucase, comme les autres idiomes, notre gaulois poursuivit sa marche vers le septentrion, le Danube et le Rhin ; influencé par l'âprelé du climat, il conserva, accrut même la rudesse de ses inflexions : les relations avec les trafiquants de Tyr et de Sidon y accréditèrent les signes sigliques; l'occupation romaine vint adoucir la parole des habitants du nord des Gaules , et lui donner un air de similitude avec le langage des colonies romaines , depuis longtemps établies au Midi : les Coptes ou premiers chrétiens, ainsi que les Grecs de Byzance, renouvelèrent les habitudes phéniciennes ; entre l'expulsion des Romains et le règne de Charlemagne, l'influence climatérique reprit ses droits , et la différence euphonique qui distingue le Nord du Midi, toute son énergie ; de là une séparation bien tranchée entre le roman wallon et ]a romane provençale, née d'un dialecte gaulois plus anciennement , plus fortement impressionné par la langue de Rome, et sous un climat plus favor.ible aux douceurs de la prosodie. Issue de la souche qui forma les langues catalanes et italiennes , soumise aux comtes de Barcelone et aux rois d'Aragon, elle resta toujours étrangère à nos origines, comme au génie de notre langue semi-septentrionale.

TBOISIEME SECTION

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