SYSTÈME NERVEUX DES CÉPHALOPODES
Les ganglions cérëbroïdes (fig. 409, /) sont en général assez petits, à cause de la réduction de la tête. Ils sont placés sur les côtés de l'œsophage et réunis par une longue commissure dorsale. Parfois pourtant (Taret) ils sont rapprochés de la ligne médiane (Qg. 408 A).
Les ganglions pédieux, éloignés des cérébroïdes, toujours rapprochés l'un de l'autre, sont généralement plongés au milieu des tissus du pied (fig. i09, //). Ce n'est que rarement {Pecien) et lorsque le pied se rapproche de l'œsophage, qu'ils se rapprochent des ganglions cérébroïdes (fig. 408 G). Ils manquent dans l'Huître, où le pied fait défaut, mais le collier pédieux existe toujours.
Les ganglions viscéraux sont aussi soudés en une masse (fig. 409, ///) placée au bord inférieur du muscle postérieur, toujours très loin des ganglions cérébi^oïdes. D'autres ganglions accessoires peuvent apparaître, notamment à la base des branchies et des siphons, lorsque ces derniers présentent un fort développement. Mais ce sont des ganglions surnuméraires, et sortant du cadre général.
Système nerveux des Céphalopodes (1). — Le système nerveux des Céphalopodes est remarquable par la concentration autour de la tête et par le développement considérable des parties du système nerveux central (fig. 410). Elles forment une masse enfermée dans une capsule cartilagineuse protectrice, incomplète chez les Tétrabranchiaux ; les ganglions ne s'y distinguent que sous forme de renflements séparés par des sillons. On peut distinguer ainsi plusieurs parties : la partie située au-dessus de l'œsophage (C) correspond évidemment aux ganglions cérébroïdes des autres Mollusques. La partie sous-œsophagienne est divisée par deux sillons en trois parties : la plus antérieure {P) innerve les bras {g. brachial); la portion moyenne [P') innerve l'entonnoir ; la postérieure, le manteau et les viscères ( F). Leshomologies sont faciles à définir : la portion postérieure représente les ganglions viscéraux ; la portion moyenne les ganglions pédieux; les ganglions brachiaux sont des ganglions pro-péclieux résultant de l'individuaUsation d'une partie des ganglions pédieux. Ce phénomène est dû au développement pris par les bras, qui sont de nature pédieuse. On trouve un phénomène analogue chez la Nalice, où un lobe du pied recouvre la tète ; l'individualisation n'existe pas d'ailleurs chez le Nautile, elle est très faible chez les Octopodes; elle n'est bien nette que chez les Décapodes, et même seulement à l'état adulte. Latéralement, chaque ganglion cérébroïde est en
(I) CiiÉnoN, A. S. N. 5" .'iurie, t. V, I86G.
Fig. 410. — Système nei'veux de Sepia officinalis. — G, portion sus-œsophagieune de la masse nerveuse ; ce, rendement cérébral; 0, ganglion optique; OE, orifice servant de passage à l'œsophage; V, portion viscérale de la masse nerveuse; o, otolithe;nu, nerfs viscéraux; F, ganglions fusiformes ; E, ganglions étoiles ; Br, ganglions branchiaux ; iip, nerfs pédieux ; G, leurs ganglions rénuis par une commissure circulaire; nt, nerfs des bras tentaculaires ; ph, ganglions pharyngiens ; sph, ganglions buccaux.
B, le même vu de profil ; oe, œsophage ; ao, aorte ; P, ganglions pédieux ; P' ganglions en patte d'oie; B, g. buccaux; st, stomato-gastrique ; le reste comme ci-dessus (Cuékon).
espace libre ménagé entre les trois ganglions représente le triangle latéral.