Q. — Qu'est-ce que le vent
R. — On donne ce nom à des courants d'air assez rapides pour mettre en mouvement des corps doués d'une plus ou moins grande pesanteur. La cause principale des vents, du moins la cause des vents généraux , est l'inégale distribution de la chaleur dans l'atmosphère. Quand une masse d'air est plus échauffée, elle devient spécifiquement plus légère et s'élève ; l'espace qu'elle abandonne doit, naturellement, être occupé par une masse d'air plus froide ; ce déplacement et cette substitution d'une masse à une autre produisent les vents.
Il existe fréquemment, mais à différentes hauteurs dans l'atmosphère, des courants dont les directions sont diamétralement opposées.
Les vents transportent les nuages et modifient notablement les conditions de température, de sécheresse et d'humidité des pays qu'ils traversent. £n Belgique par exemple, le vent de l'est est généralement sec, celui du nord froid , celui du midi chaud et celui de l'ouest humide. Les vents renouvellent l'air des grandes villes et constituent une force motrice , dont l'homme tire parti pour la navigation et dans l'industrie.
71.™'» Q. — Les vents peuvent-ils être nuisibles à la végétation?
R. — Ouï, et cela, directement et indirectement* Leur influence directe est fâcheuse quand leur vitesse est considérable, et susceptible de vaincre les résistances opposées par les végétaux qui se trouvent sur leur passage et qui se couchent, ou se brisent, par la flexion brusque qu^ils éprouvent. Quant à l'influence indirecte des vents, elle peut être salutaire ou nuisible selon la manière dont ils modifient les circonstances de température, de sécheresse, ou d'humidité de l'atmosphère; ainsi, par exemple: le vent du nord occasionne un temps d'arrêt dans la
végétation, en raison du froid qu'il détermine, etc. , etc.
72 me Q^ — En quoi les vents sont-ils nécessaires aux développements des plantes?
R. — Ils renouvellent constamment les surfaces atmosphériques en contact avec les végétaux , renouvellement iadispensable à l'accroissement de ces derniers; un rai-
soBBemenl très simple me fera oomjHrendre. L'air aàie à la plante que je cultive la très petite proportion de carbone constituant Vadde carbonique qu*îl reafeme, ( q. 120 ) et que le travail organique âabore et <»nverUt en feuilles et en bois ; maïs si le volume d^aîr qui efttoo^re ma plante ne se renouvelle pas après avoàr cédé aon carbone , il seira éans l'impossibilité d*en céder encore puis qu'il n'en coq«tiendra'plus; le développement des parties herbacées etliipenses du végétal devra donc s'arrêter^ faute de MéiDeBA q«i est une des conditions indispensables iieurfermatioiK En agitant perpétuéUement la m(asse atmosphérique, la nature a évité cette circonstance , car l'air privé ici de son carbone, va en chercher au loin et se trouve remfilacé par un semblable volume d'air contenant de VaéàeotstifO' nique, et partant, pouvant donner à son tour du carbone, pour l'accroissement de la plante dont il est question.
Les vents ont encore la mission de disperser au loin les graines, ainsi que le pollen (q. 1^9 ) de certains végétaux. On cite plusieurs exemples de palmiers à fleurs femelles , qui ont été fécondées par le pollen des fleurs mâles provenant d'arbres existant h une centaine de lieues des premiers.
TS."»' Q, — Qu'appdie-t-on lumière?
R. — La lumière, dont la nature est indéfinissable, &it Tobjet des plus importantes questions de la pliysique et de la physiologie. Ce qui produit en nous la sensation de lumière , est-ce une matière réellement existant en dehors de nous , ou bien , n'est-ce qu'une manière d'être de Tappareil de la vue? ce qu'il y a de certain , c'est qu'aune simple irritation du nerf optique (nerf de r<œ3)<, sulBt pour produire la sensation de la lumière , même dans les plus profondes ténèbres.