‹ Eléments d'anatomie et de physiologie génitale et obstétricale; précédes de la description sommaire du corps humain a l'usage des sages-femmesChapitre 124 sur 166 · CIRCULATION VEINEUSE · texte numérisé non relu

CIRCULATION VEINEUSE

est tout à fait remarquable. Ces différentes branches artérielles s'anastomosent fréquemment entre elles; les capillaires auxquels elles donnent naissance entourent les glandes de 1 utérus comme un filet.

Artères utéro-ovariennes. Leurs filexuosités. — Les artères utéro-ovariennes naissent des parties latérales de l'aorte un peu au-dessous des artères rénales; après avoir croisé le muscle psoas, elles pénètrent dans les ligaments larges, puis passent au-dessous de l'ovaire pour venir s'appliquer aux parties latérales de l'utérus et s'anastomoser avec l'utérine. De cette disposition résulte une grande courbe dont la concavité se dirige en haut et en dedans. De cette concavité naissent les rameaux qu'elles fournissent à l'ovaire, à la trompe, à l'utérus. Les rameaux ovariens, remarquables par leurs flexuosités, pénètrent dans cet organe par le hile de l'ovaire. Ceux de la trompe sont plus grêles; il en est un cependant — artère de la trompe — assez important. Les plus nombreux sont ceux qui se rendent à l'utérus, s'anastomosant avec les rameaux de l'utérine.

Artères du vagin. — Les artères du vagin sont fournies par une branche de l'hypogastrique, la vaginale; mais le vagin reçoit aussi nombre de rameaux venus d'artères des organes voisins, utérines, vésicales, honteuse interne.

La vulve présente un cercle artériel assez important formé surtout de rameaux de la honteuse interne.

Circulation veineuse. — Les vaisseaux veineux forment sur les côtés du vagin, des plexus abondants, plexus vaginaux, qui communément, en bas, avec les veines hémorroïdales, et, en haut, avec un plexus veineux, contenu dans les ligaments larges qui reçoit les veines de l'utérus et de ses annexes, jjlexus ut éro-ov arien.

Les veines de ce plexus peuvent être divisées en trois groupes (1).

1(' Les veines internes ou utérines sont les plus volumineuses. Au nombre de deux, elles sont placées sur un plan

1 Devalz, Th. Paris, 1853. Du varicocele externe.

horizontal, de dedans en dehors. Elles naissent, à l'extrémité interne du ligament large, d'une branche utérine qui côtoie les bords de cet organe après avoir reçu les veines des faces antérieure et postérieure de l'utérus et du vagin. Cette veine utérine, qui s'est bifurquée, en s'éloignant de l'utérus en branche antérieure et en branche postérieure, s'unifie de nouveau en un seul tronc. (Premier groupe.)

2° A la branche antérieure se rendent les veines du ligament rond souvent variqueuses chez les femmes qui ont eu plusieurs enfants, et les veines de la trompe au nombre de huit ou dix. (Deuxième groupe.)

3° A la brandie "postérieure, d'un volume égal, viennent s'aboucher des veines ovariques qui, au nombre de quinze ou vingt, naissent du hile de l'ovaire, passent dans l'interstice des artères, et forment par leur entre-croisement une saillie comparable à une torsade d'épaulette, nommée plexus pampini forme. (Troisième groupe.)

Enfin, la branche antérieure se réunit à la branche postérieure, à 1 ou 2 centimètres en dehors de l'ovaire, etforme la veine utéro-ovarienne qui, à gauche, se jette dans la veine rénale et, à droite, directement dans la veine cave.

Ce plexus utéro-ovarien ne présente que de rares valvules. Les veines de l'utérus adhèrent au tissu propre de l'organe. Pendant la gestation, elles se transforment en véritables sinus, sinus utérins.

Vaisseaux lymphatiques. — Les vaisseaux lymphatiques ont été récemment bien étudiés par Poirier (1).

Les lymphatiques du vagin ont pour origine deux plexus: l'un, muqueux, réseau muqueux, et l'autre, musculaire, réseau musculaire, lesquels réseaux aboutissent à trois groupes de troncs lymphatiques. Un premier groupe, groupe inférieur, se rend par deux ou trois troncs dans les ganglions lymphatiques du pli de l'aine parallèles à l'arcade de Fallope. Un deuxième groupe, ou groupe moyen, est composé de deux troncs, qui suivent l'artère vaginale et se dirigent vers les côtés du rectum où ils aboutissent au

(1) P. Poirier, Progrès médical, décembre 1889.

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