AAU
Les quatre derniers sons ne sont guère employés, car le
la
la^i de 108.7
laP
lati de 102.6
sol
5oLide 96.8
fa
/a.i de 86.3
mi
mi^iào 81.4
mi^
mîti de 76.8
ré
ré^i de 72.5
réh
reii de 68.5
ut
ut^i de 64.6
si
siji de 61
si^ grave
sit% de 57.6
timbre de rinstrument s^altère notablement par suite de la difficulté de donner des proportions convenables à des longueurs de tuyau si différentes. Les meilleurs tons sont les quatre moyens, /*a, mi^ mi^ et ré. La différence d^une longueur à une autre établit le rapport d'un ton à Tautre, ainsi que nous Tavons démontré plus haut à l'égard du ton de fa.
Nous ayons dit précédemment que les derniers harmoniques de Toctaye aiguë n'étaient praticables que sur les cors d'une assez grande longueur. Ainsi le cor en si^ ne peut pas dépasser le dixième harmonique, le cor en sol donne déjà le douzième harmonique avec facilité, et le^ cor en mi^ produit toute la série de l'octave aiguë. Cette différence s'explique facilement : les harmoniques sont produits par le partage des tuyaux, et il est évident qu'un tuyau long se divise bien plus aisément en im grand nombre de parties qu'un tuyau relativement court.
Pour la production des sons graves, le contraire a lieu. Nous avons vu que le son fondamental, point de départ pour le calcul de la longueur du tuyau, ne s'emploie jamais sur le cor. Les cors en si^ donnent avec facilité le deuxième harmonique; mais, au fur et à mesure que l'on ajoute des tons de rechange pour baisser l'instrument, la production de ce son devient plus pénible, et il finit par disparaître tout à fait avec l'emploi des tons graves. Ce phénomène est expliqué par la difficulté de faire vibrer, en un nombre restreint de parties, un tuyau de si grande dimension.
Au contraire, le partage du tuyau en un grand nombre de parties égales vibrant à Tunisson, donne la raison pour laquelle les cornistes et les instrumentistes en général ont tant de peine à produire avec certitude les harmoniques de l'octave aiguë. La différence entre la division des tubes devient si petite, que la moindre erreur dans la pression nécessaire occasionne la production d'un harmonique pour un autre. Ceci fait ressortir l'importance du rôle de la main à laquelle est confiée la pression de l'embouchure.
Le tuyaa, se divisant en parties égales dans Tordre de la progression 1, ^, |, {, i, engendre naturellement, en vertu de la loi des longueurs, les vibrations qui s'y rapportent dans Tordre de la progression arithmétique inverse 1, 2, 3,4, 5. Ces sons, que nous appelons harmoniques, ne sont pas tous justes avec la gamme qui sert de base à notre système tonal. Pratiquement, les sons 7 et 14 sont trop bas; le son 11, considéré comme /a, est trop haut ; comme fa dièse ^ il est trop bas. Le treizième est un sol dièse trop haut.
La forme du cor peimet d'employer un artifice qui corrige ces défauts et qui augmente considérablement la ressource de rinstrument. Il consiste à introduire la maiu gauche dans le pavillon et à produire, par une fermeture partielle^ rabaissement de l'instrument de tout un demi-ton.
Les harmoniques dont nous connaissons Tordre de la série naturelle, deviennent des sons que Ton appelle ordinairemeilt &ouc^'$, ils résonnent plus sourdement que les autres. Les voici :
&6 7ft9»1il»»ll
De sorte que, en abandonnant le son fondamental dont oa ne peut se servir, Tétendue générale du cor devient la suivante :
iiUi^'y
yf^^fw
tO 11 12 15 K 15 15
(Les noires indiquent les sons boachés, les blanches les sons naturels.)
On arrive par la pratique et l'exercice à faire alterner le sons ouverts avec les sons bouchés, de façon à produire trèsconvenablement toute l'étendue chromatique qui précède.
Il est à remarquer ici qu'une erreur généralement répandue fait écrire les sons 2, 3, 4 du cor, à l'octave inférieure de leur diapason Téel et en se servant de la clef de fa. Cette remarque a son importance, parce que cet usage inexpliqué pourrait amener une mauvaise interprétation de l'ordre ou de la position des harmoniques.
La trompe de chasse est un cor construit dans des proportions très-étroites afin d'obtenir un timbre éclatant. Cet instrument ne possède pas de tons de rechange. Il se construit ordinairement en réli de 68.5 vibrations. Sa longueur théorique est donc de 4™,963. Ce que nous avons dit du cor s'applique à la trompe de chasse, à l'exception des sons bouchés qui ne s'y emploient pas. Les harmoniques se produisent et s'écrivent de la même façon.
La TROMPETTE est un tuyau dont la colonne d'air est presque entièrement cylindrique, le ^développement du pavillon (*) commence après les deux tiers de la longueur. C'est à cette
(*) Les instruments de cuivre quelle que soit la forme de leur tuyau, conique ou cylindrique, se terminent tous par une sorte de développement conique appelé pavillon. Ce développement progressif est de toute nécessité : ce sont les proportions que lui donne le facteur qui déterminent la justesse des harmoniques.
Les instruments de cuivre diffèrent sous ce rapport avec -les tuyaux à bouche, que nous étudierons plus loin. Ceux-ci malgré le parcours cylindrique de la colonne d*air, produisent des harmoniques parfaitement justes. Si nous ébranlons une colonne d'air entièrement cylindrique par une embouchure semblable à ceUe dont on se sert pour les instruments de cuivre, le tuyau ne parle pas, car on ne saurait attribuer aucun caractère musical au son qui se produit, et les harmoniques que Ton obtient, au lieu d'être en progression arithmétique 2,3^4; 5, etc., avec le son 1, n'ont aucun rapport avec celui-ci. Au contraire, ils s'en écartent de plus en plus.
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construction spéciale, dont la forme de l'embouchure augmente Teffet, et à aucune autre cause, qu'est dû le timbre éclatant de cet instrument.
La trompette est ordinairement construite en /a, en prenant pour longueur fondamentale le /ai de 172,6 vibrations, donnant
une longueur théorique de 1",969. On peut, au moyen des tons de rechange qui augmentent proportionnellement la longueur de l'instrument, l'abaisser pour produire les tons de :
mi son fondamental mU de 162,9 vibrations ; loug. tliéor. totaler2m087
mib
mi^i de 153,7
ré
réi de 145,1
reN de 137
ui
uti de 129,3
si
«Li de 122
siti de 115,2
Les deux derniers tons ne sont pas usités, parce que le timbre s'altère pour les mêmes raisons que nous avons données en parlant du cor.
Les tons de rechange s^appliquent en A dans l'emboîtement B, disposé à cet effet, ainsi que le montre le dessin précédent.
Les harmoniques de la trompette sont aussi nombreux que ceux du cor, et ils s'écrivent de même; leur emploi est subordonné à la longueur du tuyau.
Le son fondamental n'est jamais usité ; l'harmonique 2 est possible pour les tons de fa et mi, mais difficile pour les tons plus graves. L'étendue au grave la plus généralement en usage
est limitée au troisième harmonique. Par contre, ainsi que pour le cor, plus les tons de rechange sont graves, plus les harmoniques élevés deviennent faciles. Avec le ton de /b, la trompette se limite au dixième harmonique. Avec le ton de ré^ on prend facilement l'harmonique 12, et si l'on consulte les
partitions de Handel et de Bach, on 7 trouve la trompette en ré employée jusqa'an seizième harmonique.
La notation d'une partie de trompette, avec le ton d*uf (129,3 vibrations, longueur fondamentale 2o>,629) représente exactement l'effet réel.
La forme de la trompette ne permet pas l'usage des sons bouchés, dont l'emploi du reste dénaturerait complètement le timbre de rinstroment.
La tron^ette àe caxcAerie sert, comme son nom l'indique, aux signanz des troupes à cheval. Elle est construite en prenant pour son fondamental le mt't d'une longueur de 2°i,2n.
Les harmoniques se notent comme ceux de la trompette ordinaire et s'emploient depuis le 2« jusqu'au 12*.
Voir le dessin de cet instrument à la page 106.
Le CLAIRON est l'instrument qui sert généralement aux signaux de l'iniantme. C'est nn tuyau dont la colonne d'air
est conique, la longueur fondamentale est généralement basée sur le si^i, de 230,4 vibrations simples. Cette longueur est théoriquement de lu,475.
L'étendue de cet instrument est la suivante :
mm
bc
Il est à remarquer que son diapason exige que les harmoniques soient notés une octave plus haut que ceux du cor et de la trompette; mais ceci n'amène aucune différence quant à Tordre et la production des harmoniques. C'est une simple manière d'écrire.
Quoique la note fondamentale puisse se donner assez facilement sur le clairon à cause de la largeur de son tuyau, cette note n'est jamais employée. On ne se sert que des sons 2 et 3 de l'octave grave, 4,5,6 de l'octave moyenne, 8 de l'octave aiguë. Le son 7 ne s'emploie guère, parce qu'il fait partie d'une autre tonalité que celle à laquelle appartiennent les autres harmoniques de ce tuyau.
Le son 1 étant accordé à l'unisson du^^^i, il en résulte que les harmoniques du clairon en ^t^ ont pour effet la seconde majeure grave de la note écrite.
Quelques clairons sont construits enut^ en prenant pour fondamentale VuU de 258,6 vibrations, longueur l°i,314; dans ce cas, l'effet réel est exactement à l'unisson de la note écrite.