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REINS DES GASTÉROPODES

vèlus de cellules faiblement glandulaires, et débouchant tous dans la cavité, rénale. Ces culs-de-sac sont plongés h l'intérieur d'une masse compacte de tissu conjonctif formé de grosses cellules juxtaposées les unes aux autres, et faisant de l'ensemble un organe massif. Ces cellules peuvent être considérées comme contenues à l'intérieur d'une lacune, où plongeraient aussi les culsde-sac glandulaires. Cette lacune (fig. 399, L) est en large communication avec l'oreillette, dont elle semble un diverticule ; les cellules conjonctives sont ainsi constamment baignées de sang. J'estime qu'on doit considérer cet ensemble, auquel on peut donner le nom de glande hémalique^ comme constituant soit un organe de réserve, soit peut-être même une glande lymphatique, destinée à la formation des globules du sang.

La complication du tissa glandulaire est fort différente dans les types primitifs et les types supérieurs. Chez les premiers (Patelle, Fissurelle, etc.], le rein a des parois extrêmement minces, unies, sans trabécules, ou avec UQ petit nombre de replis, et les cellules glandulaires y forment un revêtement continu. A un stade plus élevé (Lidor'uie, fig. 399) se montrent de nombreux replis attachés au plafond de la cavité rénale; mais ces replis sont de simples lamelles ramifiées, à peu près toutes perpendiculaires a la paroi. Au stade de différenciation maximum, les lamelles s'anastomosent en tous sens et finissent par former un ensemble spongieux, avec des alvéoles constituant un labyrinthe exti'êmement compliqué.

Le rein des Opisthobranches Tectibranches ressemble à celui des Prosobranches ; un seul organe est chargé de la dépuration urinaire. Il correspond au rein droit des Prosobranches.

Il existe en outre (Vayssière) dans le voisinage du cœur une glande indéterminée., dont les connexions rappellent celles de la glande hématique, et qui correspond sans dout-e à cette dernière, c'est-à-dire au rein gauche.

• Un seul rein persiste chez les Pulmonés et chez les Nudibran- Ghes.

Dans ce dernier groupe, il a conserve un remarquable caractère de simplicité. C'est (notamment dans Corambe, fig. 397, G) un simple tube presque continu allant du péricarde à l'extérieur, et présentant une branche descendante et une branche montante. Cette dernière, plus spécialement urinaire, est renflée en une vaste poche h épithélium glandulaire. Dans les autres Nudibranches (Doridions), la forme est tout h fait celle du Chiton ; c'est un tube courant tout le long du corps, avec de nombreuses digitations, et recevant à peu près au môme niveau l'uretère et le canal rénorpéricardique (fig.. 397 F).

; Chez le Dentale, il existe deux reins symétriques, ayant chacun un orifice spécial. Le canal réno-péricardique n'existe pas. Nous

avons vu en effet que le cœlome communiquait directement avec 1 extérieur par un oriOce aboutissant près du pore rénal.

Reins des LAMELLienANcnEs. — Chez les Lamellibrancdes (1) et le Dentale, l'appareil urinaire, comme tous les organes, garde Ja symétrie primitive. Il est formé de deux sacs rénaux, à disposition plus ou moins compliquée, communiquant d'une part avec le péricarde, de l'autre avec l'extérieur, parfois pouvant même

communiquer ensemble. L'irrigation est celle que nous avons déjà décrite plusieurs fois.

Chez les Lamellibranches, on peut, mieux encore que partout ailleurs, saisir le mode de différenciation qui transforme un organe semblable à un tube segmentaire d'Annélide, en un organe glandulaire compliqué.

Dans les types primitifs, les reins sont deux tubes simples indépendants, uniformes dans toute leur étendue. Une de leurs extrémités s'ouvre à l'extérieur, l'autre reçoit le canal réno-péricardique et le conduit génital {Nuculidés, Solénomyidés). Déjà cependant, dans cette forme, le tube est courbé en V, à pointe postérieure, et à extrémités antérieures.

Chez les formes plus élevées, les deux reins se ramifient et se cloisonnent; de plus ils communiquent largement ensemble, en conservant toutefois leur individualité. Les organes génitaux débouchent dans le rein près de son orifice externe, ou directement au dehors.

Dans un troisième stade (fig. /lOO), la branche du V qui aboutit à l'orifice excréteur {branche périphérique) a perdu son pouvoir glandulaire, et se spécialise en conduit vecteur [cp).

Enfin, chez les Sep iibr anches, au stade le plus grand de spécialisation, les deux orifices pcricardique et externe se rapprochent l'un de l'autre et arrivent tous les deux vers lesommetduV.

(I) De LACAZE-DuiiiiEns, A. S. N., 4o série, t. IV. — Giiiesbach, A. N., t. XLIII, 1877. — LtTELLiEn, La sécrétion urinaire des Acéphales. Thèse de doctorat, 1887.

Fig. 400. — Cœur et Rein de VUniopictoritm. — muscle adducteur postérieur ; c, cœur; p. péricarde ; et-, poehe centrale du rein; parenchyme glandulaire ; cp, sa poche périphérique; pi, orifice réno-péricardique ; pe, orifice externe du rein ; ov, orifice génital (LACAZE-DurniEns).

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