ORGANES DE L'OUÏE
auditif qui arrive à l'otocysle. Elles se cantonnent principalement sur la paroi opposée à celle où pénètre le nerf; elles y forment parfois un bourrelet saillant, qu'on appelle \ù. tache audiHve. Mais cette formation n'existe que dans les types h locomotion rapide, les Céphalopodes, les Hétéropodes, etc. A l'intérieur de la vésicule, qui est remplie de liquide, se trouve une ou plusieurs otolithes, qui, vibrant sous l'influence des sons extérieurs, viennent frapper les soies et impressionnent les cellules nerveuses.
Les otocystes, en général au nombre de deux, sont presque toujours placés dans le voisinage des ganglions pédieux. Dans les
Fig. 417. — Otocystes des Gastéropodes. — A, U7iio : a, nerf auditif; b, tunique conjonctive de l'otocyste ; c, cellules auditives ; d, otolithe (Leydig). — B, Clnusilianigricans: na, nerf auditif; E, cellules auditives. Au centre, les otoconies elliptiques (Lacaze-Dutuiers).
Gastéropodes par exemple (1), c'est la position qu'ils occupent chez les Murex, les Natices, les Paludines, les Cyclostomes, etc. Ils peuvent même être attachés à ces ganglions comme c'est le cas des Pulmonés, des Néritines, des Patelles, du Dentale, etc. Mais le nerf acoustique ne fait que traverser le ganglion pédieux; en réalité, il prend son origine dans le ganglion cérébroïde. Chez un certain nombre de Gastéropodes, les Hétéropodes par
exemple, et les Nudibranches, ils sont placés dans le voisinage
du cerveau, et reliés directement h ce dernier. Les otocystes des Lamellibranches sont aussi innervés par
les ganglions cérébroïdes, même dans les genres où ils sont
accolés aux ganglions pédieux.
(I) De Lacaze-Dutuiers, A. Z. E., t. I, 1872.
Les otocystes des Céphalopodes reçoivent aussi leurs nerfs en apparence du ganglion pédieux, mais en réaiilé du cerveau. Ils sont logés dans des capsules creusées dans l'épaisseur du cartilage céphalique.
Constamment, l'otocyste est produit par une invagination de 1 epiderme, qui se transforme peu à peu en vésicule close.
Chez les Lamellibranches archaïques, l'otocyste reste ouvert à 1 extérieur (%. 418, M), Chez les Céphalopodes et quelques autres types, cette communication persiste longtemps sous forme d un fin canal. Dans la suite du développement, ces canaux disparaissent sauf une portion qui subsistent sous forme de diverli-
ment. La partie teintée représente le pied. - 1, nerfs des palnes- IfZSlrl ^ff^^^^î; 3, ganglion palléal; 4, connectif palléo péSx ml r.ônf,^ ^.^^^glion pédieux; 8 ganglion viscé:
Soenil n Sj^^SHons viscéraux; 10, nerf de forgaue de
u in ' l' '^^T'"'"' ^'«"^ale; >2, otocyste ; 13, canal otocfstique; P;™!^; ' ' '^érébro-pédieux; 16. nerf palléal antérieu;
cule de l'otocyste (?-ecmws ves/iôw/^) ; leurs extrémités se rapprochent sur la ligne médiane et finissent par se toucher.
A l'intérieur de l'otocyste, se trouvent soit des grains de sable, dans le cas des otocystes ouverts, soit une seule (otolithe) ou plusieurs {otoco7ïies) concrétions calcaires (Pelseneer). On a voulu les employer dans la systématique, mais leur importance à ce point de vue a été fort exagérée.