OISEAUX ET MAMMIFÈRES
droit; la sous-clavière gauche part isolément, d'un point voisin.
Enfin il importe de citer le tronc cœliaque destiné aux viscères abdominaux. II part généralement de l'aorle commune, sauf chez les Tortues, où il part encore de l'aorte droite.
D. Oiseaux et Mammifères. — Dans ces deux classes, la régularisation de l'appareil circulatoire est complète; la séparation des deux oreillettes et des deux ventricules est accomplie ; le cœur gauche est tout entier occupé par du sang artériel, le cœur droit par du sang veineux.
11 n'y a en aucun point mélange des deux sangs. Le cœur des Vertébrés à sang chaud se déduit tout naturellement de celui des Sauriens et des Ghéloniens, par la transformation de la saillie musculaire en un septum complet; les deux crosses aortiques de ces Reptiles existent dans l'embryon ; mais leurs orifices se confondent et elles naissent par un tronc commun qui prend naissance daus le ventricule gauche; l'artère pulmonaire prend au contraire naissance
dans le ventricule droit. Fig. 684. — Cœur de la Poule: a,
Les deux crosses ne persistent d'ailleurs pas l'une et l'autre ; la crosse droite s'atrophie chez les Mammifères, tandis que c'est la crosse gauche chez les Oiseaux ; leur extrémité proximale persiste seule, ainsi que la sous-clavière à laquelle chacune donnait naissance. Aussi doit-on décrire simplement chez les Mammifères une aorte gauche unique, chez les Oiseaux au contraire une aorte droite. Les figures 583, G et D, indiquent les transformations subies par les arcs aortiques dans ces deux classes.
Dans les deux classes, mais surtout chez les Oiseaux, le ventricule gauche, qui doit envoyer le sang^dans tout le corps, doit avoir une plus grande force que l'autre. Aussi ses parois ont-elles une bien plus forte épaisseur. Sa cavité même est plus vaste. Chez les Oiseaux, elle occupe l'axe du cœur, et le ventricule
oreillette droite ; b, veine cave inférieure; c, veine cave supérieure droite; (/, veine cave supérieure gauche; e, veine porte, à l'extrémité de laquelle est un lambeau du foie; f, ventricule droit; g, h, artères pulmonaires ; i, oreillette gauche; k, ventricule gauche; /, aorte ; mn, troncs brachio-céphalif(ues.
droit est disposé autour, de façon que sur une coupe transversale du cœur, sa section forme un croissant à droite du ventricule gauche.
Les orifices auriculo-ventriculaires sont munis d'un certain nombre de valves qui empêchent le sang de refluer du ventricule vers Toreillette. On peut les décrire comme des lames membraneuses attachées au bord de l'oriflce auriculo-ventriculaire et flottant librement dans le ventricule. Sur leurs faces externes, s'implantent des cordons tendineux qui les attachent aux parois du ventricule.
Ces valvules sont, comme le montre leur origine, des dépendances de la paroi du ventricule.
Au début, en effet, la paroi du ventricule u'est pas constituée par une masse compacte, mais par un réseau de travées musculaires dont les mailles communiquent avec la cavité veutriculaire. Dans la suite, le volume de cette masse trabéculaire augmente, sans que la cavité proprement dite s'élargisse. Enfin, la portion externe du réseau se transforme en une masse compacte, qui constitue la paroi définitive; sa portion intérieure se résorbe au contraire partiellement, les trabécules musculaires deviennent tendineuses et s'amincissent ou se résorbent; de sorte qu'il se constitue à cette place une cavité parcourue d'un nombre restreint de cordes tendineuses. C'est la cavité définitive du ventricule. Enfin la portion interne du réseau musculaire primitif devient une membrane continue, qui constitue les valves de la valvule auriculo-ventriculaire.
L'espace compris entre ces valves est la cavité veutriculaire primitive.
Les artères qui partent de la ci'osse de l'aorte, c'est-à-dire les carotides et les sous-clavières, sont le résultat de la transformation des arcs aortiques, comme le montrent les figures o83 C et D. Mais les connexions des artères à leur état définitif chez l'adulte varient d'une espèce à l'autre et parfois même dans les divers individus. Tantôt elles partent isolément, tantôt celles d'un même côté forment à l'origine un tronc commun, le tronc brachio-céphalique.
En désignant respectivement par 1, % 3, 4, la sous-clavière gauche, la carotide gauche, la carotide droite, la sous-clavière droite, et en unissant par le signe -j- les vaisseaux qui ont une origine commune, on peut établir des formules dans le genre des suivantes, qu'il ne faut considérer que comme approchées, puisqu'il existe même des variations individuelles :