NEZ. — TYPES DE PROFIL
deur, sa largeur, l’acuité de l’angle que ses deux faces forment entre elles. Elle est quelquefois effacée par deux procédés différents: dans l’un son fond s’avance, en sorte que la ligne du front semble se continuer avec le dos du nez. Jamais cependant la ligne n’est absolument droite comme dans le type réputé beau des artistes grecs. On ne s’explique pas l’idée que ceux-ci ont eue en choisissant cette ligne de convention qu’on ne rencontre actuellement ni en Grèce ni en Italie. Nous y sommes habitués dans les figures artistiques, on trouve que c’est noble, mais dans la nature il nous laisse une impression qui n’a rien de favorable à la personne qui en est affectée.
Le dos, ou mieux le profil du nez, forme une ligne plus ou moins inclinée en avant, qui est convexe, droite, ou concave dans son ensemble, busquée, c’est-à-dire saillante à la rencontre des os propres et des cartilages
Fig. 29. — Sous-cloison nasale et narines chez l’Européen.
Fig. 30. — 1,1, bord inférieur du cartilage de la cloison; 3, branche interne; 4, branche externe du cartilage de l’aile ; 2, bout du nez où se réunissent les branches.
supérieurs, ondulée ou sinueuse, c’est-à-dire présentant une première dépression là où tout à l’heure elle était busquée, et une seconde à la rencontre des cartilages latéraux et de ceux des ailes. Cette dernière forme répond à ce qu’on a appelé le nez de satyre et rappelle celui de François Ier.
Le nez à dos convexe porte en général le nom d’aquilin et présente de nombreuses variétés. Dans une première, le dos du nez est très proéminent et étroit, il décrit une vaste courbe qui aboutit à la pointe même qu’elle abaisse au-dessous du plan des narines; en même temps le lobule se détache nettement des ailes qui généralement sont minces et détachées. C’est le nez en bec de corbeau, de polichinelle, d’aigle (d’où son nom), le nez crochu, le type sémite principal. Dans la seconde variété l’arête du dos n’est plus tranchante, elle est comme empâtée, la courbe est courte et revient sur elle-même à la pointe, comme si celle-ci eût été écrasée ; toute la base est lourde, les ailes se confondant en une masse avec le milieu. C’est le type sémite grossier.