‹ Élements d'acoustique musicale & instrumentale: Comprenant l'examen de laChapitre 7 sur 31 · VU · texte numérisé non relu

VU

Que d*artistes ne se sont-ils pas obstinés à me fair<

aux défauts de leurs instruments par des moyens ai opposés aux seuls qui dussent être employés !

Mais d^où provient ce dédain pour une connaissant

Il provient d'abord, selon moi, de ce que l'étude ^ tique présentée comme science^ cause certaines app' malfondées; en second^lieu, de cq que Iqs livres qui 1 • exigent, pour être compris, des notions spéciales qr. cien, généralement absorbé par l'étude artistiqu» acquérir.

Convaincu de la vérité de cette opinion par nu constants avec les artistes, j'ai résumé en queLiu. les éléments d'acoustique qui leur sont nécessaire

]Vfe)u l^ut n'ei^ pas. de feJTô un trait^ il en a été pi^blié sur cette matière, ni, élev^Jit naes prêtent i de mes capacités, de produire une œuv^e littérin

Mon but est de procurer aux, artistes uu n s'initier aux règles de l'acoustique par la lectuv' la simplicité et la clarté senties seuls mérite>.

Je serai récompensé de mes, patientes et la ches si ce nxo^este ouvrage peut contribuer les musiciens, le goût d'une science qu il^^ connaîtra»

ii piano, le son s^éteint. Les sons du piano ressemblent tant à ji ceux de la harpe qu'il est difficile de se défendre de l'impresy> sion que la musique que Ton entend n'est pas celle de ce der- T nier instrument. Une personne sans éducation croirait bien » certainement à l'intervention d'un sorcier dans cette trans- - mission si merveilleuse.

» Quel curieux transport d'action se présente ici à notre » esprit! Au commandement de la volonté de l'artiste, ses y> doigts abaissent les touches du piano, les marteaux frappent 1, les cordes, qui transforment en vibrations sonores les chocs î» purement mécaniques. Ces vibrations sonores se commu- » uiquent à la table d'harmonie du piano. Sur cette table pose » l'extrémité de la baguette de sapin, amincie sur ses bords, » pour qu'elle passe plus facilement entre les cordes ; aussitôt j> les pulsations rapides et confuses des dix doigts entrent par » ce bord dans la baguette et sont conduites par elle avec un » précision infaillible. La baguette à son tour communique à ji la table d'harmonie de la harpe les vibrations qu'elle a si » bien conduites. Cette seconde table d'harmonie transmet le » mouvement à l'air, sous des formes ou arrangements de ji molécules si transcendants et si complexes, qu'on ne saurait » attendre que de la confusion de ces mille ondes sonores qui 7> se choquent et se heurtent en tous sens. Mais la merveilleuse 9 oreille humaine est là apte à vibrer à l'unisson de toutes ces » formes de mouvements si diverses. Et voici que la lutte, le » combat et la confusion se traduisent dans le cerveau en « musique et harmonie (*) ».

Les connaissances que nous venons d'acquérir, vont nous permettre d'entrer dans quelques considérations sur le choix des cordes employées pour la monture des instruments. Ce choix a une importance beaucoup plus grande qu'on ne se l'imagine, et bien des instruments, dont les conditions de construction

(*) Dans cette expérience, on peut remplacer le piano par nûe simple boîte à musique.

sont excellentes, paraissent de qualité médiocre par suite du mauvais choix de leurs cordes.

n faut, avant toute chose, qu'une corde soit juste, et pour qu'elle le soit, elle doit être parfaitement cyHndrique sur toute sa longueur, et d'une homogénéité égale partout. Ces qualités se rencontrent difficilement dans les cordes à boyau; les cordes filées sont plus justes, et les cordes métalliques minces sont celles qui réunissent les meilleures conditions de justesse. C'est pour cette raison que les dernières sont recherchées de préférence dans les expériences du sonomètre. Malheureusement les cordes métalliques ne peuvent s'employer pour tous les instruments à cordes.

Une corde n'est pas juste lorsque la moitié de sa longueur ne donne pas l'octave du son fondamental ; lorsque le tiers de la corde ne donne pas la douzième; le quart, la double octave, et ainsi de suite.

H est facile de s'assurer de la justesse de deux cordes au moyen d'une petite pièce de liège mince, que l'on appuie sur les deux cordes à la fois, en ayant soin de la tenir, à angle droit avec les cordes. Celles-ci étant préalablement accordées à la quinte juste Tune de l'autre, il est évident que les cordes sont exactes si cet intervalle se maintient rigoureusement, quelle que soit la longueur des parties vibrantes. Il est très-rare que cette justesse se conserve sur toute la longueur de deux cordes. Pour maintenir l'intervalle de quinte juste, on est obligé d'incliner la lame de liège, ce qui annonce un défaut dans les cordes. Ce moyen est indiqué par M. Delezenne, dans sa brochure « Expériences et Observations sur les cordes des instrufnents à archets.

Pour qu'un instrument soit monté dans de bonnes conditions, il faut que les cordes fassent des angles égaux avec le chevalet (*) et qu'elles soient placées à égale distance l'une de l'autre.

(*) Nous avons dit déjà que c*est par rame que les vibrations de la table

Il faut encore que la tension que supporte Tinstrument soit égale pour chacune des cordes; de cette façon le chevalet est appuyé contre la table par des forces qui se font équilibre.

La longueur des cordes étant la même, nous n'avons plus, pour trouver les rapports nécessaires, que deux lois à notre disposition : celle des diamètres et celle des densités.

Le violon est monté de quatre cordes en relation de quinte, nous ne saurions choisir de meilleur instrument pour appuyer démonstrativement la théorie.

Supposons que nous ayons un bon la (deuxième corde) d'une grosseur de 0°^,9.

Pour avoir une tension et une longueur égales, nous nous servirons de la troisième loi : les vibrations sont en raison inverse des diamètres, pour la recherche de la grosseur du mi.

Nous savons que la-miy est un intervalle de quinte juste ; nous avons appris aussi par l'étude des harmoniques, que deux sons sont en rapport de quinte, lorsque le premier fait 2 vibrations pendant que le second en fait 3.

Nous resterons donc dans des conditions de tension et de longueur égales en donnant au mi les -^du diamètre de la corde nécessaire au la; ce qui se fait en multipliant 0™^,9, grosseur du ïa, par 2 et en divisant par 3, donc 0mm 9 X 2 ^ ^

En donnant au mi un diamètre de 0"°*,6 cette corde produira exactement la quinte du Za, dans les conditions énoncées.

Pour obtenir le diamètre du ré, nous ferons absolument l'inverse. Nous savons, par l'exposé de la loi, que la corde doit être plus grosse et qu'elle se trouve également à la quinte juste mais inférieure du la. Nous devons donc avoir moins de

des instruments à archet sont commaniqaéas au fond. La place de Tâme est très-importante. Dans les violons, elle est ordinairement à 4 millimètres en arrière du chevalet et à 18 millimètres à la droite du milieu de la table.

ribrations ; et à longueur et tension égales, nous aurons

, 0°>»,9 X 3 , o« pour re = 1"^°*,35.

En suivant le même raisonnement, nous aurons pour sol 1°»%35 X 3

— \ = 2mm^025.

Mais une corde pareille serait sourde pour le violon, en raison de son diamètre exagéré.

Que reste-il à faire pour obtenir une tension et une longueur égales, sans avoir un si grand diamètre? La chose est simple : on augmente la densité de la corde en l'entourant d'un fil très mince de métal ; -en termes ordinaires, on file la corde.

Nous nous trouvons donc en présence de la deuxième loi : les vibrations sont en raison inverse des racines carrées des densités.

Cette loi nous donne la formule algébrique

n et n^ représentent dans cette formule le nombre de vibrations; P et P', la densité des cordes, ou leur poids.

Si nous représentons les nombres de vibrations par leur rapport de quinte, nous avons .

ou 2:3 =

selon que l'on veut connaître le poids d'une corde d'une

quinte supérieure ou inférieure. En faisant disparaître le radical, nous avons :

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