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principes présidaut dejDuis des siècles à la construction de la fiCite traversière, n'ait pas su se débarrasser complètement des préjugés auxquels, d'un autre coté, il portait un si rude coup !
Mais revenons à la division de notre tuyau.
Nous avons dit que l'embouchure fermant partiellement le tuyau lui faisait rendre des sons plus bas que ceux indiqués par la théorie. Cet abaissement est peu important et il est fcicile d'en éviter les conséquences.
Supposons la construction de la grande flûte d'orchestre dite en ré. Le son le plus grave de cet instrument, uiy est accordé sur Vuts de 517,2 vibrations simples, et conséquemment, la longueur théorique est égale à 0",657. Cette longueur se trouvera être trop grande, en raison d'abord du principe dont nous venons de parler, et ensuite à cause de l'influence de la perce qui est ici la même que celle déterminée plus haut pour les tuyaux de la fiûte de Pan. Nous aurons à la diminuer de 4 à 5 centimètres pour l'accorder sur Vut^ donnant exactement 517,2 vibrations simples. Prenons la différence entre la longueur théorique et la longueur exigée par la pratique : supposons qu'elle soit de 0,047; cette différence sera la même pour tous les demi-tons de notre échelle chromatique et nous pourrons obtenir la division du tube en nous servant des indications données pour la construction de la clarinette, en observant toutefois que dans le cas qui nous occupe il s'agit d'un tuyau ouvert, tandis que la clarinette est un tuyau fermé.
La division du tube étant faite, la flûte donne la série des sons fondamentaux :
lesquels par une pression plus forte de Taîr, sautetit au seconfl harmonique et nous donnent les sons :
,hf\f rT mr r r T
bf i^f f.»*
On supprime l'octave de deux premiers sons fondamefitaux parce qu'ils sont fournis par des sons fondamentaux mêmes, par le^ deux derniers de la série.
L'étendue de la flûte ne s'arrête pas là ; elle se complète par une troisième octave dont les sons se choisissent parmi ceux qui sont fournis par les harmoniques 3 ou 4.
On a construit des flûtes descendant jusqu'au sh de 488,2 vibrations et même jusqu'au la^ de 435 vibrations, mais ce sont là des innovations dont les résultats ne sont pas heureux parce qu'il est dilficile de faire vibrer au moyen d'un trou latéral servant d'embouchure et avec une sonorité sujfisante, des colonnes d'air d'une aussi grande longueur.
La flûte ordinaire, percée de six trous et munie de cinq clefs, a la perce conique; sa partie la plus large se trouve à l'embouchure et le cône va en se rétrécissant jusqu'à la partie inférieure de l'instrument. Le développement de la perce changeant avec l'ouverture de chaque trou, il serait dilficile, sinon impossible, de calculer l'emplacement rationnel des trous latéraux ; aussi la construction de ces instruments, quoique expliquée théoriquement, n'admet pas l'application des données de la science. La justesse dépend des recherches expérimentales du facteur, et celui-là produit les meilleures flûtes qui est parvenu par le tâtonnement à se faire le meilleur modèle. Dans ces instruments, le doigté ordinaire se complique de fourches et de clefs destinées à corriger les défauts de justesse provenant de leur construction vicieuse. Ordinairement l'éten-
due Je la flûte se limite au ré^ troisième son fondamental. Cependant quelques instruments peuvent, à l'aide d'un allongement de tuyau et deux clefs, produire Vut et Vut dièse graves, de même que la flûte Bœhm. Ce mécanisme est appelé patte d'ut et n'est appliqué qu'aux grandes flûtes.